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La vie secrète du chat qui...

La vie secrète du chat qui...

Contes de Koko et Yom Yom d'après le journal de james mackintosh Qwilleran

Auteur : Lilian Jackson Braun

Editeur : 10-18

A Pickax, Jim Qwilleran est une célébrité et pas seulement parce qu'il est le chroniqueur du journal local ! Régulièrement mêlé à de tortueuses affaires, il mène l'enquête en compagnie de ses fameux chats siamois, de talentueux félins farceurs et futés prénommés Yom Yom et Koko. Avec ces extraits du journal intime de Qwill, les innombrables fans des deux incroyables matous détectives vont se délecter de ces nouvelles histoires et anecdotes. Le principal protagoniste des aventures du Chat qui... y revient sur les nombreux événements effrayants ou cocasses qui marquèrent le destin de cet épatant duo depuis le jour où ils entrèrent, par effraction, dans sa vie trop tranquille, pour la bouleverser à jamais !

Traduit de l'américain par Marie-Louise Navarro

4,10 €
Vendeur : Amazon
Parution :
Format: Poche
87 pages
ISBN : 978-2-2640-4014-5
Extrait

Je n'oublierai jamais ce temps-là ! Je remettais ma vie sur ses rails. J'avais un travail : écrire des articles pour le Daily Fluxion. J'avais un endroit où vivre : un appartement au rez-de-chaussée d'un vieil hôtel particulier. Et bientôt j'allais avoir un compagnon de chambre !
Mon propriétaire, critique d'art au Daily Fluxion, vivait au premier étage au milieu de trésors artistiques, avec un chat siamois appelé Kao K'o Kung. Bien que je n'eusse aucune connaissance des chats, je fus enrôlé pour jouer les cat-sitters quand le critique quittait la ville.
Il écrivait ses articles chez lui et ne s'approchait jamais des bureaux du journal. Selon la rumeur publique il ne fréquentait pas davantage les galeries d'art, ce qui ne l'empêchait pas de rédiger des comptes rendus féroces. Parmi les artistes locaux, il était cordialement détesté, si je peux m'exprimer ainsi. Aussi personne ne fut surpris quand on le trouva assassiné dans la cour de sa propre maison.
C'était la première fois que j'entendais un chat «hurler à la mort» - une expérience à vous glacer le sang !
Kao K'o Kung - ce chat si malin ! - descendit l'escalier pour venir s'installer chez moi. Je me souviens lui avoir donné des morceaux de dinde rapportés du Club de la presse pour moi-même.
C'est ainsi que cela a commencé pour nous. Réunis par le destin ! Ma première initiative fut de changer son nom pour celui de Koko.
Il ne s'y opposa pas. Il savait où était son intérêt ! Au cours des jours suivants, nous inventâmes des jeux, à la fois sportifs et intellectuels. Je travaillais toute la journée, mais je me rattrapais en lui faisant la lecture tous les soirs - soit le Daily Fluxion, soit le dictionnaire : il n'avait pas de préférence.
Puis je commençai à trouver des défauts à cette vieille maison. Elle semblait être le domaine ancestral des mites, qui faisaient des trous dans ma robe de chambre et dans mes cravates. Mais où pouvais-je aller ? Les locations dans mes moyens spécifiaient toutes : «Aucun animal domestique n'est autorisé.» Je discutai de ce problème avec Koko, qui m'écouta pensivement. Je lui racontai aussi qu'un de mes amis, partant en Europe pour trois mois, avait suggéré que je m'installe chez lui afin de surveiller son appartement. Koko ferma les yeux. Nous devenions copains. Puis, à ma surprise, il se transforma en garde du corps auto promu, et quelque peu en chien policier !
Un jour, il voulut monter au premier étage dans son ancien domaine. Les trésors de l'homme assassiné avaient été retirés, mais je détenais les clefs de l'appartement où se trouvait la réserve de litière. Le chat semblait avoir sa propre raison urgente : il cavala dans l'escalier sans m'attendre.

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