|
Fiche livre | | |
 |
 Cliquez pour agrandir | A l'est d'Eden De John Steinbeck Editeur : LGF - Livre de Poche Parution le : 1 Juin 1974
Dans cette grande fresque, les personnages représentent le bien et le mal avec leurs rapports complexes. Adam, épris de calme, Charles, son demi-frère, dur et violent, Cathy, la femme d'Adam, un monstre camouflé derrière sa beauté, ses enfants, les jumeaux Caleb et Aaron. En suivant de génération en génération les familles Trask et Hamilton, l'auteur nous raconte l'histoire de son pays, la vallée de la Salinas, en Californie du Nord. Pour cette oeuvre généreuse et attachante, John Steinbeck a reçu le prix Nobel de littérature. | [Poche]
Commentaires Amazon| 2006-06-21 | Note : 5/5 | Tu peux Ce n'est pas rien d'écraser une larme après un livre. Mais ce n'est pas rien non plus d'être confronté au monde tel qu'il est dépeint dans ce livre.
L'Amérique début de XXème siècle vivait à un rythme et sous des bannières que nous ne connaissons peut-être plus. C'est tout le contraire des hommes et des femmes que Steinbeck nous présente dans les vastes révolutions de son roman. Cet écrivain sait si bien nous livrer ses personnages qu'ils nous apparaissent vite familiers, hostiles ou amicaux. Des figures qu'on dira éternelles se meuvent sous nos yeux, des pères, des fils, et ces femmes splendides tant elles semblent le pendant nécessaire des précédents. Des mères absentes ou omniprésentes, des soeurs libres et vulnérables.
Des pères et des fils, disai-je, engagés à jamais dans ce dialogue originel du Père avec ses premiers fils Abel et Caïn. Et l'insoluble confrontation de l'être au monde s'exprime dans leurs échanges, et les fils successifs cherchent sans fin leur route sur le chemin paternel. Mais un simple débat sémantique vient ouvrir la porte, et l'on glisse de l'obligation de renoncer au péché, à la liberté de le dominer ou non.
Et dans les remous du siècle adolescent, à l'aube d'un monde nouveau où l'homme va se choisir une nouvelle place (connue de l'auteur puisqu'il a écrit son livre plusieurs décennies après ce temps), les armes de chacun sont révélées et mises à l'épreuve. Le bien et le mal s'expriment à tout va, les têtes tombent sous le travail du temps, laissant les vivants seuls juges de la couleur d'une vie.
Cette liberté à laquelle tiennent tant les Américains semble dès lors bien lointaine. Comment être libres puisque nous aimons ? Je crois que la réponse réside dans le dialogue génésiaque. Certains ont compris du commandement divin qu'ils seraient libres tant qu'ils ne sortiraient pas de la contrainte de départ, celle qui laisse tous les hommes débiteurs depuis qu'un Adam a commis le péché originel. Mais on peut croire aussi que ce péché entre dans un cadre plus vaste, celui de l'homme aimé inconditionnellement.
On le voit bien dans le livre : sitôt que l'enfant obéit à une contrainte parentale, qu'elle ait été exprimée (Cyrus et Adam Trask) ou qu'il se la soit figurée ou qu'elle lui ait été inspirée par le monde (Samuel et Tom Hamilton, Adam et Aron Trask), le malheur se répand et l'homme court à sa perte. Faut-il dès lors nier une préexistence et conduire son navire selon le cap qu'impose sa forme ? N'est-ce pas ce que fît Cathy, et ce qu'entama de faire le jeune Caleb ? Ni l'une, ni l'autre ne purent échapper au commandement souverain. Et Cathy périt effrayée et pleine de remords.
Caleb, pour sa part, et grâce à un ultime recours à la sagesse de Lee, reçut de son père le droit de dépasser son péché. Une dernière révolution a sans doute lieu à ce moment là, et il me semble que par son geste, Adam fait revivre Samuel Hamilton.
