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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | La fugue De Valérie Sigward Editeur : Julliard Parution le : 2 Mars 2006
" Dans sa chambre, il y avait une étagère spéciale où il rangeait ses robots. Un jour, il me les a tous donnés. Sur les murs, il y avait des posters de Jim Morrison et un de Lara Croft. Il écoutait les Doors, Louise Attaque, Nirvana, et the Wall des Pink Floyd qu'il avait piqué aux parents, il le mettait à fond en faisant ses devoirs. Quand on lui demandait si ça allait, il répondait toujours " très bien ", ce qu'il avait fait de sa journée, il répondait " des trucs ", et i ça marchait à l'école " ouais ". Il ne piquait jamais dans les magasins alors que, pendant un moment, il était copain avec un mec qui n'arrêtait pas. Le dimanche, on allait manger chez mamie et c'était clair que c'était son préféré car elle lui caressait les cheveux tout le temps et qu'il se laissait faire. Avant de sortit avec Marie, il est sorti avec une fille qui s'appelait Annabelle et une autre Sophie. Personne ne comprend pourquoi il s'est jeté d'un pont." |
Vos avisQue d’émotions ressortent de ce roman sans mièvrerie et dont l’histoire est pourtant triste. La fugue d’un adolescent qui n’arrive pas à faire sa place auprès de ses parents après le suicide de son frère. C’est vrai que le suicide chez les ados est un sujet préoccupant de nos jours. Pourtant le roman est très plaisant à lire, avec beaucoup d’humour.
Je ne peux pas m’empêcher de faire des similitudes avec Olivier Adam et « Ne t’en fais pas, je vais bien . »
Tous les personnages sont touchants, attachants, sensibles. Cela fait du bien.
C’est le 2e livre que je lis de Valérie Sigward et j’adore son style, clair, aéré, précis et plein d’humour. Amandine
Un très beau livre, tendre et émouvant. L'écriture, étonnamment juste, donne à ce court roman une legèreté qui tranche avec la profondeur du sujet : le suicide d'un adolescent, la tristesse de son frère cadet et de ses amis. L'émotion est palpable et mais le sourire jamais très loin. Du grand art! mlf
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La presse en parleValérie Sigward parle d'un monde quotidien qui brusquement se fissure mais aussi du besoin de survivre et d'apprivoiser l'indifférence. "La fugue" n'est pas un roman sentimental et larmoyant, il est juste cruel comme la vie et violent comme les hommes. Christine Ferniot, Lire | | | Valérie Sigward écrit sèchement, avec ce genre d'humour qui fait que l'on est pris de fou rire au milieu d'une tragédie. Ses personnages, leurs sentiments, sont étonnamment justes. Ils vivent comme ils peuvent, et c'est pour cela qu'on les comprend si bien. Géraldine Faes, Epok |
Commentaires Amazon| 2006-04-21 | Note : 4/5 | Suicide chez les adolescents Ce qui m'interpelle le plus dans ce livre de Valérie Sigward, c'est qu'il peut s'adresser à un très large lectorat, notamment chez les jeunes dès 13 ans. Son sujet est sensible et problèmatique : Théo, quinze ans, décide de fuir tout ce qui le rattache aux souvenirs de son frère disparu. Un an auparavant, Alex s'est tué. La famille s'est effrondée et Théo n'y trouve plus sa place, a le sentiment de ne plus exister. Il décide de faire une fugue. Elle le conduira non loin de là, chez la petite amie de son frère...
L'histoire du suicide chez les adolescents est véritablement abordée avec un mélange intelligent d'émotion et d'humour. Disons plutôt que la légèreté contre-balance le sentiment opaque et plombant de la perte d'un être cher. La fureur de Théo est légitime, tant le garçon est partagé par un sentiment d'injustice, de colère et de chagrin. Valérie Sigward évoque aussi le ravage d'un tel choc qui submerge les parents, les proches, les amis. Ce roman se lit très vite, s'imprègne de délicatesse et de sensibilité, mais a une belle leçon optimiste derrière, un rayon de soleil à l'horizon...
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