 Cliquez pour agrandir | CorpsDe Fabienne Jacob
Editeur : Buchet-Chastel Parution le : 19 Août 2010 ISBN : 978-2-2830-2465-2 EAN13 : 9782283024652
Chaque jour, Monika arrive la première à l’Institut de beauté. Elle est étrangère, d’origine polonaise, et n’aime pas cette ville impersonnelle et grise où elle travaille. Chaque jour, avant l’arrivée des clientes, elle pense avec nostalgie à son enfance, dans une ferme, dans un vrai pays, avant, avec de vraies saisons. Elle se souvient qu’avec sa sœur elles ne pensaient qu’à une seule chose : comment vient-on au monde ? Monika observe, écoute, juge parfois les femmes qu’elle voit défiler dans sa cabine. Toutes lui racontent des histoires, des plus anodines aux plus intimes. Alix qui ne veut pas d’un homme qui l’aime, Adèle une vieille femme qui a été tondue à la Libération, la femme du boucher, blanche, frileuse, si solitaire…
Corps est un roman poétique. Loin des chairs lisses et insipides que la presse féminine jette en pâture à notre imaginaire, Fabienne Jacob fouille le corps des femmes. Voici un portrait sensible de la femme contemporaine ; entre enfance, âge de tous les possibles, et maturité, âge de quelques lucidités. |
Prix conseillé : 13,50 € - Prix : 12,83 € |
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Commentaires Amazon| 2010-10-28 | Note : 2/5 | Eprouvant J'ai commencé ce livre avec l'espoir de tomber sur l'équivalent littéraire de ces films aux multiples personnages qui finissent par peindre un tableau plus grand que la somme de ses éléments (je pense à Short Cuts d'Altman ou à Magnolia de P.T. Anderson même si je sais bien que je mets la barre très haut, là). La déception est au rendez-vous. Le portrait des clientes et les souvenirs de la narratrice restent désespérément étanches. Impossible également de digérer le style même la moitié du roman passée. Bref, je suis resté en rade.
| | 2010-10-01 | Note : 4/5 | odeurs et couleurs... Voilà un petit roman original et bien écrit. Je lai lu avec plaisir, et cest bien là lessentiel. Avec un extrême souci du détail pour retrouver les couleurs, les odeurs, les sons et les impressions de lenfance, lauteur nous offre des tranches de vie comme des gâteaux gourmands et des offrandes intimistes. Pour ceux qui ont vécu une enfance extra-muros, ces évocations emplies de nostalgie, de tristesse souvent, de mélancolie toujours résonnent comme un hymne à la nature. F. Jacob est une fine observatrice et le ton à certains moments fait penser à Philippe Delerm. Elle raconte ses histoires comme elles lui viennent, sans chronologie, en suivant les sautes de sa mémoire et de son esprit. Mais je dois dire que jai ressenti en général un goût dinachevé comme si les histoires étaient seulement effleurées. Enfin il faut bien reconnaître quune certaine avarice en négations et ponctuation surprend par moment. Toutefois , je considère que la qualité du style et lambiance générale du récit valent que lon retienne ce petit joyau.
| | 2010-09-30 | Note : 3/5 | dérouté j'ai tout d'abord été dérouté par ce livre : après avoir lu le résumé de présentation du livre, je m'attendais à lire quelque chose dans la veine et avec la richesse de "la maladie de sachs" de Martin Winckler. Il faut plutôt aborder à mon sens ce roman comme un ensemble de nouvelles juxtaposées, que comme des confidences dans l'intimité de la cabine de l'institut. J'ai apprécié l'écriture fluide, et j'ai particulièrement été touché par l'évocation de la mère de Monika. Ce roman est court, vite lu, ce que j'ai apprécié, si non je ne serai peut être pas arrivé au bout. Au final, je l'oublierai vite...
