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Ce grand cadavre à la renverse
De Bernard-Henri Lévy
Editeur : Grasset
Parution le : 3 Octobre 2007

Le point de départ de ce livre est, en janvier dernier, une conversation de Bernard-Henri Lévy avec celui qui ne va pas tarder à être élu Président de la République et qui, pour l'heure, sollicite son soutien : Nicolas Sarkozy. L'auteur quitte son interlocuteur (dont il brosse, au passage, et en écrivain, un portrait vif et passionnant) avec la double conviction : primo, qu'il n'est pas question, pour lui, de prendre le chemin que prennent, au même moment, certains de ses amis et qu'il votera donc une fois encore, comme il l'a fait toute sa vie, pour ce qu'il est convenu d'appeler la gauche ; mais, secundo, qu'il est difficile de donner tout à fait tort à ce que lui dit le futur Président de l'état d'archaïsme, de décomposition politique et morale, voire d'indigence idéologique, dans lequel se trouve sa famille politique. Quel sens y a-t-il, aujourd'hui, à se réclamer de cette gauche dont Sartre disait déjà, il y a presque cinquante ans, dans sa préface à Aden-Arabie de Paul Nizan, qu'elle était « un grand cadavre à la renverse où les vers se sont mis » ? C'est la première question que pose donc ce livre et à laquelle il répond sur le double registre du récit personnel et de la réflexion théorique. De quoi le progressisme contemporain est-il malade et quels sont les symptômes, les figures, les causes, de cette maladie ? C'est la seconde question qu'il soulève, plus complexe, et qui le conduit à des développements sur, pêle-mêle, l'anti-américanisme, les mythes de l'empire, la question de l'Islam, le retour de l'antidreyfusisme, les illusions de l'anti-libéralisme ou le parfum munichois qui rôde autour de nombre de discussions sur la guerre et sur la paix. A cette seconde question, qui occupe la plus grande partie de l'ouvrage, il répond par une thèse simple, mais paradoxale, et qui fera débat : la gauche, en France et dans le monde, a eu à faire face, au XXème siècle, à une première tentation totalitaire qui tournait autour de l'idée communiste et dont elle est, pour l'essentiel, revenue ; elle connaît aujourd'hui, en ce début du XXIème siècle, une seconde tentation totalitaire qui grandit à la place de la précédente, sur les décombres qu'elle a laissés, et dont le trait le plus singulier est qu'elle puise son inspiration dans une thématique venue plutôt de la droite, quand ce n'est pas de l'extrême-droite, ou du logiciel de ce que l'auteur appela, naguère, « l'Idéologie française ». Pour la gauche, donc, mais à condition de la refonder. Pour la refondation, donc, mais à condition d'en reconnaître, par delà les batailles de clocher, les enjeux véritables et planétaires. Trente ans après La Barbarie à visage humain et L'idéologie française, Bernard-Henri lévy persiste dans son combat de toujours : celui de la liberté de l'esprit contre toutes les variétés de l'obscurantisme.


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2008-10-10Note : 1/5
Malhonnêteté intellectuelle
L'imposteur et menteur BHL nous sert des plats de plus en plus mauséabonds. Le thème en vogue est celui du nazisme. Quelle belle affaire ! Respectueux de La rose blanche, je ne qualifierai jamais la barbarie nazie de pensée. Donc exit le "nazisme" !

Qu'est-ce que BHL nous apprend ? Qu'Emmanuel Mounier, penseur chrétien, père de l'existentialisme chrétien, engagé dans le Mouvement de Résistance "Combat", est l'un des maîtres à penser des néo-nazis !!!

Je cite la critique de Serge Halimi dans "le Monde diplomatique" de novembre 2007 :

« Cette idée [attribuée à Mounier et à Domenach] que le vrai danger n'est pas l'URSS mais l'Amérique, le communisme mais l'américanisme, on la retrouvera chez les idéologues de la nouvelle droite des années 1980. Puis, dans toutes les sectes néonazies, déjà évoquées, du type Nouvelle Résistance. Puis, enfin, au Front national » (p. 262)

Je continue :

"Harold Pinter, Noam Chomsky (et, à nouveau, Bourdieu) : « On croit écouter Pinter, Chomsky, Bourdieu, ou un néotrotskiste. Mais non. Ce souffle, ce style policier, cette obsession des manipulations (...), cela nous ramène tout de même, je le crains, aux délires de la police tsariste fabriquant son fameux faux censé prouver la domination du monde par les juifs. » (p. 287)"

