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Cruautés conjugales

Cruautés conjugales

Auteur : Damien Owens

Editeur : 10-18

Peut-on survivre au wedding blues en restant zen ? Pour Mary, rien n'est moins sûr : un an de mariage et Peter lui tape déjà sur les nerfs ! La raison officielle ? Ses imitations ratées, ses blagues belges pas drôles, sa collection de grimaces. L'officieuse : la monotonie, l'habitude, l'ennui. Un malheur n'arrivant jamais seul, elle est en prime confrontée à l'embarrassante sollicitude des autres. Ses proches, sa famille (et bientôt toute la ville gonflée d'une bienveillance empoisonnée !) vont s'occuper de raccommoder leur couple. Et les résultats ne se font pas attendre... Un vaudeville à l'irlandaise, moderne et décalé, sur la crise du couple et ses dégâts collatéraux.

Damien Owens est né en 1971 et vit à Dublin. Diplômé de l'université de Belfast, il a exercé divers métiers et séjourné en Australie où il a collaboré à différents magazines. Salué comme un nouveau Nick Hornby, il fait une entrée remarquée dans les lettres irlandaises en 2001 avec Les Trottoirs de Dublin, avant d'être traduit dans de nombreux pays. Il a publié depuis un second roman, Cruautés conjugales.

Traduction de Julie Sibony

8,80 €
Vendeur : Amazon
Parution :
Format: Poche
ISBN : 978-2-2640-4186-9
Extrait

«Allez, Mary, ne te braque pas comme ça. Il a eu de bonnes critiques.
- Peter...
- Et pas seulement dans le Sun. Écoute ça : "Tous les frissons et le suspense d'un James Bond, mais multiplié par deux." C'est dans Première, on peut leur faire confiance, non ?
- Tu m'as dit...
- Tu ne veux pas qu'on essaye, au moins ?
-... "Et si on louait une vidéo. On..."
- Si ça se trouve, ça va te plaire, on ne sait jamais.
- Tu m'as dit "On prendra celle que tu voudras". C'est ce que tu as dit. Tu m'as regardée dans les yeux et tu m'as dit "On prendra celle que tu voudras".
- D'accord, mais...
- Et voilà. Voilà où on en est.»
Il fit son petit numéro habituel : tout d'abord, il laissa légèrement pendre sa lèvre inférieure et se mit à fixer le sol. Puis il baissa lentement la tête, dans un hochement imperceptible. Il eut même le culot de laisser échapper un faible soupir. Mary le fusilla du regard, agrippant sa cassette avec tant de fermeté que la boîte commençait à se tordre. Selon toute vraisemblance, il finit par s'en rendre compte.
«OK, d'accord, d'accord, on prend le tien. On prend...» Il tourna la jaquette vers lui. «Fargo. Ça te va ? Adieu Pierce Brosnan, bonjour... Steve Buscomi.
- Buscemi.
- Ouais. C'est ça. Il a toujours été le plus doué des frères Buscemi, de toute façon. Je les ai bien connus, tu sais. Toute la famille. Ils étaient de Carrickmacross, à l'origine. Maintenant tu aurais la migraine rien qu'à entendre parler Seamie Buscemi. Quant à Jamesie, ce n'est qu'un petit merdeux et un menteur. Mais je n'ai rien contre Steve, vraiment. Un bon gars. Allez, viens. On prend ça et on y va.»
Il lui décocha son petit sourire caractéristique, en haussant un sourcil. Une fois elle l'avait entendu appeler ça son «sourire de vainqueur». Sauf que, là, il n'en sortirait pas vainqueur. Il n'arriverait même pas à arracher le match nul. Elle pivota et se dirigea droit vers le comptoir sans dire un mot.

«Il y a quelque chose qui ne va pas ? demanda Peter alors qu'ils repartaient du magasin en voiture.
- Non, non, rien», répondit Mary. Il opina du chef. «Tu es sûre ?
- Ouaip.
- Tu m'as l'air un peu... tendue.
- Non.
- Tu n'es pas tendue ?
- Non.
- Parce que si...
- Je vais bien.
- Parfait, dans ce cas, répliqua-t-il en abattant ses deux mains en même temps sur le volant. Tiens, écoute, j'en ai une bien bonne. C'est David qui me l'a racontée au boulot. Tu es prête ? Prête ? OK. Alors, c'est un Anglais, un Irlandais et un Ecossais qui sont sur une île déserte. Et sur toute l'île, il n'y a qu'un seul...

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