 | Un miracle en équilibreDe Lucía Etxebarria
Editeur : 10 X 18 Parution le : 19 Avril 2007 ISBN : 978-2-2640-4269-9 EAN13 : 9782264042699
Loin des clichés, Lucía Etxebarria livre, à travers cette longue lettre d'une jeune mère à sa fille, une réflexion jubilatoire sur la féminité actuelle. Tour à tour drôle, piquante et poétique, elle lui parle des désirs multiples et parfois contraires qui tiraillent le cœur de la femme moderne : être indépendante, attirante, active, aimante exemplaire, l'une après l'autre ou toutes à la fois. Elle lui parle aussi de ses doutes d'écrivain, de l'inspiration capricieuse et de la cavalcade impatiente des idées et des mots. Ce roman bourré d'humour et d'émotion a reçu le prestigieux prix Planeta, équivalent espagnol du prix Goncourt. | [Poche]
Prix conseillé : 8,10 € - Prix : 7,70 € |
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Commentaires Amazon| 2010-11-05 | Note : 5/5 | un vrai miracle Un merveilleux livre, comme tous ceux de L. Extebarria. Un livre qui parle de maternité, de parcours de vie chaotique, de dépression, d'amour mais aussi de sérénité. Très loin de tous les clichés sur la maternité, une voix de femme qui sonne juste.
| | 2010-03-25 | Note : 5/5 | je le recommande : D je l'ai lu avec beaucoup de plaisir! j'ai aimé la suivre dans ses aventures et mésaventures, ses reves et ses deceptions! c'est un livre facile à lire et que j'ai eu parfois du mal à refermer ; D
| | 2009-12-28 | Note : 3/5 | Post post partum C'est la longue lettre journal d'une femme à sa fille très nouvellement née. La naissance est un catalyseur et tout ce qui a contribué à façonner l'être, ici une femme quadragénaire post féministe et peu à vrai dire post tout et n'importe quoi de contemporain, boostée par un bombardement permanent d'hormones, livre ses impressions de femme enceinte, de primo maternante, ses difficultés pour rester une femme libre, le poids des convenances sociales, de son éducation, les blessures affectives de l'enfance (inévitables), les non-dits. (Encore) un livre sur la difficulté d'exister, dans la version femme moderne où se cotoient des réflexions humoristiques mais aussi quelques banalités qui rendent cette lecture tantôt fastidieuses tantôt rafraichissantes.
| | 2008-08-15 | Note : 2/5 | Où es-tu passé Lucia? Mais où es-tu passée Lucia? Javais dévoré tous tes livres, me reconnaissant dans tes personnages névrosés et souffrant dans cette société qui leur est si mal adaptée. Malavida Movida
Et puis, un jour, tu ma déçue. Ton recueil de nouvelles, Aime-moi, por favor* mavait profondément ennuyée voire pire, inintéressée. Javais cru à une mauvaise passe, à une erreur que jétais toute prête à te pardonner. Cest pour cela que jétais si avide de découvrir ton dernier opus sorti en poche Un miracle en équilibre, espérant te retrouver. Et bien, que nenni.
Je nai pu aucunement midentifier à Eva, ton héroïne qui nous narre à longueur de pages son bonheur tout neuf dêtre mère. Lucia, je pensais que tu nétais pas comme toutes ces femmes qui ne sépanouissent QUE dans la maternité, qui ne peuvent concevoir outrepasser la case mère Et puis, ce long monologue de près de 500 pages et ces flashbacks répétitifs à New York mont épuisée. Seules les 150 dernières pages sont à sauvegarder dans ma mémoire de lectrice.
Mais de quoi parle ce livre, vous demandez vous derrière votre écran? Un miracle en équilibre livre, à travers cette longue lettre dune jeune mère (Eva) à sa fille (Emma), une réflexion sur la féminité actuelle. Elle lui parle des désirs multiples et parfois contraires qui tiraillent le c?ur de la femme moderne : être tour à tour indépendante, attirante, active, aimante, exemplaire, ou toutes à la fois. Elle lui parle aussi de ses doutes en tant quécrivain, de linspiration capricieuse et de la cavalcade impatiente des idées et des mots mais également du bonheur quelle a de lavoir conçue avec lhomme aimé, de lavoir attendue, de lavoir ressentie, de lavoir portée, de lavoir mise au monde, et dans quel monde.
