Recherche
Plus d'un million de livres référencés
Quiconque exerce ce métier stupide mérite tout ce qui lui arrive

Quiconque exerce ce métier stupide mérite tout ce qui lui arrive

Auteur :

Editeur : Grasset

Sélection Rue des Livres

Qui se souvient de cette folle ambition : le cinéma va changer le monde ?
Démiurges au centre de l'intrigue, un trio de meilleurs amis qui vont devenir les beaux-frères ennemis : Jean-Pierre Rassam, Claude Berri, Maurice Pialat. La sœur du premier, Anne-Marie, épouse le deuxième, dont la sœur, Arlette, vit avec le troisième. Ils ne vieilliront pas ensemble.
Autour d'eux, Christophe Donner fait tourner la ronde non autorisée des seventies : Raoul Lévy, Brigitte Bardot, Jean Yanne, Macha Méril, Jean-Louis Trintignant, Éric Rohmer, Sami Frey...
La grande histoire crève le grand écran : Mai 68 terrorisant le festival de Cannes ; Rassam et Berri à bord de la Mercedes de Truffaut allant sauver les enfants de Milos Forman dans une Prague envahie par les chars soviétiques ; l'improbable épopée de Godard dans les camps d'entraînement palestiniens.
Et puis, gueule de bois : après la grande bouffe des utopies, tous y en ont vouloir des sous !
Cinéastes grandioses, producteurs têtes brûlées, alcool à haute dose, parties de poker, de sexe et de drogue : des vies qui sont des films, des films qui mettent la vie en danger. Car on se tue beaucoup en ce temps-là, quand on joue encore vraiment sa peau avec l'art… Orson Welles peut lâcher sa malédiction ironique : « Quiconque exerce ce métier stupide mérite tout ce qui lui arrive. »

19,00 €
Vendeur : Amazon
Parution :
304 pages
ISBN : 978-2-2468-0032-3
Les avis

La presse en parle

Plongée dans les années 1970 autour de Jean-Pierre Rassam, producteur flamboyant de Forman ou Ferreri. Un style tranchant et nerveux...
Quoi de neuf, d'inédit là-dedans ? Certes rien, les livres d'histoire et les biographies sont là pour ça. C'est la façon dont Donner s'approprie cette époque et ces personnages qui est étourdissante. Car Donner, c'est une prose électrique, rapide, précise, tranchante, à fleuret résolument non moucheté. Alliée à une acuité hors du commun pour déchiffrer le potentiel scabreux, grotesque ou tragique d'une situation, d'une relation, d'un caractère. Ainsi de l'instable, l'arrogant, l'exalté Jean-Pierre Rassam, tout ensemble pur et impur, voyou éhonté et rêveur étincelant.

Nathalie Crom - Télérama


Derrière la chronique mirobolante du cinéma français des années 1970 se dessine une autre histoire. Rassam est le fils d'un riche exploitant de la manne pétrolière qui sera mystérieusement abattu après la prise d'otages des JO de Munich. Derrière l'écran, Berri fait corps avec la question juive. On ne peut pas le suivre, lui, ses marottes et ses films, sans évoquer ses parents, Hirsch et Beila Langmann. Godard, lui, veut filmer les militants de l'OLP à l'entraînement. On fait plus consensuel. Le conflit au Moyen-Orient s'invite dans le tourbillon de la vie...
C'est le caractère des protagonistes, leurs amours croisées, leurs altercations, leurs ambitions qui forment le cocktail de ce livre explosif. Les mots d'oiseaux fusent, les scènes stupéfiantes, violentes. Donner l'artificier jongle avec les ingrédients. Il a le grand mérite d'accepter la démesure de l'un, la névrose de l'autre, les accès hypocondriaques du troisième. Très vite le récit d'un temps s'efface pour que se compose une véritable tragédie antique. Ces êtres dressés les uns contre les autres, ce sont les Atrides, éternellement rivaux, sur fond de talent et de passion - parfois destructrice.

Etienne de Montety - Le Figaro


Ne pas s'ennuyer. Jamais. Ce fut la seule règle du producteur de cinéma Jean-Pierre Rassam (1941-1985). Christophe Donner semble ne l'avoir pas perdu de vue en écrivant Quiconque exerce ce métier stupide mérite tout ce qui lui arrive. Lequel, pour porter le titre le plus long de la rentrée, ne s'en lit pas moins à fond de train, avec un plaisir et un intérêt qui ne faiblissent à aucun moment. Ce «roman» - c'est écrit sur la couverture - est un (épatant) portrait de Rassam, centré sur ses relations avec deux autres figures du cinéma français, Claude Berri et Maurice Pialat. Mais c'est aussi une traversée au galop des années 1960 et 1970, une ode aux parieurs de tous poils, un livre sur une période et des personnages mythiques (Brigitte Bardot et Jean-Luc Godard font partie des seconds rôles), par lesquels l'auteur ne se laisse jamais tout à fait duper...
Lisant cet ouvrage, on ne cesse de se dire non qu'il ferait un très bon film, mais qu'il est un très bon film. Avec ses acteurs de talent, ses scènes saisissantes, ses dialogues et son montage impeccables... Oui, Quiconque exerce ce métier stupide... est un film. Et ce film, à n'en pas douter, est l'un des meilleurs romans de cette rentrée.

Raphaëlle Leyris - Le Monde


Berri, Rassam et Pialat sont les trois personnages vrais du roman faux de Christophe Donner. À moins que ce ne soit le contraire ! L'écrivain leur invente une vie ô combien romanesque faite de plein de déliés, de triomphes et de drames, de coups bas et de camaraderies, de jalousie et de respect mutuel. Un génie a déjà toutes les raisons de se sentir incompris, trahi, humilié. Mais trois génies condamnés à cohabiter cela va forcément mal tourner...
Ce triangle amicalo-amoureux est un creuset d'où peuvent sortir tous les drames et toutes les situations cocasses. Ils ne vieilliront pas ensemble... mais comment ce trio se disloquera-t-il ?

Jérôme Béglé - Le Point

Vos avis

Le romancier met en scène Rassam, Pialat et Berri, trois figures majeures du cinéma français, dans un roman rapide et net comme un coup de poing...
Christophe Donner est bien l'enfant terrible des trois nababs du cinéma français. Il importe peu que Claude Berri soit, sous sa plume, le moins aimé du trio flamboyant. L'écrivain se projette dans chacun d'eux, comme dans un labyrinthe aux miroirs déformants. Le dynamiteur Jean-Pierre Rassam (1941-1985), l'auteur Maurice Pialat (1925-2003), le bâtisseur Claude Berri (1934-2009). Christophe Donner arrive à insuffler de la vie et de la joie dans une histoire où l'on bute sur les cadavres à chaque tournant de page. Silence, on tourne ! Silence, on lit ! On est plongés dans une salle de cinéma et personne ne viendra nous tirer de là avant la fin du film.

Marie-Laure Delorme - Le Journal du Dimanche

Donnez votre avis