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Il est de retour

Il est de retour

Auteur : Timur Vermes

Editeur : 10/18

Berlin, 2011. Soixante-six ans après sa disparition, Hitler se réveille dans un terrain vague de Berlin. Et il n'est pas content : comment, plus personne ne fait le salut nazi ? L'Allemagne ne rayonne plus sur l'Europe ? Depuis quand tous ces Turcs ont-ils pignon sur rue ? Et, surtout, c'est une FEMME qui dirige le pays ? Il est temps d'agir. Le Führer est de retour et va remettre le pays dans le droit chemin.
Et pour cela, il lui faut une tribune. Ca tombe bien, une équipe de télé, par l'odeur du bon client alléchée, est toute prête à lui en fournir une. La machine médiatique s'emballe, et bientôt le pays ne parle plus que de ça. Pensez-vous, cet homme ne dit pas que des âneries ! En voilà un au moins qui ne mâche pas ses mots. Et ça fait du bien, en ces temps de crise... Hitler est ravi, qui n'en demandait pas tant.
Il le sent, le pays est prêt. Reste à porter l'estocade qui lui permettra d'achever enfin ce qu'il avait commencé...

8,10 €
Vendeur : Amazon
Parution :
Format: Poche
405 pages
ISBN : 978-2-2640-6651-0
Les avis

L’auteur a choisi de raconter cette histoire du point de vue d’Hitler, ce qui est forcément bien vu : on comprend plus facilement son étonnement, et tout ce qui lui passe par la tête à la vue de la « nouvelle » Allemagne… ça aurait été moins crédible avec un point de vue externe.


J’ai beaucoup aimé le fait qu’au début, même s’il sait qu’il est en 2011, Hitler pense que l’Allemagne nazie est toujours d’actualité, que le Reich est toujours debout. Il pense dur comme fer à sa victoire lors de la Seconde Guerre Mondiale, et bien évidemment la situation créé de sacrés quiproquo, j’ai énormément souri.
Le fait que les autres pensent qu’Hitler est un comédien qui prend son rôle très à cœur, alors que celui-ci est on ne peut plus sérieux et tente de « sauver » l’Allemagne, est vraiment bien joué : le quiproquo est omniprésent, à la fois drôle et inquiétant : où tout cela va mener si on laisse libre parole à Hitler ?


Le progrès du « plan » d’Hitler est bien travaillé : au début, personne ne le prend au sérieux, et donc certains l’encouragent, pensant à un divertissement. Peu à peu, il installe ses idées.
J’ai également beaucoup apprécié le fait qu’Hitler ne voit pas l’horreur de son idéologie, malgré que tout le monde dise que c’était une erreur : cela prouve sa folie, il ne peut penser qu’il avait tort. De même, il ne peut envisager la chute du Reich, que son combat n’a pas abouti, et il compare chaque événement avec ses anecdotes de guerre.


Malgré une histoire très intéressante, c’est une lecture en demi-teinte : j’ai aimé la progression d’Hitler, sa montée en puissance qui prouve qu’on peut facilement arriver à manipuler une population grâce aux médias de masse, qui ne pensent qu’à faire de l’audimat.
Malheureusement la fin m’a beaucoup déçue, et j’ai presque eu envie de dire « Tout ça pour ça ? ».

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