Lucia, te retrouverai-je un jour? Reviens vite
| | 2007-11-25 | Note : 4/5 | Un roman dense et captivant ! Je pensais lire le récit d'une mère, couleur rose sucré, sur le miracle de la naissance. Quel erreur ! Et quel plaisir de lire un livre si intéressant, et si dense, sur la complexité de la vie, et de ses choix ! Eva est loin d'être une candidate exemplaire à la maternité, adepte de la vie nocturne, la fameuse movida, souvent saoule, parfois sans le sou, elle navigue de copines en amants violents. Dernière née d'une fratrie exemplaire, il lui semble être depuis toujours, et pour longtemps, le vilain petit canard, mal fâgoté, dont on lui renvoit l'image. La naissance de sa fille, et la mort de sa mère, lui donnent le courage de devenir elle-même et de se détacher de ce qui l'enferme. Il est peu de dire que certains passages m'ont touchée... Ce roman est bien structuré et prenant. Si vous sortez indemnes de ce pavé, vous serez ravis d'avoir un moment suivi le quotidien de cette Eva, attachante et humaine. A lire !
| | 2007-11-10 | Note : 5/5 | Wow! Eh bien j'ai fini ce livre à l'instant, et franchement j'ai adoré cet opus. J'ai toujours aimé ce qu'elle faisait, cette nana (elle trouve toujours les mots pour dire ce que je pense), mais alors là, je trouve qu'elle s'est surpassée.
L'idée est EXTRA en plus, dédier une lettre (qui finit par être un gros bouquin) à son enfant, et raconter ses errances de femme, ses difficultés à devenir une adulte (puis une mère), expliquer à sa fille la vie, finalement, sans donner de leçons mais en assumant parfaitement d'être une femme et une mère imparfaite. C'est du pur génie, et l'écriture de cette fille me touche droit au coeur. Je suis fan! Si je parlais espagnol, je lui mettrais un petit mot, que j'enverrais à son agent...car vraiment rarement un auteur n'a autant reflété ce que je ressens...bon, le style est facile, ce n'est pas du Victor Hugo, mais ce n'est pas non plus du roman de gare où tout est prévisible...l'analyse psychologique est fine, j'aime énormément. Bref, je vous le conseille!
Je vous cite des passages qui m'ont fait HALLUCINER. Pour la première fois, un livre m'a parlé!
Déjà, elle explique au tout début qu'au sein d'une personne, il y a DEUX personnes..."il y a le moi profond, l'être que je suis vraiment sous ces pelures d'oignon superposées que sont les déguisements et les conventions sociales"...et puis il y a une "créature cachée, mon double, l'être que je ne suis pas, mais que, du fait que les autres le disaient, j'ai toujours cru être : une calamité ambulante, authentique et absolue"... Donc, ce deuxième moi, c'est celui que les autres définissent pour vous...un moi apparemment hystérique et immature...et c'est une espèce de dualité, comme si elle était habitée par 2 âmes, quoi. Parlant, non? Elle explique d'ailleurs que c'est quand son bébé a pris place au fond d'elle qu'elle a cessé d'être deux "moi" pour être deux personnes, mais totalement différentes...vous saisissez la nuance? Le bébé a chassé le moi caché.
Une petite citation rigolote au milieu: "la taille des seins est inversement proportionnelle au quotient intellectuel des hommes qu'on attire grâce à eux"... :)
Ensuite, elle va voir un spécialiste (espèce de psy) parce qu'elle est dans une relation destructrice...et il lui dit que même si elle ne s'en rend pas compte, elle est bel et bien maltraitée. Et elle décrit ce qu'elle ressent. "Je ne me considérais pas comme maltraitée, je n'étais même pas sûre que la responsabilité de tout ce qui m'arrivait ne soit pas exclusivement la mienne, et un sentiment de culpabilité m'entraînait dans des pleurs de remords, de larmes, de nostalgie d'un passé partagé que j'idéalisais." Elle explique ensuite que la culpabilité, c'est très subjectif...et le professeur (psy?) de lui répondre "à quoi bon chercher des responsables ou des coupables, puisque l'important, l'évident, l'indéniable, était que cette relation menait à l'impasse, qu'elle était même morte, que toute possibilité de la faire revivre était épuisée depuis longtemps, et qu'il ne me restait qu'à signer une fois pour toutes le certificat de décès au lieu d'égratigner le cadavre avec tendresse en tentant de sauver les restes de ce qui avait été - ou qui n'avait même pas été mais aurait pu être".
