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Fiche livre | | |
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 | Ma chambre au Triangle d'or De Pierre-Louis Basse Editeur : Stock Parution le : 27 Septembre 2006
Après Ma Ligne 13 et Ça va mal finir, Pierre-Louis Basse publie Ma chambre au Triangle d'or, dernier volet d'une trilogie sociale croisant la fiction et le reportage.
Cette fois, le narrateur, victime d'un cambriolage, décide brutalement de quitter sa banlieue - quartier déshérité, voitures qui flambent - pour rejoindre le luxe absolu du VIIIe arrondissement parisien ; sous les toits, au coeur d'un monde presque virtuel, le narrateur renoue avec ces rencontres de hasard et d'amitié : Dragan, le garde du corps nomade attaché aux grandes familles saoudiennes, Amélia, la standardiste du George V qui combat la précarité, Eddy, flambeur ivoirien, dealer mystérieux, Édouard, le voiturier qui vit à Sarcelles et n'en revient pas de tout cet argent ; et puis la solitude, terrible, de ces vieilles femmes transformées par la chirurgie et qui tournent, dans ces trois rues, à la recherche d'un passé perdu?
Au bras de son amour, Line, insouciante et libre, le narrateur fait l'apprentissage d'un pays où s'achètent des blousons en croco à 56 000 euros ; où il fait bon vivre dans des appartements de plus de 500 mètres carrés. Au bout du voyage, le narrateur ne parviendra pas à se consoler d'avoir abandonné les siens... | Littérature
Commentaires Amazon| 2007-01-26 | Note : 2/5 | Quelques détails savoureux dans un long blabla Intéressant, comme sujet, l'histoire de ce journaliste radio, résidant en banlieue nord, qui décide d'aller goûter au luxe entre l'avenue George-V et l'avenue Montaigne. Son monologue fait des va-et-vient entre les choses vues et les gens rencontrés dans son "ancien" monde et l'observation des modes de vie des riches dans la France des émeutes, des banlieues et de la coupe du monde. Ca pourrait être bien... Mais le défaut qui handicapait déjà son premier roman, Ma ligne 13 (je n'ai pas lu le second roman), gâche ici tout le plaisir. Sauts du coq à l'âne, considérations fumeuses, pronostics catastrophistes sans logique, style néo-célinien trop fréquent chez nos prétendus auteurs... On reste dans une vision binaire de la réalité, celle-là même dont on rêverait de sortir, et qui n'apporte rien : il y a les riches et les pauvres, les Blancs et les Autres, les Bons et les Mauvais. Pas de vraie histoire, pas de vrais personnages, juste une longue litanie qui finit sur un constat people vraiment très intéressant : l'auteur connaîtrait personnellement le grand Zidane ! On est ravi pour lui.
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