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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | L'obsession anti-américaine Son fonctionnement - Ses causes - Ses inconséquences De Jean-François Revel Editeur : Pocket Parution le : 4 Septembre 2003
Depuis l'émergence des Etats-Unis comme unique "hyperpuissance", à la fois économique, stratégique et, jusqu'à un certain point, culturelle, l'animosité à son égard a décuplé. Cette diabolisation a même poussé certains courants islamistes jusqu'à l'hyper-terrorisme religieux qui a surgi en 2001. Qu'est-ce qui, dans cet antiaméricanisme général, est fondé sur une connaissance des réalités, sur une analyse des faits ? Comment l'Amérique est-elle vue par les autres et comment est-elle en elle-même ? | [Poche]
Commentaires Amazon| 2008-05-07 | Note : 1/5 | Venez, venez donc voir vous-meme... Tous ceux qui aiments ce livre et trouvent que l'anti-americanisme des francais est deplace, venez donc vivre ici aux USA, plus d'un mois bien sur. Moi, cela fait 30 ans que j'y suis, j'ai vecu dans trois etats tres differents politiquement. Et je suis americaine maintenant. Et j'ai vraiment etudie la facon de vivre, la personalite des gens, et surtout j'ai suivi la politique de tres pres. Mes conclusions sont interessantes dans le sens que je suis venue vivre ici car j'adorais les Etats Unis. L'Obsession anti-americaine des francais doit surement provenir de sources tres profondes de personnes qui ont decouvert la riviere souterraine constante qui coule sous ce pays. Il n'y a pas vraiment de difference entre les deux partis politiques. Les corporations et medias-corporations sont l'ultime puissance ici. Voter ne rime plus a grand chose. De plus en plus de gens que je rencontre et qui veulent bien discuter politique, ce qui est assez rare, ont decide de ne plus voter, quelques uns sont deja arrives a cette conclusion dans les huits annees passees.
Donc les arguments de Monsieur Revel sont vraiment des arguments suspects a mon humble avis.
| | 2008-01-31 | Note : 5/5 | Indispensable. Si je ne me trompe pas, je crois qu'il s'agit du dernier ouvrage de Jean-François Revel que j'ai eu l'immense bonheur de lire, avant que malheureusement il ne disparaisse (ceux sur la gastronomie ne m'intéressant pas a priori).
Chaque année, à peine achevé le dernier ouvrage sorti de cet auteur exceptionnel et de référence, je me demandais aussitôt quel serait le prochain thème abordé et étais impatient de le savoir, trouvant le temps long. C'est donc avec une peine particulière que j'ai appris en 2006 le décès de cet auteur majeur, qui laisse toutefois une oeuvre très riche et complète et m'a ouvert vers de très nombreux autres horizons, faits d'auteurs et de lectures à profusion, chaque lecture en induisant une autre et chaque nouvel auteur étant susceptible de déboucher sur une découverte source de multiples autres ouvertures (voir mes commentaires).
Cet ouvrage a eu un assez fort retentissement à sa sortie et venait à point nommé pour évoquer et analyser en profondeur ce lancinant phénomène d'anti-américanisme, que notre célèbre académicien qualifie à juste titre d'obsession.
Il était temps qu'un intellectuel de grand talent décortique avec finesse et intelligence les mécanismes de cette maladie, mieux que d'autres ouvrages intéressants ont pu le faire.
Et lorsque je songe à cet état d'esprit , je revois la couverture du célèbre ouvrage « L'Envie », d'Helmut Schoeck, aux éditions Les Belles Lettres, sur laquelle est reproduite une partie d'une peinture de J. Bosch qui symbolise parfaitement ce mécanisme qui me « dépasse », et que j'ai l'impression de retrouver en diverses occasions dans la vie de tous les jours.
Les raisons de ce sentiment anti-américain sont multiples et je ne saurais y revenir sans amoindrir la portée de cet essai, tant il est passionnant.
Un seul conseil : le lire. Indispensable, comme je l'indique en titre, pour qui veut chercher à comprendre et avoir affaire à une pensée structurée, claire et pleine de tout le recul nécessaire à l'investigation d'un sujet aussi fondamental que préoccupant.
Du très grand Revel.
| | 2007-11-15 | Note : 5/5 | Jean-François Revel nous a quitté Jean-François Revel était un esprit libre et libéral. Avec des auteurs comme Raymond Aron, il fut un des rares intellectuels à prendre fait et cause pour le libéralisme au cours des années 70 à 90'.
Jean-François Revel nous livre ici un ouvrage écrit en 2002 quand, après les retombées du 11/09 2001 et le retentissant éditorial du Monde de JF Colombani - "nous sommes tous américains", les intellectuels et les médias français sont revenus à leur antienne de l'anti-américanisme.
