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La Femme de papier
De Françoise Rey
Editeur : Pocket
Parution le : 1 Janvier 1990

Renvoyée à sa plume après une fulgurante et torride liaison, une femme écrit à son amant. "Le coeur tendre, le ventre désoeuvré", elle effeuille l'album de leurs souvenirs, de leurs folies. Avec les vrais mots de l'impudeur, elle invite le lecteur éberlué à la suivre dans un voyage mouvementé au bout de la sensualité... De son compagnon, nous ne connaîtrons que deux couleurs : le jaune de ses yeux et le vert de son pull... Mais nous découvrirons vite ses caprices et ses fantasmes auxquels elle se soumet, tout en laissant parler son propre corps. Jamais une femme n'est allée aussi loin dans l'évocation de sa vie érotique. Cela donne un roman libertin, une histoire de corps qui viendra mourir dans les profondeurs du coeur !

  • [Poche]

  • Commentaires Amazon

    2007-07-06Note : 4/5
    Une jolie plume pour des scènes allant creshendo
    Je dois dire que j'ai bien aimé ces nouvelles ! C'est une amie (un peu plus qu'une amie) qui m'a prêté ce recueil. Et elle a raison, sans être uen femme, j'ai pu deviner un peu les sensations, les émotions, les fantasmes. Cela est à rapprocher du chapitre "Lilas" dans le roman "Bruissements d'ailes". Ces 2 livres constituent une bone lecture de vacances , au soleil, ou sous les couettes !

    Merci Dédelle.

    2007-04-21Note : 3/5
    rougissez chairs, chaudes et nues, les mains grattent le papier
    Aussitôt entrevue la passion des chairs, tel rituel orgasmique fulgurant, je cherche le Dionysos , ce dieu grec des arts lyriques, de l'ivresse et de la passion.
    Euripide dans ses Bacchantes dit :
    " Ce fils rugissant et grondant que Zeus eut d'une mortelle, la princesse thébaine Sémélé, fait partager à ses fidèles son goût pour les lacérations de chairs vives ". Ce rituel procure une telle ivresse aux fidèles du Dieu qu'ils entrent dans une sorte de délire hallucinatoire " Plus encore : Dionysos Omestès, le mangeur de viande crue pouvait être affamé de chair humaine et entraîner ses adeptes à se livrer à l'allélophagie.
    Si l'expression « je te mange tout cru », passe inaperçue dans le texte de Rey, j'entrevois ces fidèles serviteurs adorer leur Dieu, ici en l'occurrence, le Sexe dans toute ses dimensions, pardon, sous toutes les coutures.
    Lâchez les étalons ! Les juments gourmandes hennissent, dandinent de la croupe, la nature gonflée, rougissante d'attendre, fébrile, la saillie du mâle prometteur.
    La pornographie chuchote ses mots dits, à l'oreille inquisitrice, l'érotisme dévaste à petit feu les domaines de lutte partisane, de lits en couche, de chaise en tabouret inconfortable.
    L'animalité transpire son cortège de violence et de cruauté. Mélange d'amour et de vice, les invites à la fornication s'ingénient de stratagèmes les plus torrides qui soient.
    Dépendance du corps comme addiction sournoise, point d'avenir sur cette voie étroite, même si comme Kundera (la lenteur), un personnage peut y voir un trou du cul vaste et accueillant.
    La petite chatte ronronnante se métamorphose en chienne dévoreuse de cadavres mous, aussi tendre qu'une pelle mécanique est sensible face à un bloc granit inébranlable.
    Quels qu'en soient les laborieux usinages putatifs, ici la science du con s'attache à la performance dominatrice , toutes perversions confondues.
    (Réf à la scène de viol page 41, dont je ne mettrais pas en ligne, la brutalité permissive).
    Je suis content d'avoir lu ce premier livre de Françoise Rey, me permettant d'analyser mes sentiments vis à vis de cette attitude débridée.
    Combien j'aimerais rencontrer cette femme de papier l'espace d'une heure à peine, pour épancher la vigueur de quelques besoins naturellement spongieux.
    Combien je m'ennuierais d'elle, et elle de moi, sitôt consommé, sitôt consumé les flammes d'un feu de paille devenues cendres froides s'envoleraient comme poussières de rien, avilisant le néant.

    Si la peau nue, carapace de nos chairs vives ressemble à nos oripeaux, au delà d'eux, sommeille un monde qui chavire les sens de l'extase.
    Il n'existe pas de livre, bon ou mauvais. Ici le culte du cul arbore, hampe dressée, fanal rougissant, les imbriquements sirupeux, laborieux(bertrand-môgendre)


    2007-04-10Note : 1/5
    Ne vous trompez pas de rayon...
    Ce livre met clairement en évidence la relation parfois ambigüe entre érotisme et pornographie. Il ravira ceux qui se délectent de cette dernière et de sa liberté à explorer des mondes étranges (sado-maso, scatologie, exhibitionnisme pour ne citer que ceux-là). Mais si vous cherchez un livre érotique au beau sens du terme (tendresse, plaisir et folie au service de l'amour), vous risquez d'avoir comme moi la désagréable impression d'avoir été trompé sur la marchandise et vous vous débarasserez bien vite de cette Femme de Papier (toilette)...

    2006-11-11Note : 4/5
    bon début
    un début torride qui s'effiloche vers une fin fade. ceci dit, l'ensemble des des nouvelles est ntéressant, troublant, voire enivrant. A mettre entre toutes les mains.

    2006-10-17Note : 4/5
    Le femme de papier prend son pied
    Je n'ai pas l'habitude lire de la littérature érotique, et il m'est donc bien difficile de juger cet ouvrage par rapport à d'autres.
    Cependant, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre. Tout d'abord, parcequ'il est magnifiquement bien écrit. L'auteur a un style mordant, imagé et plein d'humour, ça se lit trés facilement. Et puis, j'ai beaucoup apprécié le côté crescendo des nouvelles : au début, c'est presque "banal", et plus on avance dans la lecture, plus on franchit des palliers qu'elle ne pensait elle-même pas franchir. Il y a des scènes d'anthologie, où l'on ne peut s'empêcher de sourire tellement la situation est cocasse (la scène avec le médecin obstétrique est fabuleuse).
    Mais qu'en est-il de l'érotisme allez-vous me dire ? Il est trés présent. De là à dire que ça en est excitant, je crois que cela dépend avant tout du lecteur. Cela ne m'a pas particulièrement émoustillé, mais je ne le lisais pas pour ça (ceci explique peut-être cela). De plus, je pense que ce livre est plutôt destiné aux femmes, d'une part parceque c'est tout de même une femme qui raconte ses expériences et que cela doit être beaucoup plus facile de s'identifier à elle quand on est du sexe féminin, et d'autre part, parceque c'est une sorte d'exhutoire, comme si la relation qu'elle entretenait avec l'Homme naissait avant tout d'une lutte avec elle-même.
    Une chose m'a chiffoné : la conclusion de l'ouvrage, qui insinue qu'il ne faut pas mélanger sexualité débridée et amour, comme si l'amour était une contrainte sexuelle avant d'être un aphrodisiaque.
    Ouvrage trés intéressant, bien écrit, aux nouvelles bien proportionnées (si je peux me permettre) : je recommande.

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