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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Demande à la poussière De John Fante Editeur : Editions 10/18 Parution le : 3 Janvier 2002
Le livre fétiche de Bukowski. Des histoires de loyer qu'on ne peut pas payer, des bistrots minables. C'est à Los Angeles, c'est triste et plein d'amour. | [Poche]
Commentaires Amazon| 2008-06-29 | Note : 4/5 | Superbe roman sur l'amour et la vie filant entre les doigts « D'accord elle se fichait de moi et me méprisait, elle en aimait un autre, mais était si belle et j'avais tant besoin d'elle ». Cette phrase résume assez bien « Demande à la poussière » et ses différents type d'amour : impossibles, fantasmées, consommées et regrettées... Mais malgré la place importante des relations sentimentales, ce roman n'est pas pour autant un roman d'amour. Il s'agit avant tout d'un roman d'apprentissage. Apprentissage de la vie d'homme et d'écrivain.
Arturo -- le fils aîné de la famille Bandini et personnage principal du premier roman de John Fante : « Bandini » -- est désormais un jeune écrivain de 20 ans, au début de sa carrière, qui a quitté son Colorado natal pour tenter sa chance à Los Angeles.
Mais qu'écrire quand on a si peu d'expérience de la vie ? Conscient de ses manques, Arturo commence à se frotter à la vie, et notamment aux jeunes femmes. Il fréquente d'abord des filles de joie, mais ses racines catholiques reprennent à chaque fois le dessus et l'empêchent de commettre l'irréparable.
Par la suite, il rencontre Camilla, une jeune serveuse d'origine mexicaine, avec qui débute une relation de type amour-haine.
Ses nombreux déboires ont au moins le mérite de l'aguerrir, de lui permettre d'apprendre à se connaître (il alterne entre la méchanceté la plus crasse et la gentillesse miséricordieuse lors de ses périodes pieuses) et de lui donner matière à écrire.
A mon sens moins abouti que « Bandini », ce roman constitue néanmoins un moment poignant de lecture et marque le lecteur par les trajectoires plus ou moins heureuses de ses différents protagonistes. En outre, « Demande à la poussière » illustre parfaitement les postulats développés dans « L'amour et l'Occident » de Denis de Rougemont. L'amour ne s'épanouit que lorsqu'il est confronté à des obstacles, et l'homme ou la femme occidentale ne s'intéresse qu'à des amours impossibles. Cela renvoie parfaitement au titre de ce roman: la poussière, symbole de l'évanescence des belles amours qui, comme le temps et la vie, nous filent entre les doigts.
| | 2008-02-19 | Note : 5/5 | un grand souffle "Demande à la poussière", c'est comme "des souris et des hommes" ou bien "Gatsby le magnifique" ou encore "on achève bien les chevaux", c'est un cri ! Certes, toutes ces histoires ne se ressemblent pas, mais elles avancent le drame, elle avancent la desespérance, elle avancent aussi l'amour, l'amitié, l'espoir, la vie, la vie jour après jour où l'on avance son pion vaille que vaille. Arturo Bandini vit chaque jour de sa vie avec la désinvolture de ses vingt ans. Pourtant, il rencontre des vies brisées, il joue avec les sentiments, il fait le pari de jours meilleurs parce qu'il a foi en lui même, foi en son talent d'écrivain. Mais c'est une sorte de malaise qui règne tout au long de son livre. L'écrivain qu'il est ne peut pas trouver comme matériau d'écriture le bonheur ! Non, c'est bien le malheur qui le nourrit et c'est sans doute pour cela qu'il esquive le bonheur qui se présente à lui. Sinon, comment écrire? Arturo Bandini est l'écrivain des bleus aux âmes !
Bravo Fante pour cette incarnation !
| | 2007-12-20 | Note : 4/5 | Bon roman
Los Angeles dans les années 40, Arturo Bandini, double de Fante, a quitté sa famille et vit dans une chambre d'hôtel, sans le sou, en cherchant à devenir écrivain. Il fréquente ses voisins d'hôtel et une serveuse de bar, Camilla. Cela sent la poussière et la chaleur de Californie, le déracinement et la solitude. Les descriptions sont excellentes, les métaphores très réussies et c'est plein d'humour. Une lecture agréable.
| | 2007-04-27 | Note : 4/5 | Ah, Bandini! C'est plus fort que moi, j'adore les personnages cassés, errants et vulgaires. Et Bandini est de ceux là. Avec ce roman, John Fante répond à mes attentes. Oui, ça sent la poussière, oui, il brosse un portrait de l'Amérique sans complaisance...et fascinant. C'est à découvrir!
| | 2007-03-28 | Note : 5/5 | Exeptionnel "Demande à la poussière" est un roman exeptionnel. Les autres commentaires expriment déjà beaucoup de ce que j'ai appréicié et il est difficile d'ajouter quelquechose.
Je préciserais que j'ai découvert cet auteur suite à mon gout pour les ouvrages de Buckowski. Une fois j'ai donc lu que ce dernier était dans la lignée de gens comme Fante. Buckowski rédige d'ailleurs la préface de ce roman...
"Demande à la poussière" réussit un savant mélange de poésie, de romantisme et de tout ce que la nature humaine à de plus misérable et commun afin de créer une oeuvre qui surprend réellement par sa franchise et part son aspect "actuel". Un histoire qui pourrait bien se passer de nos jours. On y croise les thèmes de l'immigration, de la dépendance, de la pauvreté, etc.. Un livre vraiment riche.
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