Dans cet ouvrage vif et argumenté, Jean-François Revel va démonter tant les arguments de l'anti-américanisme que redresser un certain nombre d'informations et d'analyses sur la politique américaine tant aux USA que dans le monde. En 2007, cet ouvrage n'a pas pris une ride.
Jean-François Revel nous a quitté en 2006 et c'est bien dommage...
| | 2006-08-28 | Note : 5/5 | radiographie d'une névrose collective ...Une Amérique totalement dominante économiquement, politiquement, militairement et -comble du comble au pays de Voltaire et Rousseau - culturellement, tout en étant totalement méprisée. La situation est pour le moins malsaine et devrait nous questionner un peu plus sur nous-mêmes et surtout sur notre aptitude à nous accommoder de cette schizophrénie ordinaire vis-à-vis des yankees.
Le livre de JF revel est un pamphlet stimulant, vif, mordant et richement argumenté dont la lecture ne peut laisser indifférent. Il enfonce un coin dans le consensus qui règne en France autour de l'antiaméricanisme ; car s'il est un thème central qui unit en France la droite et la gauche (y compris les extrêmes), c'est bien celui de l'Amérique. La Corée du Nord ou l'Iran divisent davantage que la patrie de Lincoln...Il ne serait pas vain de se demander pourquoi... De fait, le livre est éclairant sur la place absolument centrale de l'antiaméricanisme dans la vie culturelle et intellectuelle de notre beau pays, tellement centrale qu'on en vient inévitablement à se demander comment nous parviendrions encore à penser la complexité du monde sans cet ennemi américain... L'antiaméricanisme, comme seul et unique « racisme » de bon aloi au pays des droits de l'homme... Qui, ici, a-t-il jamais envisagé la question sous cet angle ? Notons encore que « l'antiaméricanisme » est une notion figurant dans tous nos dictionnaires. Jamais nous n'avons ressenti le besoin d'inventer un antirussisme, un antichinisme, un anti- iranisme... Est-ce à dire que ces pays ou leur histoire récente nous inspirerait davantage de respect ou même que nous nous en sentions plus proches ? Il me semble que la simple existence du vocable « antiaméricanisme » dans le Robert ou le Larousse devrait déjà nous conduire à nous interroger... En résumé, comme souvent Revel pense à contre-courant et déplace intelligemment les perspectives en nous sortant des ornières de l'arrogance franco-centriste.
| | 2006-08-16 | Note : 1/5 | bravo le sophiste ... le propos de revel se ramène à nous dire ces banalités que 1) tout Etat cherche la puissance de son pays dans le concert des nations, les Etats-Unis comme la France, 2) que notre temps est celui de la super-puissance américaine, depuis 1940-45, et plus de la France (17ème siècle de Louis XIV et brève épopée napoléonienne) ou de la GB (19ème siècle), qui ont perdu leurs empires coloniaux et n'ont pas su se doter de l'appareil et du système économiques les plus dynamiques (hourra pour le capitalisme décomplexé!), 3) que de tout temps, les faibles jalousent les forts et suscitent la haine et des légendes noires, et que de ce fait, les USA devaient subir un anti-américanisme généralisé, des anciennes grandes puissances déchues offensées et nostalgiques, comme des pays du tiers-monde qui n'acceptent pas leur nullité. Cela épuise-t-il la valeur des critiques faites aux USA? Doit-on pour autant se taire sur les crimes, les politiques impériales, les sophismes cyniques de l'Etat US ou sur les graves inégalités du prétendu "Etat providence", d'ailleurs bousillé par la révolution conservatrice admirée par JF Revel (ancien admirateur des démocrates et de JFK, passons sur l'incohérence), sous prétexte qu'on n'a pas un passeport US et qu'on est suspect de jalousie? Qui a dit d'ailleurs, à part Revel - spécialiste des montages de textes - que les horribles "anti-américains" étaient aveugles aux défauts de leur Etat et de leur société?!... Mais avec Revel, soit on est un nationaliste et on doit avouer sa jalousie devant la réussite américaine, soit on est un gauchiste et on est un criminel stalinien, soit on est islamiste et obscurantiste. USA=progrès=capitalisme. Un peu gros? Non, l'idéologie américaine dominante. Ajoutez que critiquer le système de pouvoir et d'aliénation américain, c'est être contre la liberté, le droit, la modernité libératrice (Hiroshima?) et vous avez tout compris. ça manque un peu de dialectique ou simplement de grosses nuances. Revel construit un monstre ridicule et incohérent pour éviter de parler des vrais sujets d'inquiétude ou d'émotion devant la machine américaine. Que d'autres élites capitalistes et nationalistes ne valent pas mieux au fond, cela doit-il nous rassurer sur la santé du système qui triomphe aux Etats-Unis et dont les USA sont le fer de lance?! Silence sur l'essentiel. Il fallait oser, mais c'était sa spécialité depuis des lustres. S'il n'avait vécu, il aurait fallu l'inventer! Le plus cocasse est que Revel a joué les anti-idéologues toute sa vie.
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