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  Fiche livre


Perla
De Frédéric Brun
Editeur : Stock
Parution le : 1 Mars 2007

" Qu'y a-t-il donc encore à savoir ? Je me demande pourquoi j'ai tant besoin de plonger dans son histoire. J'ai l'impression, grâce à l'écriture, de reconstruire un pont entre elle et moi. Pourtant, qu'est-ce que je connais réellement d'elle ? Perla demeure pour moi un mystère. Elle ne m'a jamais vraiment connu non plus. Nous n'avons pas assez profité l'un de l'autre, il y a eu trop de barbelés entre nous. Je me rends au Mémorial de la Shoah, à quelques pas de la chambre de service où elle habitait. Je cherche son nom. Il est bien inscrit sur la pierre. Je trouve une Perla. Je me suis trompé de mur. Ce n'est pas elle. Il y en avait eu une autre ! Qu'est-elle devenue ? A-t-elle survécu ? J'ai le cœur qui bat plus vite. Combien de Perla sont gravées sur ce marbre ? "


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2007-08-15Note : 4/5
Les mots du silence
Perla, un prénom bijou dont ce livre est l'écrin d'un vibrant amour, celui de l'auteur pour sa mère disparue. Celui du fils d'une déportée, rescapée du camp d'Auschwitz.
Perla survivra à l'horreur de la déportation, mais en restera à vie l'âme percluse de douleur, murée dans un silence assourdissant. Et l'auteur de ne pouvoir continuer à avancer dans la vie avec toutes ces lacunes sur ce qu'a vécu sa mère, toutes ces inconnues qui hantent son passé.
L'âme en lambeaux au lendemain de son décès, à un moment où il s'apprête lui-même à transmettre le flambeau de la vie en devenant père, Frédéric Brun essaye du bout de sa plume de reconstituer le puzzle dont sa mère ne lui a livré aucun fragment, sujette à un mélange de honte, de pudeur et de souffrance : « Dans sa dépression, Perla renonçait à la vie, c'était sa manière à elle d'extérioriser son incompréhension du monde. (...), incapable d'exposer autrement ce qu'elle avait vécu, d'en parler simplement ou d'en faire un roman. La dépression est tellement plus claire que tous les discours. » Besoin pour ce fils endeuillé de comprendre, de savoir, de pouvoir habiller ses maux de mots. Quête éperdue de sens, de connaissance, à travers photos, documents, lectures, pèlerinage sur les lieux de l'horreur. Un questionnement qui dépasse le seul sort de sa mère et l'amène à chercher des réponses à ce paradoxe que représente l'Allemagne, terre à deux visages : comment la barbarie avec ses camps et ses barbelés peut-elle côtoyer le raffinement extrême du romantisme allemand incarné notamment par les poètes idéalistes Hölderlin et Novalis ? Comment une même terre peut-elle enfanter d'anges et de démons ?
Avec magnificence, délicatesse, sincérité, mêlant texte et photographies, Frédéric Brun nous livre un hommage d'une déchirante beauté, lumineux, prolongeant sa présence auprès de sa mère en lui prêtant vie sous sa plume, avec cette conclusion si belle et gorgée d'espoir : « Une mère, en fait, cela ne meurt jamais. »
Jetez-vous sur ce livre ! Un pur cristal d'émotion.


2007-04-19Note : 4/5
Émouvant hommage !
C'est le récit d'un fils effondré par la mort de sa mère, une femme qu'il a très peu connue. Il aurait pourtant aimé la connaître davantage, mais Perla ne lui a jamais parlé de sa déportation. À travers l'écriture, il cherche à reconstituer les pièces d'un puzzle qu'elle n'a jamais voulu rassembler devant lui.