Allons-y : vous êtes anti-néo-libéral, donc nazi :

"Etienne Balibar, Daniel Bensaïd, Pierre Bourdieu, Jacques Derrida, jugés responsables de « la redécouverte affirmée, et même claironnée, (...) d'un théoricien que son antilibéralisme a conduit au pire, c'est-à-dire au nazisme : Carl Schmitt. (...) Un Carl Schmitt qui nous est carrément présenté comme le sauveur d'une gauche à la dérive ne sachant plus à quel saint ni, en l'espèce, à quel diable se vouer ». (p. 203-209)"

L'alignement de propos injurieux, malfaisants, puants, malhonnêtes, mensongers devient la marque de fabrique incontestable de BHL.

En conclusion de sa critique, Serge Halimi s'exprime avec justesse :

"Mais, plutôt que de lui faire observer quoi que ce soit, mieux vaut peut-être le renvoyer à ses propres écrits :

« Parfois, les bras vous en tombent, la lassitude vous vient, ou le dégoût - à quoi bon ? jusqu'à quand ? peut-on faire entendre raison à qui ne veut, de toute façon, rien entendre? » (p. 322)

En effet.

J'invite le lecteur à lire, pour qui veut comprendre l'Horreur nazie, ma listmania d'une part, et pour qui veut saisir la personnalité de BHL, l'excellent ouvrage Une imposture française.


2008-09-29Note : 1/5
Malhonnêteté intellectuelle
L'imposteur et menteur BHL nous sert des plats de plus en plus mauséabonds. Le thème en vogue est celui du nazisme. Quelle belle affaire ! Respectueux de La rose blanche, je ne qualifierai jamais la barbarie nazie de pensée. Donc exit le "nazisme" !

Qu'est-ce que BHL nous apprend ? Qu'Emmanuel Mounier, penseur chrétien, père de l'existentialisme chrétien, engagé dans le Mouvement de Résistance "Combat", est l'un des maîtres à penser des néo-nazis !!!

Je cite la critique de Serge Halimi dans "le Monde diplomatique" de novembre 2007 :

"« Cette idée [attribuée à Mounier et à Domenach] que le vrai danger n'est pas l'URSS mais l'Amérique, le communisme mais l'américanisme, on la retrouvera chez les idéologues de la nouvelle droite des années 1980. Puis, dans toutes les sectes néonazies, déjà évoquées, du type Nouvelle Résistance. Puis, enfin, au Front national » (p. 262)

Je continue :

"Harold Pinter, Noam Chomsky (et, à nouveau, Bourdieu) : « On croit écouter Pinter, Chomsky, Bourdieu, ou un néotrotskiste. Mais non. Ce souffle, ce style policier, cette obsession des manipulations (...), cela nous ramène tout de même, je le crains, aux délires de la police tsariste fabriquant son fameux faux censé prouver la domination du monde par les juifs. » (p. 287)"

Allons-y : vous êtes anti-néo-libéral, donc nazi :

"Etienne Balibar, Daniel Bensaïd, Pierre Bourdieu, Jacques Derrida, jugés responsables de « la redécouverte affirmée, et même claironnée, (...) d'un théoricien que son antilibéralisme a conduit au pire, c'est-à-dire au nazisme : Carl Schmitt. (...) Un Carl Schmitt qui nous est carrément présenté comme le sauveur d'une gauche à la dérive ne sachant plus à quel saint ni, en l'espèce, à quel diable se vouer ». (p. 203-209)"

L'alignement de propos injurieux, malfaisants, puants, malhonnêtes, mensongers devient la marque de fabrique incontestable de BHL.

En conclusion de sa critique, Serge Halimi s'exprime avec justesse :

"Mais, plutôt que de lui faire observer quoi que ce soit, mieux vaut peut-être le renvoyer à ses propres écrits :

« Parfois, les bras vous en tombent, la lassitude vous vient, ou le dégoût - à quoi bon ? jusqu'à quand ? peut-on faire entendre raison à qui ne veut, de toute façon, rien entendre? » (p. 322)

En effet."

