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Je me tuerais pour vous: et autres nouvelles inédites

Je me tuerais pour vous: et autres nouvelles inédites

Auteur :

Editeur : Grasset

Sélection Rue des Livres

Ce sont bien sûr ses cinq romans, dont le mythique Gatsby le magnifique, qui ont assuré à Francis Scott Fitzgerald une popularité inégalée à travers le monde. Mais son œuvre, représentative de la génération perdue, est aussi composée d’un nombre très important de nouvelles, ce qui a permis à Fitzgerald de compter dans la vie littéraire de la première moitié du XXe siècle aux États-Unis qui favorisait la forme courte à travers les nombreuses revues qui en assuraient la publication. Dans ce contexte, dix-neuf nouvelles inédites du grand auteur américain viennent d'être retrouvées : des textes courts qui apparaissent comme un magnifique approfondissement et prolongement de toutes les questions déjà présentes dans son œuvre. L'ambition sociale, le contraste entre riches et pauvres, la solitude des gens simples ou célèbres dans un monde menacé par la crise, l’univers du sport et celui des jeux, Hollywood et ses mœurs, mais aussi la maladie et la folie sont quelques-uns des thèmes qui émergent à la lecture des textes réunis dans le présent volume. Fitzgerald met en scène des êtres perdus, des âmes en quête d'amour ou de reconnaissance, il parle de miracles ou de misère avec une grande empathie pour ses personnages, et toujours avec ce talent inégalé pour capter une ambiance en quelques mots, installer un décor en quelques lignes, et viser toujours juste pour atteindre l'infiniment humain.

Nouvelles traduites de l'anglais (États-Unis) par Marc Amfreville

19,00 €
Vendeur : Amazon
Parution :
280 pages
ISBN : 978-2-2468-1294-4
Les avis

La presse en parle

Ecrits dans les années 1930, jamais publiés, les textes qui composent ce recueil mettent en lumière la profonde mélancolie et l'ironie, souvent cruelle, de l'auteur américain

Fitzgerald instille ce mélange d'ironie cruelle, de profonde mélancolie et de vraie âpreté qui est son climat de prédilection. Il nimbe aussi ces histoires d'une in­tangible mais prégnante sensation de précarité, de déséquilibre, sorte de prescience d'un désastre inévitable, qui contribue au caractère secrètement poignant de toutes ses fictions, nouvelles ou ­romans, et les extirpe toujours du réalisme banal. Mais la quintessence de l'art de Fitzgerald se manifeste sans doute dans ces si nombreux fragments de prose qui, tout à coup, semblent échapper à la narration, surgir de la page et se cristalliser, pour imprimer durablement sur la rétine ou l'esprit du lecteur une image, une sensation, une intuition — ainsi du sourire en coin d'une jeune femme, « pareil à une ­petite falaise blanche », des gratte-ciel new-yorkais « étincelant sous le soleil comme de pâles bulles de limonade dans le bleu du ciel », ou encore d'une jeune fille de retour d'un long voyage à l'étranger, et dormant « si profondément qu'on pouvait lire le rêve de ces contrées lointaines sur son front ».

Nathalie Crom, Télérama

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