Elle continue dans cette voie...elle détaille:
Un homme lui explique "que les maltraitants sont des codépendants, qui ont besoin d'une victime, de qqn à humilier pour se sentir plus forts et compenser leur complexe d'infériorité." (c'est d'ailleurs pour ça qu'ils sont INCAPABLES de rompre, tant qu'ils n'ont pas une autre victime en vue, en fait...)
Elle détaille sa situation, faite de ruptures et de reprises...où ils se séparent, elle rappelle, elle lui court après, elle lui renvoie des lettres, et chaque fois, il revient. "Il était revenu avec cette attitude de l'homme qui te fait une faveur, qui te sauve la vie parce que tu lui fais de la peine et que tu resteras toute seule s'il ne revient pas, car qui d'autre pourrait te supporter, folle et méchante comme tu es?"
Ensuite, elle place son mec (enfin, son ex, Dieu soit loué) dans la catégorie des hommes qui "attribuaient à leur femme la responsabilité de leur propre conduite, des hommes qui n'écoutaient jamais, qui ne répondaient pas aux questions, qui manipulaient les paroles de leur femme pour les utiliser contre elle, pour les lui jeter à la figure comme des pierres lorsqu'ils se disputaient...des hommes qui jamais n'exprimaient de sentiments ni ne respectaient ceux d'autrui...des hommes qui n'étaient d'aucun soutien dans les moments de crise...des hommes, qui en cas de conflit, recouraient aux commentaires désobligeants, aux insultes, aux moqueries, aux humiliations, des hommes avec qui toute discussion dégénérait en dispute violente car ils ne toléraient pas la contradiction...des hommes qui ne cessaient de répéter que leurs femmes étaient déséquilibrées, stupides, ou inutiles, et (...) qui en public se posaient en victimes et prétendaient que c'étaient leurs femmes qui étaient jalouses, possessives, agressives, hystériques" (elle précise là que jamais ces mecs ne reconnaissent leurs actes, ce qui fait que les nanas finissent par se dire qu'elles sont folles!)..."des hommes qui invoquaient toujours les meilleures intentions pour justifier le contrôle qu'ils exercaient sur leurs femmes, lesquelles finissaient toujours par les excuser et par assurer qu'elles les aimaient encore, malgré tout."
Puis elle explique qu'elle était incapable de s'aimer..."j'avais perdu tout pouvoir sur moi-même, pour la bonne raison que je l'avais cédé au premier qui me l'avait réclamé"...
"Avoir à ce point besoin d'affection quand je doutais si fort de la réalité de cette affection m'était devenu un supplice (elle a vécu ça 4 ans!!!), et j'acceptais stoïquement les insultes et les cris en pensant, à tort, que la rancune fait moins mal que l'oubli".
"Nous sommes nombreuses à devoir regarder dehors pour oser regarder en nous-mêmes, et à attendre des autres qu'ils nous valorisent pour pouvoir nous valoriser nous-mêmes, ce qui nous laisse, forcément, le sentiment amer d'être utilisées et envahies". "C'est ainsi que nous confondons amour et soumission, intimité et possession, affect et culpabilité, chantage et devoir, sexe et violence, contrôle et appartenance".
Selon elle, la maltraitance entraîne: estime de soi intermittente, stress, crises d'angoisse, dépression, absence de communication et isolement, blocages émotionnels, démotivation, absence d'espoir, troubles alimentaires et du sommeil, irritabilité...
Une note positive: "mets un sourire sur ton visage, et ton coeur finira par sourire aussi".
Et enfin: "à force de ne pas s'aimer soi-même, on n'attire que quelqu'un qui vous aimera moins encore".
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