 Cliquez pour agrandir | City BoyChronique new-yorkaise De Edmund White
Editeur : Plon Parution le : 4 Mars 2010 ISBN : 978-2-2592-1138-3 EAN13 : 9782259211383
Dans le New York des années 70, en plein marasme économique, Jasper Johns et William Burroughs fréquentaient les mêmes cocktails, et l’on surprenait aussi bien un débat sur Marx au New York City Ballet que des ébats dans les entrepôts ou derrière les camions le long de l’Hudson. C’est dans ce décor que le jeune écrivain Edmund White fait ses débuts : des années de bohème, sans argent, sans contrat pour un nouveau livre, une parenthèse à Venise, chez Peggy Guggenheim, et le retour, toujours, dans une ville en déliquescence, où il trouve refuge dans le milieu homosexuel encore discret.
Photo en noir et blanc d’un New York transgressif et chaotique, ce livre raconte le parcours tumultueux d’Edmund White, de rencontres culturelles en errances érotiques. Ici ni fard, ni fausse pudeur, mais l’érudition d’un homme de son temps, son talent et son cran. Plus qu’une ville, New York y est un personnage, le lieu de toutes les intrigues intellectuelles et de tous les délires artistiques. On y croise Susan Sontag et Harold Brodkey, on y assiste à l’éclosion d’une génération d’artistes et d’écrivains gays.
Portrait d’une époque et d’une ville mythiques, ce texte, parfois émouvant, toujours subtil à sa manière nonchalante, retrace le parcours initiatique, traversé d’icônes et de grands noms, d’un écrivain en devenir.
Préface de John Irving. Traduction de Philippe Delamare | Littérature étrangère
Prix conseillé : 24,50 € - Prix : 23,28 € |
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Commentaires Amazon| 2010-05-14 | Note : 4/5 | autour de New-York 1962-1981 c'est un récit autobiographique romancé de la relation privilégiée de Edmund White avec la ville de New-York, de son installation en 1962 jusqu'à son départ pour Paris au début des années 80 ; une ville dangereuse, bigarrée, sale et à la pointe du monde artistique qui n'a plus guère à voir avec la cité que l'on connait aujourd'hui; au début l'homosexualité était considérée comme une tare jusqu'à ce que le mouvement de libération gay fasse sa révolution en 1969 et libère les désirs dans une furie sexuelle complétement déjantée jusqu'à l'arrivée mortifère de l'épidémie du sida en 1981 ; Edmund -le survivant et le témoin- nous décrit ses déboires pour devenir l'écrivain reconnu qu'il est aujourd'hui, il nous parle de ses amis -qui succomberont pour la plupart à la nouvelle peste- et relations artistiques, du bouillonnement culturelle, de sa lutte afin de vivre pleinement sa sexualité enfin reconnue ; à part deux chapitres -l'un à San Francisco, l'autre à Venise (un été en immersion dans une faune extraordinaire conduit par une Peggy Guggenheim fantasque et avare) et une intermède à Rome- toute l'action de ce livre se déroule dans cette ville mythique qui va lentement devenir le miroir des États-Unis ; on y croise beaucoup de gens qui n'ont pas passé à la postérité -d'où parfois une pointe de lassitude-, mais aussi Susan Sontag, Balanchine, William Burroughs, Mapplethorpe, Jasper Johns ...
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