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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | L'Étourdissement Prix du Livre Inter 2005 De Joël Egloff Editeur : Buchet-Chastel Parution le : 7 Janvier 2005
Le matin ne ressemble pas à l'idée qu'on se fait du matin. Si on n'a pas l'habitude, on ne le remarque même pas. La différence avec la nuit est subtile, il faut avoir l'œil. C'est juste un ton plus clair. Même les vieux coqs font plus la distinction. Certains jours, l'éclairage public ne s'éteint pas. Le soleil s'est levé, pourtant, forcément, il est là, quelque part au-dessus de l'horizon, derrière les brumes, les fumées, les nuages lourds et les poussières en suspension. Il faut imaginer un sale temps par une nuit polaire. C'est à ça qu'elles ressemblent nos belles journées. |
Commentaires Amazon| 2008-03-20 | Note : 3/5 | L'étourdissant Dans un lieu improbable, entre l'aéroport et un supermarché, tout près de la décharge, se trouve l'Abattoir. C'est là que travaille le narrateur, jeune homme célibataire qui vit avec sa grand-mère acariâtre. «L'Abattoir, c'est pas vraiment le boulot dont je rêvais... Ça fait tellement longtemps que ça saigne, j'en ai des vertiges de cette hémorragie.» Il y a bien un peu d'amour, les filles à la pause, l'institutrice entrevue et dont il rêve, rêve sans oser lui parler. Et puis quelques copains avec qui on projette des voyages et des aventures sans lendemain...
Il manque un petit quelque chose pour que l'ensemble décolle.
| | 2007-04-21 | Note : 3/5 | Dérangeant ! Malgré un réel malaise ressenti dès le début de la lecture, la curiosité de suivre jusqu'au bout le personnage principal, bien attachant tout de même, a été plus forte que l'envie d'abandonner.
Le contexte est effectivement glauque (là, je ne trouve vraiment pas d'autre mot) mais surréaliste ce qui peut ainsi rassurer le lecteur. La vie du personnage est lugubre et profondément sinistre, limite angoissante. Il ne semble pas vraiment vivre, disons plutôt qu'il survit . Dans ce monde hostile, il parvient cependant à entretenir un tant soit peu son âme poétique, c'est certainement ce qui retient le lecteur.
Un livre dont on ne sort pas indemne. Rien à voir donc avec les précédents ouvrages plus enjoués de lauteur.
Quoique l'univers de "Ce que je fais là, assis par terre" plantât déjà une plus sinistre orientation dans l"écriture de Joël Egloff qui demeure, malgré tout, toujours admirable.
| | 2007-04-21 | Note : 3/5 | Dérangeant ! Malgré un réel malaise ressenti dès le début de la lecture, la curiosité de suivre jusqu'au bout le personnage principal, bien attachant tout de même, a été plus forte que l'envie d'abandonner.
Le contexte est effectivement glauque (là, je ne trouve vraiment pas d'autre mot) mais surréaliste ce qui peut ainsi rassurer le lecteur. La vie du personnage est lugubre et profondément sinistre, limite angoissante. Il ne semble pas vraiment vivre, disons plutôt qu'il survit . Dans ce monde hostile, il parvient cependant à entretenir un tant soit peu son âme poétique, c'est certainement ce qui retient le lecteur.
Un livre dont on ne sort pas indemne. Rien à voir donc avec les précédents ouvrages plus enjoués de lauteur.
Quoique l'univers de "Ce que je fais là, assis par terre" plantât déjà une plus sinistre orientation dans l"écriture de Joël Egloff qui demeure, malgré tout, toujours admirable.
| | 2007-02-06 | Note : 5/5 | Je suis fan !!!! L'année démarre bien pour moi côté littéraire avec la découverte de Joel EGLOFF. Tout est présent dans ce livre pour une réussite explosive. Du misérabilisme tourné en dérision, une très bonne dose d'humour noir, des personnages attachants, la grand mère façon tati Danielle des quartiers pauvres, le personnage principal drôle, généreux et naïf. Un petit côté "Famille GROSEILLE" pour un pur moment de bonheur. Je vous le conseille vraiment. COUP DE COEUR
| | 2006-10-27 | Note : 4/5 | Poisseux... mais "sublime" Un type travaille dans un abattoir et vit seul chez sa grand-mère, pas loin d'une station d'épuration, d'un aéroport et en-dessous des pylônes et fils électriques. Le trou perdu du monde. Un endroit où on pressent les personnages carrément abrutis et en sursie. Abrutis par le bruit, les avions qui passent pas loin des toits des maisons. Abrutis par l'odeur, l'eau qui mousse, les poissons malades, les champignons indigestes, les meutes de chiens, le brouillard opaque, les animaux qui s'époumonnent avant d'être étourdis et zigouillés, la grand-mère méchante et mauvaise langue. C'est franchement glauque, lugubre, morose, sinistre et déprimant ! Pourtant la lecture de "L'étourdissement" échappe à ce sentiment poisseaux qui est envahissant, l'écriture de l'auteur illumine incroyablement l'ensemble de ce roman ! D'ailleurs, ça se lit d'une traite ! C'est "sublime", à sa manière...
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