|
Fiche livre | | |
 |
 Cliquez pour agrandir | Je vais bien, ne t'en fais pas De Olivier Adam Editeur : Pocket Parution le : 15 Avril 2001
Une autre lettre de Loïc. Elles sont rares.
Quelques phrases griffonnées sur un papier. Il va bien. Il n’a pas pardonné. Il ne rentrera pas. Il l’aime. Rien d’autre. Rien sur son départ précipité. Deux ans déjà qu’il est parti. Peu après qu Claire ait obtenu son bac. De retour de vacances, il n’était plus là. Son frère avait disparu, sans raison. Sans un mot d’explication. Claire croit du bout des lèvres à une dispute entre Loïc et son père. Demain, elle quittera son poste de caissière au supermarché et se rendra à Portbail. C’est de là-bas que la lettre a été postée. Claire dispose d’une semaine de congé pour retrouver Loïc. Lui parler. Comprendre. | [Poche]
Commentaires Amazon| 2007-06-09 | Note : 4/5 | Un bon moment... J'ai bien aimé ce petit roman. Il se lit facilement et rapidement. Le style assez particulier, la majorité des dialogues est insérée dans le texte, on assiste à des descriptions que le lecteur sera peut être tenté de sauter (vous le découvrirez par vous même). Pour ce qui est de la fin... Je trouve que l'histoire se termine en "queue de poisson", j'attendais un peu plus d'explication, tout est implicite. Je recommande cependant ce roman.
| | 2006-02-13 | Note : 4/5 | Portrait d'une existence fragile et délicate Claire Tellier mène une existence triste et fragile. Elle est caissière chez Shopi à Paris, métier peu enviable, et rentre chaque soir chez elle "les yeux pleins d'étiquettes, la tête farcie de codes-barres." Elle n'a pas d'amis et les hommes qu'elle rencontre à des fêtes la traitent comme une fille facile. C'est peut-être la raison pour laquelle elle reste intimement liée à ses parents, Irène et Paul, auxquels elle rend fréquemment visite. À trois, ils évoquent alors le souvenir du frère de Claire, Loïc, qui les a quittés à la suite d'une dispute avec son père. Le souvenir de Loïc est si présent dans l'esprit de Claire qu'il prend presque la forme d'une obsession. Pourtant Loïc écrit parfois des cartes postales qu'il envoie dans une enveloppe chez ses parents ? elle est toujours exclusivement adressée à Claire - et qui contiennent généralement la phrase qui donne le titre au roman de M. Adam. Comme la dernière carte a été envoyée de Portbail, Claire décide d'y passer ses vacances et tenter d'y retrouver Loïc. Au fil du récit, le lecteur en apprend davantage sur l'enfance de Claire, sur le sort de Loïc, sur l?identité de l'expéditeur des cartes postales et le récit se termine tout de même sur une note optimiste. Un bon roman qui dresse le portrait d'une jeune femme solitaire dont l?existence est difficile et qui est hantée par le souvenir de son frère disparu.
| | 2005-07-10 | Note : 4/5 | dérangeant "Je vais bien ne t'en fais pas" est le premier roman d'Olivier Adam. Du pour et du contre dans ma lecture : dérangeant, bouleversant, époustouflant, dans les surprises qu'apportent le récit et la chute de l'histoire, que je ne veux bien sûr pas révéler, dans ce comportement des parents que je désapprouve et qui marquent longtemps le lecteur. Une écriture sobre et attachante pour nous parler de Claire, cette jeune femme complètement paumée depuis que son frère aîné a disparu. On a envie de la secouer, de la sortir de sa torpeur et de sa vie médiocre, entre tapis roulant de supermarché et soirées lamentables. Quelques points que je trouve agaçants : une écriture que l'on peut très facilement dater, Olivier Adam est trentenaire et ça se voit : des tonnes de référence culturelles, musicales, commerciales, quand on a à peu près le même âge, on s'y retrouve, mais les autres lecteurs apprécient-ils ce matraquage référentiel et publicitaire ? Les énumérations de produits (avec marques à l'appui) qui défilent sur le tapis roulant de la caisse de Claire m'ont un peu lassée, était-ce bien utile d'en mettre autant ? J'ai l'impression de me prendre en pleine face une génération de trentenaires complètement blasés et dépressifs, pfiou, plombant ! Et dommage que la fin, même si elle est optimiste et pudique, n'ait pas davantage donné de réponses à la disparition du frère. Dans l'ensemble, un auteur marquant, que je vais continuer à découvrir...
