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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Les graffitis de Chambord De Olivia Elkaim Editeur : Grasset & Fasquelle Parution le : 28 Août 2008
Trois hommes. Trois époques. Trois histoires. 2006 - Trevor est banquier d'affaires. Homme sans passé ni passion, il vit dans un grand appartement à Paris. Il ne connaît pas l'amour, ne cherche pas d'amitiés. Depuis que ses parents sont morts, il est seul et pleure parfois sans aucune raison. Un matin, il reçoit une grande enveloppe qui va bouleverser sa vie. 1945 - Simon est écrivain. Il est juif. Caché pendant la guerre dans un village près de Mâcon, il gagne Paris à la Libération. Ses parents ont disparu. Il les cherchera en vain, et n'aura de cesse de fouiller son passé pour fixer leurs visages et ses rares souvenirs. 1940 - Isaac est résistant. Il a abandonné sa famille pour suivre Dora, une femme libre et énigmatique, qu'il aime passionnément et qui rend les hommes fous de désespoir. Ils font partie du réseau «Chambord». Ils partagent le quotidien de leurs frères d'armes, leurs peurs et leurs joies. Enfermés dans le château, ils errent dans les galeries, dans ses pièces froides et obscures aux murs maculés de graffitis, comme en des catacombes. Ce sont ces graffitis, dont certains datent du XVIIème siècle, qui vont mystérieusement rapprocher Isaac, Simon et Trevor. Quel est le lien souterrain, plus fort que la mort, qui unit ces trois destins ? Dans ce premier roman magistralement composé, à l'émotion contenue, les époques et les personnages s'entrecroisent habilement. Olivia Elkaim aborde avec pudeur la question de la mémoire et de l'oubli.
Olivia Elkaim a publié plusieurs nouvelles, dont Chair de femme, dans le recueil Onze femmes (J'ai lu, 2008), et un essai, Amazones ou princesses ? (Ramsay, 2006). Les graffitis de Chambord est son premier roman. | [Premier roman]
Commentaires Amazon| 2008-09-15 | Note : 4/5 | Un petit monde en sursis Hector est le petit-fils d'Isaac Rosenwicz, libraire parisien, installé dans un appartement des Feuillantines avec sa femme Miriam et leurs deux fils, Aron et Simon. Avec l'entrée en guerre, Isaac choisit de quitter sa famille pour suivre sa maîtresse, Dora, chargée d'une cargaison de tableaux d'art qu'elle va cacher à Chambord. Un réseau se crée, avec d'autres juifs résistants.
Nous sommes en 2006 et Hector vient de recevoir une enveloppe d'un vieux conservateur juif qui prétend avoir connu son père, Simon. Ce dernier avait publié neuf romans tous les six ans avant de cesser d'écrire après la mort de sa femme, Sarah. Pour Hector, son père est resté un mystère, une ombre fuyante. Il partait souvent, sans raison apparente. Le garçon restait seul avec sa mère, qui n'était pas très bavarde non plus. C'était une famille réservée et crispée par les ravages causés par le passé. Les Rosenwicz ont connu la guerre, l'amour, la perte et en ont gardé les cicatrices.
Par cette histoire, pleine de charme et de secret, Olivia Elkaim nous livre un roman-chorale sur trois générations et parle ainsi de la mémoire et de l'oubli avec pudeur et émotion, mais sans commisération ni pathos. Il y a un judicieux assortiment entre les drames personnels et la réalité historique (Chambord et ses graffitis nous rappellent que les murs parlent). C'est important car on découvre l'histoire avec ce savant dosage d'énigmes à découdre, dans une ambiance empreinte de bouleversement et un décor baroque. On ne résiste pas à tourner les pages pour soulever les dessous de ce drame familial, connaître un peu qui sont les protagonistes, leurs rôles et les incidences.
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