| | 2010-09-25 | Note : 4/5 | il y a quelque chose.. Un auteur c'est d'abord un style. Et il y a un style chez Fabienne Jacob: une écriture heurtée, inhabituelle, parfois pressée oubliant les petits mots de liaison ("je peux pas"), parfois très littéraire. Au bout de quelques pages, on comprend: c'est l'écriture d'une petite fille qui est passée dans le corps d'une femme, d'une femme cultivée et instruite. Et le roman raconte aussi celà, comment le corps des femmes sort de l'enfance, et comment la beauté est dans la vérité des corps. Voilà pourquoi je trouve ce livre beau. Faites vous votre propre idée, malgré beaucoup de commentaires négatifs içi..
| | 2010-09-21 | Note : 4/5 | Pas mal, parfois même très juste Même si j'ai tout de suite aimé le style d'écriture très fluide, j'avais du mal à rentrer dedans au départ et j'ai mis le livre à coté à plusieurs reprises... je ne m'accrochais pas... mais à chaque fois que je l'ai repris, il y avait toujours quelques lignes qui m'ont frappé et j'ai fini par bien aimer globalement. Parfois c'est un peu lent et parfois il manque un peu de substance ou de détails, mais souvent Fabienne Jacob manifeste une compréhension très fine des femmes, des petites filles et de l'humanité en général. Ce n'est pas vraiment un roman pour moi, ce sont plus des vignettes, des contes courts. Sa perspicacité impressionne des fois. Ce n'est pas une grande ?uvre littéraire à mon avis, mais un petit livre agréable à avoir dans son sac dans le métro ou sur la table de chevet pour savourer des petits morceaux de temps en temps. J'aurais préféré mettre 3 étoiles et demie mais ce n'est pas possible sur Amazon.
| | 2010-09-14 | Note : 4/5 | Prenez le temps! Dès les premières lignes, le lecteur sent un décalage: Le rythme de ce roman est atypique. Ne pas chercher ici une intrigue à suspense, ce livre est très contemplatif. Il offre une multitudes de sensations, observations, souvenirs et remarques tous plus fins les uns que les autres. On peut dire que la narratrice s'arrête sur les femmes qu'elle rencontre et d'abord sur leur corps: elle prend le temps d'observer, de décrire le travail du temps pour ensuite évoquer les blessures de leur âme. L'ensemble peut dérouter mais recèle un point de vue très original sur la féminité.
| | 2010-09-12 | Note : 1/5 | Désa-corps J'ai l'impression de ne pas avoir lu ce que le 4ème de couverture me présentait : "Fabienne Jacob fouille l'opacité du corps féminin, brossant un portrait de la femme contemporaine". L'opacité se prête plutôt au propos de l'auteur : on ne voit à aucun moment où elle veut en venir, et son style n'arrange rien (du langage parlé dans des descriptions, ce que l'on tolère chez Louis-Ferdinand Céline est juste abominable ici). Je ne trouve pas du tout que ce livre éclaire sur les femmes contemporaines. De qui parle-t-on ? L'héroïne (totalement passive) évoque quelques souvenirs d'enfance passés avec sa soeur, et raconte un peu la vie de quelques clientes de son institut de beauté. En fait, chaque cliente n'est évoquée que par une anecdote. Et puis c'est tout... L'ensemble n'est pas lié, je ne vois pas de fil directeur, et c'est particulièrement pénible à lire à cause d'un style franchement lourd. Non seulement il ne se passe rien, mais en plus c'est inintéressant au possible. Ni début, ni fin... Ni plaisir à le lire, ni souvenir dans 3 semaines.
| | 2010-09-08 | Note : 5/5 | Envoutant J'avoue que je me suis complètement laissée envouter par ce livre. Ce n'est pas un roman à proprement parler, plus un livre de sensations (notamment couleurs et odeurs)qui parlent à notre esprit mais aussi à notre corps. Le rythme est fluide et le texte est poétique, d'une poésie moderne très agréable...
Ce livre a un côté très féminin et sensuel.
Vous savez que j'aime à comparer mes lectures à des mets, ce sera pour celui-ci un plat de cuisine moderne : beau à regarder, surprenant au goût et tout en finesse d'épices raffinées.
