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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Requiem De Antonio Tabucchi Editeur : Christian Bourgois Parution le : 10 Juin 1998
" C'est un récit bien extraordinaire, une " hallucination ", un " rêve " portugais. Dans une ferme de l'Alentejo, par un dimanche caniculaire de juillet, le narrateur, un Italien qui lit à l'ombre d'un mûrier Le Livre de l'intranquillité de Fernando Pessoa, s'endort : il rêve qu'il erre par cette même après-midi " dans une Lisbonne déserte et torride " où il rencontre, indifféremment " des vivants et des morts ". Requiem a été écrit directement en portugais. " Une histoire pareille ne pouvait être écrite qu'en portugais " explique Tabucchi dans une note liminaire, exigeait en tout cas " une langue différente, une langue qui soit un lieu d'affection et de réflexion ". Pour ce Toscan auteur de récits singuliers, rien d'étonnant à ce que cette osmose ait pris le visage emblématique de Fernando Pessoa, figure tutélaire et ange protecteur, fantôme éternel de Lisbonne. |
Commentaires Amazon| 2006-07-12 | Note : 4/5 | Une promenade enchanteresse Dans la lignée du fil de l'horizon, ce livre est une ballade onirique dans un Lisbonne caniculaire. Le narrateur y rencontre des personnages ayant marqué son existence (vivants comme morts) et fait aussi la connaissance d'excentriques (copieur de details des tableaux de Jerome Bosh, par exemple).
Tabucchi y créé une athmosphère onirique, étrange à partir de rien (voir son utilisation récurrente de l'ellipse).
Par ailleurs, l'essai qui suit sur la génèse du récit, est un très beau témoignage sur le rapport à la langue et contient de belles réflexions sur la voix.
En bref, un autre excellent livre d'un grand auteur.
| | 2003-01-13 | Note : 5/5 | Un Tabucchi espiègle Il y a d'abord le Tabucchi élégant, celui qui frappe tout de suite, économe, précis, sourcilleux. Parfois même, il y a un Tabucchi qui pousse l'élégance jusqu'à en être pédant, comme dans "Il se fait tard, de plus en plus tard". Mais il y a aussi un Tabucchi qui parfois se fait espiègle, jovial, presque bon enfant à sa manière. Si le Requiem n'est pas le plus connu de ses livres, il est irrésistible. Construit comme l'inoubliable "Nocturne Indien", comme un savant enchevêtrement du rêve et de la réalité, il glisse presque vers le grotesque, l'autodérision et fourmille d'admirables portraits des petites gens de Lisbonne: chauffeurs de taxi, serveurs, maîtresses de maison, gardiens de cimetières, gitans, contrôleurs de train... Avec le Requiem, Tabucchi se fait grivois et parvient à nous arracher des éclats de rire. En préambule, il prévient son lecteur en citant Drummond de Andrade: "Ce qui vient de la rue me suffit, sans message, et qui, tout comme nous nous perdons, à son tour s'est perdu". Objectif atteint, mention Très honorable.
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