N'oublions pas que ce Samuel, de son vivant, pouvait bien être couvert de crasse et porter des vêtements élimés. L'auteur nous le donne toujours à voir comme un être limpide, propre et fort. Libre, aussi.
| | 2006-01-07 | Note : 5/5 | Steinbeck ne serait-il pas un peu magicien ? Qui peut ne pas se laisser happer ?Fresque ensorcelante, imagination envoûtante, style remarquable par sa limpidité. La violence nous rappelle qu?on est bien là dans la littérature états-unienne. Les personnages secondaires sont aussi finement dépeints? par exemple Dessie : « Elle resplendissait, elle portait en elle un rire aussi contagieux que la varicelle, elle avait la gaîté qui illumine les jours et les êtres. » Quelle phrase splendide ! N?avons-nous pas envie de faire de cette jeune femme une de nos amies ? Superbe ! Excellent ! Cet ouvrage méritait bien le prix Nobel. Sommes-nous guidés par notre destin ou notre destin nous guide-t-il ? se demande Steinbeck? et sur un autre continent le poète-philosophe Antonio Machado (1875?1939), (Espagne) lui répond : « Caminante, son tu huellas el camino, y nada mas ; caminante, no hay camino, se hace camino al andar » « Voyageur, ce sont tes empreintes le chemin, et rien d?autre; voyageur, il n?y a pas de chemin, on fait le chemin en marchant ».
| | 2006-01-03 | Note : 5/5 | Une saga Dans la vallee de la Salinas chere a Steinbeck, dans les annees 1900, nous suivons l'evolution de 2 familles, les Trask et les Hamilton, ainsi que celle de Cathy, belle jeune femme demoniaque. Comme toujours chez Steinbeck, l'ecriture est tres fluide et l'histoire tres prenante, ne pas se laisser impressionner par la l'epaisseur du livre.
| | 2005-09-26 | Note : 5/5 | un chef d'oeuvre Au travers de l'histoire de la famille Trask, sur toris generations, et celle en miroir du narrateur, la famille Hamilton, ce roman est une allegorie du bien et du mal. Il souleve aussi un certain nombre de questions: notre destin est-il inne ou acquis?En sommes nous maitres ou victime? Comment un crime a-t-il pu etre commis dans le jardin d'Eden? Au premier degre, une histoire familiale des plus attachante, des personnages profonds que l'on vient a considerer comme des amis. Et une ecriture splendide, un roman dont on note des passages pour le plaisir de re-entendre les mots. Un chef d'oeuvre.
| | 2004-09-20 | Note : 5/5 | Un livre extraordinaire Ce livre est vraiment un indispensable. Steinbeck allie, comme toujours, une grande qualité de style, mais à ça vient s'ajouter une grande connaissance du genre humain. Les personnages sont extrèmement attachants car humains, ils ont leurs doutes, leurs faiblesses, leurs failles leurs secrets, et on se reconnait dans leurs actions, du personnage le plus "normal", Adam Trask ou Samuel Hamilton, au plus monstrueux... Et ces personnages sont variés, tous présentant un intérêt, psychologique, ou simplement humain... (mot maintes fois répété mais oh combien présent lorsqu'on lit ce livre !) Et, pour faire de ce livre un chef d'oeuvre le plus complet, Steinbeck effectue une gigantesque fresque d'une région qu'il aime, d'un temps, révolu mais qui laisse ses empreintes dans le présent, et de personnes, intéressantes dans leurs habitudes. Et surtout la préface, à ne pas rater... Bref, un livre à lire, peut-être pas le Steinbeck le plus facile, mais un des plus marquants... Enfin, je le conseille à tous !!
|
Donnez votre avis  Acheter ce livre| Acheter en ligne | Acheter chez votre libraire | Amazon
 | Indiquez votre code postal pour trouver les librairies près de chez vous |
|