A savourer sans limites !
| | 2010-09-08 | Note : 4/5 | Un roman impressioniste Je suis un lecteur masculin, et la plongée dans cet ouvrage me laissa perplexe tant mon avesion pour l'esthétique et les salons du même nom est grande.
Et puis j'ai ouvert ce petit livre, et miracle, au fil des pages, j'ai pu découvrir une vison très impressioniste de la vie de l'héroine, de ses pensées, de son enfance, et des aventures de certaines de ses clientes.
L'intrigue est inutile à chercher, il n'y en a pas. Ce roman est l'histoire d'une jeune esthéticienne qui observe et écoute ses clientes, et à force d'en voir, parvient à détecter certaines choses à partir de leur figure corporelle.
Le roman n'est en fait qu'une succession de ces impressions, certaines très contemporaines, liées à l'action en cours, d'autres sont celles rapatriées par des souvenirs d'enfance, de guerre, d'amour, d'échec, etc...
J'avoue avoir été très séduit par la façon dont Fabienne Jacob donne à lire au lecteur masculin ce que peuvent être des impressions, des pensées, souvent des interrogations, de femmes. Plus marquante encore a été l'évocation des souvenirs d'enfance. Comment F. Jacob est-elle parvenue à se souvenir aussi bien de ce qui constituait l'univers del'enfance?
Au final un roman que je n'ai pas laché, comme on ne lache pas un Monet. Beaucoup d'impressions colorées, d'odeurs, de formes ; danatage de non-dit que d'explications ou descriptions. Un style d'écriture très particulier, comme des touches de pinceaux : des phrases simples, courtes, parfois percutantes, juxtaposées plus que liées, mais dans un continuum qui contribue à donner une image globale. L'auteure ne s'est pas - heureusement- laissée aller à pratiquer la physiognomonie : à tirer des conclusions sur la psychologies des patients en fonction de leurs corps. Simplement, comme toujours dans ce livre des impressions.
C'est assuremment un livre post-moderne, celui de l'effleurement, du superficiel, effleurement des corps par l'héroïne, effleurement necessaire des personnalités de ses clientes pour tenter de les comprendre. Et l'on passe d'images impressionnistes à celles plus dures d'un Edward Hopper, où les personnages demeurent terriblement seuls dans notre univers coloré.
Les plus : les pensées féminines exposées sans ambages, les souvenirs d'enfance, les relations entre deux soeurs,l'absence de misérabilisme, le côté un peu désenchanté à la Cioran.
En moins: L'illustration de couverture, peut être le côté imprécis donné par les impressions.
| | 2010-09-06 | Note : 1/5 | Presque .... CORPS était annoncé comme un petit livre mettant en scène Monika, arrivant à l'institut de beauté dès le matin, observant, écoutant, recueillant les confidences de ses clientes, ou du moins leurs histoires. Idée séduisante. Et c'est presque cela. Mais juste presque.
Déjà, de l'institut de beauté on n'apprend rien, des clients pas beaucoup plus. Quelques histoires nous sont vaguement lancées, sans beaucoup d'imagination, des histoires sans surprise et sans profondeur.
En ouvrant le petit ouvrage, on s'attend à quelque chose de plus personnel, mais on est tenu à distance. Pas une seule fois l'auteur ne va au fond d'une histoire, à aucun moment nous ne plongeons véritablement dans l'intimité des clientes.
La seule qu'on apprend vaguement à connaître, c'est Monika, qui, petite, cherchait à savoir "ce qui se passe dans la chambre des parents". Mais là aussi, on reste en superficie et le tout est sans intérêt.
Je regrette que Fabienne Jacob ne soit pas allée au bout de son idée. Pourquoi ne pas creuser, mettre en relief les corps, les odeurs, l'intimité liant Monika à ses clientes ?
J'irais même plus loin : c'est la première fois que j'ai eu du mal à me représenter les images devant mon oeil intérieur. L'auteur décrit - et je ne vois pas. Elle ne doit pas avoir la même perception des choses que moi.
C'est un livre qui est "presque" réussi, dont les descriptions me font "presque" voyager.
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