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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | La Gourgandine De Rey Françoise Editeur : Le Livre de Poche Parution le : 21 Janvier 2004
Des premiers souvenirs aux premières sensations, des jeux interdits à l'affirmation d'une révolte, des souffrances de la solitude aux affres d'un amour défendu, le lent et douloureux apprentissage d'une adolescente des années cinquante dans le monde opaque de la sexualité. Un récit à la fois brutal et doux-amer où l'auteur de "La Femme de papier" mêle pudeur et impudeur pour se livrer à une confession d'une troublante vérité. | [Poche]
Commentaires Amazon| 2007-04-18 | Note : 2/5 | l'enfance mise à nu Si le roman est autobiographique, combien la vie de cette petite fille a du être brimée par tant d'interdits familiaux. Toute cette jeunesse perdue à ravaler ses sentiments, à cacher ses joies, renflouer ses tristesses ; toute cette jeunesse masquée derrière une éducation rigoureuse ; tous ses désirs tus, ses élans du caeur retenus. Ne devrait-on jamais dire la vérité ? Par souci de la maîtrise d'une éducation respectueuse des faussetés perverses, le flatteur glaviote ses effets de manche sirupeux, embobine la dite-cible de soyeux atours flash-bonbon. Où s'en vont les âmes guerrières ? Où se cachent la négation du tout cuit pré-maché ? Que devient le refus d'encuculement silencieux (lire Ferdydurke de Gombrowizc) ?
Pourtant, rien ne fit moins d'elle qu'une femme épanouie, libérée par l'acceptation de son état, explosante de reconnaissance envers un père non pas tortionnaire, mais sûrement très angoissé de ne pas pouvoir se montrer à la hauteur pour éduquer sa fille, à qui, il n'a jamais su dire : « merci d'exister ».
Bien dissimulée derrière un gourgandinage de bon aloi, elle se révèle être bien équilibrée la bougresse.
Qui put mieux qu'elle, connaître la passion des corps aimants, cette prison qui enferme les caeurs dont la seule délivrance passe par la déchirure, la perte des sens qu'ordonne la raison ?
Françoise Rey est une tactile dans son écriture vivante. Elle utilise la plume comme un tâcheron son outil de façonnage au service d'une construction bien architecturée.
Parfois sa cuisine me paraît fade et résolument insipide. Comme la chair est triste, lorsque l'âme du rétameur n'a pas baisé la coquille des casseroles rondes (Queneau). Gargouille inexpurgeable veille sur l'aeuvre d'une écrivaine sensuelle, délivreuse de thèmes affriolant, aguicheuse aux mains moites.
Ecriture facile et légère, elle n'a pourtant pas assez révélé ce qu'il y a de plus profond en elle : ce sentiment solide de la sincérité des caeurs. (bertrand- môgendre)
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