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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | La Maîtresse de Brecht Prix Goncourt 2003 De Jacques-Pierre Amette Editeur : LGF Parution le : 8 Juin 2005
En 1948, après quinze ans d'exil, Bertolt Brecht revient à Berlin où le régime communiste compte sur lui pour édifier un théâtre " prolétarien et socialiste ", vitrine culturelle du régime. Le dramaturge fait la rencontre d'une actrice, Maria Eich, qui devient sa maîtresse. Il ne sait pas encore que la jeune femme va, jour après jour, noter ses faits et gestes, lire son courrier, rapporter fidèlement ce qu'elle voit et entend aux agents de la Stasi, la police politique. Car, au-delà des honneurs officiels, certains se méfient de l'écrivain qui a passé tant d'années chez les capitalistes américains... Commence alors, dans les coulisses du Berliner Ensemble, un jeu de rôles où, face aux ombres et lumières d'un Brecht à la personnalité complexe, se détache la figure de Maria, instrument docile et pathétique aux mains de l'appareil totalitaire. Le prix Goncourt 2003, prix Goncourt du centenaire, a couronné ce roman, peinture saisissante d'un Berlin qui se relève péniblement de ses ruines, méditation sur la vérité de l'art aux prises avec les mensonges politiques. | [Poche]
Commentaires Amazon| 2007-05-30 | Note : 4/5 | la guerre froide vue par une femme maria eich, devenue la maitresse de brecht, découvre, en travaillant pour la police politique, les dérives d'un grand auteur dramatique vers une servilité et des compromis à l'égard d'un pouvoir qui devient de plus en plus stalinien.effrayée, elle quitte la RDA cette madame bovary de la guerre froide pose des questions actuelles sur l'impossibilité d'un créateur à devenir le soutien d'un régime.
| | 2007-01-12 | Note : 2/5 | une histoire assez étrange Etrange histoire en effet que celle de Maria Eich, employée par la stasi est allemande pour devenir la maîtresse de Brecht, et ainsi fournir des infos sur son éventuelle trahison au nouveau régime. La lecture de ce roman fournit l'étrange impression que l'on survole en fait une série de scénettes, de scènes de vie de l'auteur allemand. Le tout forme un "flottement", "un rève étrange et pénétrant", et la fin ne fait qu'accentuer cette impression d'ensemble.
Bref, un curieux livre.
| | 2006-03-23 | Note : 4/5 | portrait de femme Je ne connais pas très bien Brecht ni l'Allemagne de l'après-guerre ce qui ne m'a pas empêché de bien aimer l'atmosphère du roman. J'ai beaucoup apprécié aussi le personnage de Maria, la maîtresse de Brecht non seulement pour ses relations avec l'écrivain mais aussi ses sentiments maternels, son amour contenu pour un jeune homme, etc.
| | 2006-02-06 | Note : 1/5 | Une histoire à quat? sous Pour échafauder un récit résolument actuel avec un sujet suranné, Jean-Pierre Amette a voulu, sans antinomie, appliquer aux dernières années de la vie quotidienne de Bertolt Brecht les recettes voyeuristes de la Star Academy dans une version « intellectuelle ». Le résultat ne pouvait être que décevant puisque, à l?instar de ce genre d?émission, on ne voit effectivement dans cette histoire grisâtre que de l?inintérêt, du dés?uvrement, du vide. Dans le roman mortellement morose d?Amette, rien ne se passe, rien ne se crée. L?un des protagoniste, Hans Trow, officier de la Police secrète chargé de la surveillance de la petite troupe du Berliner Ensemble, résume lui-même très bien le livre : « Il n'y a rien d'autre dans ses envois que de l'ennui, on sait déjà tout ça...». On survole donc d?un oeil distrait et l?esprit déjà ailleurs les derniers chapitres en délaissant à leur triste et froide solitude de mornes personnages pour lesquels l?auteur n?a su insuffler aucun relief.
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