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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Homo aestheticus : L'invention du goût à l'âge démocratique De Luc Ferry Editeur : LGF - Livre de Poche Parution le : 20 Août 1991
Homo Aestheticus ou la question de l'art d'aujourd'hui. Un travail qui remonte aux sources vives de l'esthétique moderne, donc au XVIIe siècle, et suit patiemment les mille et un détours qui, de Kant à Hegel, puis à Nietzsche, ont conduit la réflexion jusqu'aux dérives de la post-modernité. Pour comprendre comment se forme et se transforme le " goût ". Mais surtout un texte qui, sans cesse, déborde son cadre et balise les grands problèmes de notre époque. A travers l'analyse de ces présupposés de l'art, Luc Ferry s'interroge sur l'individualisme démocratique et montre qu'il est possible de penser de nouvelles règles de vie collective dans un univers qui sacralise la volonté des sujets. | [Poche]
Commentaires Amazon| 2008-09-18 | Note : 4/5 | Prise de vue incisive remarquable sur l'histoire de l'esthétique. Les critiques antérieures de ce livre l'ont manifestement lu superficiellement. Bien sûr la lecture de Ferry est partisane, bien sûr elle voit dans l'esthétique kantienne l'entreprise la plus cohérente, encore faudrait-il pouvoir le contester avant de s'en indigner; contrairement aux remarques insolentes de malhonnêteté intellectuelle des commentaires mentionnés, Ferry ne fait pas de Nietzsche et Heidegger des "classiques" mais montre comment leur anticlassicisme se résorbe dans leurs ultimes conséquences dans la logique du classicisme; quant à dire qu'il méconnaît son sujet, c'est d'une mauvaise foi confondante: le chapitre sur les avant-gardes (et non sur l'art contemporain que lheuiller fait grief à Ferry de méconnaître alors qu'il n'entre pas dans son étude...) témoigne d'une remarquable connaissance des écrits des artistes et des commentaires. Pour ma part, j'avoue avoir été fortement impressionné par l'exceptionnelle clarté d'un ouvrage qui au demeurant ne cache pas sa démarche et ses options philosophiques et qui discute pied à pied les textes des grands auteurs, ainsi que les interprétations contres lesquelles il s'inscrit en faux. Le fil rouge de la subjectivité permet une lecture hautement profitable de quelques grands moments de l'esthétique, sans que l'auteur prétende à l'exhaustivité.
| | 2003-11-04 | Note : 1/5 | Une abérration philosophique Comment peut-on écrire sérieusement un "essai" sur le gôut et sur les enjeux de l'esthétique contemporaine, tout en ignorant tout de son sujet ? De manière déguisée, Ferry s'attaque en fait à l'art contemporain, et aux artistes contemporains (odieux artistes qui ont pris la place des philosophes : Hegel avait prédit la mort de l'art et son remplacement par l'avènement de la grande philosophie, et c'est exactement l'inverse qui s'est produit : la philosophie est morte, et c'est l'art qui rayonne à sa place !). Mais Ferry ignore tout de l'art moderne et contemporain, les seuls malheureux exemples qu'il se contente de citer se situant du côté de ... Picasso ! Une abérration !
| | 2003-02-01 | Note : 2/5 | De Kant à Kant Ce livre, d'une grande clarté, permet de parcourir avec facilité les grandes pensées de l'art depuis le début de l'époque moderne. Son érudition est intéressante. Pourtant le propos est, comme souvent avec Luc Ferry, habité par la caricature. Kant est présenté comme le sommet de la réflexion philosophique sur l'art. Tout tendait vers Kant. Mais après Kant, il n'y a rien, Nietzsche, Heidegger ne représentent que des retours à la tradition classique, qui rapproche l'art de la connaissance, ratant le goût. Si bien qu'on se dit en fermant l'ouvrage, que tout était joué d'avance. Dommage.
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