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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Ellen Foster De Kaye Gibbons Editeur : Christian Bourgois Editeur Parution le : 21 Septembre 2006
A la mort de ses parents, Ellen Foster, onze ans, est ballottée de foyer en foyer. Chez sa grand-mère peu affectueuse, chez son professeur de dessin où elle connaît un intermède paisible, puis chez sa tante et sa cousine, où les choses se passent si mal que, le soir de Noël, Ellen décide tout bonnement de s'en aller et de frapper à la porte de Laura, une mère d'accueil. Dans ce récit à la première personne, conté par une enfant à qui la vie ne sourit pas, Kaye Gibbons décrit la petite société mesquine du sud des Etats-Unis avec ses idiomes, son racisme. Au-delà d'une histoire, il y a un ton, un mélange de monologue intérieur, de grotesque et d'humour rappelant le monde violent de Flannery O'Connor et le réalisme de Mark Twain. | [Poche]LittératureL'avis de Rue des livresJe vais faire dans l’ultra minimaliste, en vous recommandant aussi de ne pas lire la 4° de couv, son début tout au moins qui en dit déjà trop. Il faut juste savoir que nous avons affaire à la petite Ellen, onze ans, qui nous raconte son parcours, en mêlant habilement passé et présent. Le sud des Etats-Unis, une histoire familiale horrible, et une gamine qui n’a pas une once de misérabilisme dans son discours, pas un gramme de mauvais en elle.
C’est incroyablement brillant, ça tient du génie, la plume de Kaye Gibbons est époustouflante, il s’agit ici de son premier roman et il n’y a RIEN à changer, pas un mot.
C’est du nectar, et je m’en voudrais de le troubler en en parlant mal.
Lisez-le, c’est tout.
4° de couv (la fin) : « Au-delà d’une histoire, il y a un ton, un mélange de monologue intérieur, de grotesque et d’humour rappelant le monde violent de Flannery O’Connor et le réalisme de Mark Twain. » cuné |
Commentaires Amazon| 2007-07-22 | Note : 5/5 | Très émouvant L'auteur écrit avec les mots et les sentiments que l'on peut vivre à 11 ans dans une histoire aussi terrible. c'est criant de réalisme et c'est sans doute ça qui vous prend aux tripes. Vous y êtes, avec la petite, et vous êtes ému, sans aucun doute. J'ai aimé Elle Foster comme j'ai aimé Darling de Jean Teulé. Je conseille sans hésiter sa lecture. C'est un vrai plaisir.
| | 2007-06-06 | Note : 3/5 | Quand une lueur d'enfance triomphe du sordide Ellen Foster a tout juste 11 ans lorsqu'elle perd sa mère et qu'elle rêve de tuer son père, toujours ivre mort et violent tant verbalement que physiquement. Le plus souvent il ignore qu'il a une fille, et c'est mieux ainsi. Elle se réfugie alors chez son amie Starletta, une gamine issue d'une famille noire, qui vit dans une grande pauvreté mais où l'amour familial réchauffe le caeur d'Ellen. Mais le racisme sévit encore, dans le sud des Etats-Unis, et c'est mal vu. Ballottée de famille d'accueil en membre de la famille proche, Ellen n'a que la méchanceté et l'avarice des siens pour grandir. Elle finira par choisir elle-même la famille où elle a envie de se poser. Bien que tout soit grave et sordide autour d'elle, Ellen a une lucidité et une foi en la vie qui surprend et qui met du baume au caeur.
C'est un beau récit où une lueur d'enfance balaie d'un revers toute la médiocrité des adultes.
J'ai bien aimé ce livre, pourtant je n'ai pas d'empressement particulier : prenant et bien écrit, c'est néanmoins du déjà lu.
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