J'invite le lecteur à lire, pour qui veut comprendre l'Horreur nazie, ma listmania d'une part, et pour qui veut saisir la personnalité de BHL, l'excellent ouvrage Une imposture française.


2008-03-20Note : 1/5
Livre lamentable!
Cet ouvrage mérite 0 étoiles!
Livre imprégné de la haine!
BHL ne fît jamais pris au sérieux par les universitaires et les enseignants de philosophie, mais il a acquis une célébrité grâce aux médias qui diffusait sa « nouvelle » version « philosophique » .
Dans sa dernière livre BHL prétend donner des leçons à la gauche (cadavre) afin de la réanimer. Il voudrait infuser le cadavre de ses "bonnes idées" afin de la protéger de tous les adeptes de "mauvaises idées" qui mèneraient la gauche, selon BHL, vers un nouveau « totalitarisme ».
Grotesque, autant plus que, pour Henry Lévy, ce nouveau totalitarisme égal antiaméricanisme! Contre « menace totalitaire », écrivan réhabilite les États-unis en tant qu'indispensable sauveur de la démocratie et défendeur des droits de l'homme.





2008-02-08Note : 3/5
Du BHL dans le texte
C'est écrit dans le plus pur style BHL, pompeux, prétentieux, égocentrique, m'as-tu-vu: voir notamment quand il se passe lui-même la brosse à reluire en narrant par le menu ce morceau de bravoure qui a consisté pour lui à résister au charme de Sarkosy.

BHL a été évidemment de tous les combats intellectuels, politiques, au centre de toutes les intrigues germanopratines; de tous les combats humanitaires également (domaine dans lequel, il faut lui reconnaître cela, il n'a pas ménagé sa peine)

BHL n'aime pas la "gôche de la gôche" et il la charge parfois avec trop d'excès, même si sa dénonciation de l'alliance objective rouge-brune qui se rejoint dans un antiaméricanisme de bon ton et un antisémitisme larvé ne peut pas laisser totalement indifférente.

Il y a ce côté philosophe qui enfonce des portes ouvertes quand il s'en prend aux philosophies historicistes et rappelle leur inexorable fin totalitaire et sanglante (mais au moins a-t-il la modestie de reconnaître que La Nouvelle Philosophie n'a pas inventé cette critique, Kostler, Camus et bien d'autres l'ayant démontré quelques décennies auparavant).

Oui, il serait temps de rappeler que la gauche n'est pas qu'un fatras idéologique anticapitaliste, qu'elle est à l'origine du libéralisme politique, qu'elle doit accepter le libéralisme économique; qu'elle doit ne pas perdre de vue ses racines antitotalitaires, dreyfusardes, libertaires, laïque mais pas laïquarde. Bref, qu'elle peut exister sans Marx, sans nécessité de voir un complot américano-sioniste contre l'humanité; que la gauche doit préférer le désordre à une injustice, qu'un être humain torturé, mutilé, tué a droit à la même considération; qu'un dictateur reste un dictateur, un terroriste un terroriste. Cela n'a rien de nouveau, même si cela ne fait jamais de mal de le dire.

Si vous parvenez à ne pas vous lasser de ces banalités écrites dans un style épouvantablement grandiloquent, alors vous aurez du plaisir à lire le dernier chapitre "critique de la raison néoprogressiste", un vibrant et très convaincant plaidoyer pour l'universalité des droits de l'homme. Et ça, dans l'ambiance actuelle, c'est plutôt courageux et original de plaider la rencontre des civilisations plutôt que leur confrontation.

Au final, on voit mal comment la gauche non communiste (puisqu'il s'agit bien de cela) arrivera à rénover son logiciel. Il est certes important qu'elle se rappelle ses fondamentaux que campagne après campagne elle renie, mais BHL n'indique pas le chemin car il oublie de descendre de sa tour d'ivoire pour explorer le champ économique et social de plus près.


2008-01-17Note : 3/5
Brillant, trop brillant
Ouvrage très brillant de par la richesse et la profondeur de la reflexion de BHL. Le lecteur doit pourtant être prévenu; il ne s'agit pas d'un de ces ouvrages de ragots politiques. Ségolène et Nicolas sont évoqués au début puis la reflexion s'envole bien plus haut. Au risque parfois qu'on ne voit plus très bien le lien avec le thème initial. Utile quand même.

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