| | 2004-05-28 | Note : 4/5 | Vague à l'âme Quel poids ce maigre roman d'Olivier Adam ! Seulement 156 pages qui vous plombent presque le moral, tellement l'absence y est dépeinte solennellement et magistralement. "Je vais bien, ne t'en fais pas" sont les quelques mots qu'adresse le frère absent, disparu, parti... Des mots griffonnés sur une carte postale et adressés exclusivement à sa soeur. Loïc est parti depuis deux ans, Claire le pleure en silence. Sans nouvelles de lui, elle tente de broder son quotidien, elle est caissière au Shopi, elle loge un petit appartement dans un quartier parisien qu'affectionnait Loïc, elle a peu d'amis, ou pas du tout, elle erre de rencontres hasardeuses en vacances à la recherche de ce frère qui lui manque trop. Sans prévenir des parents meurtris au fond d'eux, Claire part dans ce village où Loïc a posté sa dernière carte postale.. Peut-être le retrouvera-t-elle, l'apercevra-t-elle, ou tentera-t-elle de suivre ses traces, son chemin et de comprendre ce départ inexpliqué... En chapitres courts et incisifs, l'auteur bouleverse son lecteur avec des mots simples, forts et qui écorchent son héroïne et nous en même temps. Claire est une jeune femme fragile et touchante, complétement désemparée. Son désarroi est poignant et se lit à travers les lignes. On s'apitoie sur son quotidien misérable, sur ses rencontres loupées et ses aventures sentimentales bancales et pitoyables. Une nouvelle fois, Olivier Adam nous percute en plein coeur. Son roman est une boule de bowling qui renverse ses quilles de lecteurs. Des mots forts et violents pour une rage contenue, une injustice totale qu'on tente d'hurler pour secouer la jeune Claire, lui venir en aide et la sortir de sa mélasse. "Je vais bien, ne t'en fais pas" est un roman terrible, dans le sens positif. Il décèle un secret effarant qu'on découvre avec ahurissement. C'est à la fois évocateur et pudique, sensible et saisissant. Un roman qui imprime son empreinte pour un bon moment ...
| | 2003-09-08 | Note : 4/5 | Un roman qui démarre au diesel Le style de Adam est "haché". Des phrases courtes, des dialogues minimalistes voire remplacés par la narration (ce qui de temps en temps donne quelque chose d'un peu lourd à mon sens). L'histoire en elle même est crescendo; le départ est lent à entrer dans le vif du sujet (mais le bouquin n'est pas bien épais). Lorsqu'on arrive aux trois quarts du livre, l'histoire devient intéressante. On sent le malaise de vivre de Claire (le personnage principal) à chaque page. A mon goût, les rapports entre les personnages sont assez éthérés. Ceci dit, le livre a le mérite de se lire en un après-midi. Le malaise entre les personnages atteind son paroxysme à la fin, dans les dix dernières pages. Ce qui m'a déplu, c'est l'omniprésence des marques publicitaires. Nous sommes assez entourés par les pubs quotidiennement, et le fait de voir autant de noms de marques dans un roman est un peu embêtant. Dommage sur ce point.
|
Donnez votre avis  Acheter ce livre| Acheter en ligne | Acheter chez votre libraire | Amazon
 | Indiquez votre code postal pour trouver les librairies près de chez vous |
|