Très belle fable sur le combat, la piété et la tolérance Il s'agit là de l'ultime tome de la première trilogie, l'une des oeuvres maîtresses du grand romancier somalien Nuruddin Farah. Le livre date de 1983 et le récit se situe à peu près à la même époque. Deeriye, homme asthmatique de 69 ans, qui s'est autrefois battu contre les colons italiens et britanniques et se bat désormais contre le pouvoir tyrannique du dictateur Siyad Barre, est l'un des personnages les plus attachants tissés par la plume de l'habile Nuruddin.Voici le livre qu'il faut lire pour mieux comprendre la situation de maintes nations africaines depuis la guerre froide, pour avoir une vision plus nuancée de l'Islam, ici décrit sans indulgence mais aussi (et c'est à souligner) avec un infinie douceur. Cela ne serait rien si l'écriture de Nuruddin n'invitait aussi au rêve, à la contemplation, à ce juste entre-deux que l'on pourrait nommer "la méditation passionnelle". Il est certes dommage que la traduction de Christian Surber soit souvent scolaire et ne rende guère la très grande beauté de l'écriture de Nuruddin... mais le roman reste d'une beauté essentielle.
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