Perla est née à Olkusz, près de Cracovie, en Pologne. Elle émigra à Paris et se retrouva dans le quartier juif du Marais. Lorsqu'elle fut emmenée le 31 juillet 1944 par le dernier convoi à Oswiecim, elle ne fit que revenir dans son pays d'origine. Dans ce village renommé Auschwitz, la campagne de sa contrée natale, elle fut considérée comme une étrangère. « À peine arrivée, elle se présenta devant cet homme nommé Mengele. Ce médecin élégant décidait en un instant du destin de milliers de gens. Il lui suffisait de tendre sa main dans une direction. À droite, c'était le four crématoire, à gauche, le droit de vivre, l'espoir. »

Le destin a voulu qu'elle survive. Mais Perla en revint changée, elle ne trouvait pas les mots pour exprimer ce qui la tourmentait. « Pourquoi chercher à comprendre l'incompréhensible ? Auschwitz n'est définissable ni en mots, ni en images, ni en sons. » Pétrie de crises d'angoisse, son agonie a continué pendant de nombreuses années. « Elle semblait souvent ailleurs, loin des siens, isolée dans un monde incompréhensible ». Murée dans le silence, elle finit par mourir, le visage enfin apaisé.

C'est un récit bouleversant, parsemé de photos qui révèlent les deux visages de l'Allemagne, un pays écartelé entre la barbarie et le raffinement, celles des camps d'Auschwitz et celles de l'Allemagne romantique avec des tableaux et portraits de peintres et poètes.

Frédéric Brun parle de sa mère avec douceur et sincérité. C'est un bel hommage qu'il lui rend. Toutes les choses qu'il n'a pas su lui dire il les exprime dans ce petit livre
« J'ai l'impression que l'âme de ma mère est en moi et que, si je commence ce livre, c'est par peur qu'elle ne s'en aille définitivement ». L'écriture sauve les souvenirs de l'oubli et aide à mieux comprendre un passé douloureux, c'est une manière de rester un peu plus longtemps avec les gens qu'on aime. A lire sans hésiter !

2007-03-23Note : 4/5
Le silence de Perla
Frédéric Brun est un fils qui a perdu sa mère, Perla, rescapée du camp d'Auschwitz, déportée en juillet 44. Elle est rentrée au pays, dévorée et marquée à jamais, pourtant elle a tenu son secret enfermé au plus profond de ses entrailles.
De ses mois de déportation, Perla n'en a jamais parlé. A son fils unique qui n'a pas su poser les bonnes questions à temps, elle a tenu ce visage ravagé par les souvenirs, la douleur et le sourire qu'on s'efforce de donner. Mais l'illusion était bel et bien morte.
Frédéric Brun se sent seul, triste et malheureux. En commençant ce récit, c'est pour lui "un livre de pensées". Ce n'est rien d'autre que ça : un constat frustrant de n'avoir rien su du passé de sa mère, une recherche désespérée à puiser ses sources dans tous les livres qui traitent de la Shoah, un espoir de voir grandir son fils Julien pour lui offrir le choix de vivre sa vie sans se retourner, et c'est l'amertume d'être face à deux Allemagne, "celle des camps et des barbelés contraste avec celle des plaines embrumées, des couchers de soleil orangés, des poètes idéalistes, Novalis, Hölderlin, qui ont attrapé l'âme du monde. Pourquoi suis-je si fasciné par ce pays écartelé entre le lied et la voix sèche, le raffinement et la barbarie ? Je m'étonne de vouloir trouver en lui ma littérature préférée et les traces d'un passé qui ont brisé Perla."
Ce texte est bouleversant, totalement sobre et écrit avec une sensibilité déchirante. Il y a malgré tout une lueur d'espoir derrière "ces pages de larmes", car "Une mère, en fait, cela ne meurt jamais". J'ai été profondément émue par ce livre, pas au point de verser des larmes, c'est un bel hommage d'un fils à la figure maternelle, un devoir de mémoire qui n'a pas su être accompli en remplissant tous les trous, mais c'est justement cette humilité qui rend "Perla" éloquent et essentiel. Lisez ce livre !

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