 | Le chef-d'oeuvreDe Anna Enquist
Editeur : J'ai lu Parution le : 6 Octobre 2005 ISBN : 978-2-2903-3340-2 EAN13 : 9782290333402
Le peintre Johan Steekamer prépare une grande exposition qui devrait lui apporter la consécration. Pour fêter l'événement, sa mère organise un grand dîner familial. C'est la trame que choisit l'auteur pour orchestrer un crescendo dramatique autour de l'implosion de la cellule familiale. Premier roman. | [Poche]
Prix conseillé : 6,70 € - Prix : 6,37 € |
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Commentaires Amazon| 2010-04-10 | Note : 1/5 | Ennui autour d'une névrose Quelle bonne idée que celle dexplorer la névrose collective d'une famille, ses jalousies et ses secrets cachés, autour du personnage manipulateur d'un peintre mégalomane, obsédé par sa carrière et l'élaboration de son chef d'oeuvre !
Mais ce « récit en 3 actes » est décidément trop long. Sa construction, peu convaincante, se perd dans des méandres compliqués et inutiles
Ce roman est apparemment considéré comme un chef d?uvre dans son pays. Pour ma part, j'ai vraiment eu bien du mal à le terminer, et me suis ennuyé ferme pendant de longs moments .
A noter cependant que c'est seulement le 1er roman de cet auteur, qui n'avait jusqu'alors publié que des recueils de poésie
| | 2009-07-26 | Note : 5/5 | "Observer c'est survivre" Un repas familial, rien de tel en littérature (ou au cinéma , cf Festen) pour concentrer en un même lieu des protagonistes qui vont pouvoir s'écharper entre la poire et le fromage.L'originalité d'Anna Enquist est de nous amener progressivement à cette acmé qui devrait voir aussi le triomphe absolu du peintre Johan Steenkamer, lors d'une exposition de ses oeuvres et en particulier de son Chef d'oeuvre. Pour autant celui-ci n'est pas le personnage principal, quoi qu'il lui en coûte ! Ce sont les femmes que l'auteure privilégie: Lisa, psychiatre et meilleure amie d'Ellen, la femme de Johan, mais aussi Alma, la mère pas si indigne que ça. Chacune d'entre elle fait face à l'adversité même si souvent elles sentent le sol se dérober sous leurs pieds ou qu'au contraire elles ont besoin d'affronter un "sol récalcitrant"...La marche entr'amies sera aussi d'un grand secours pour exorciser en partie la douleur...
Peignant au plus près la nature dans ses aspects quotidiens et féroces, Anna Enquist établit aussi des paralèlles entre le monde des animaux, où les petits peuvent se faire dévorer par leurs parents, et celui des humains où la férocité est plus larvée.
Familles en décomposition ,"frictions familiales" dues à la lâcheté ,aux jalousies,aux trahisons, impossibilité de communiquer dans le couple ,rapports entre création et amour, Anna Enquist aborde ici dans ce premier roman les thèmes qu'elle ne cesse d'explorer dans un style à la fois tout en retenue et au plus près des émotions et des sensations.415YTCJDVEL._SL500_AA240_.jpg
La structure de l'oeuvre, très maîtrisée (trois parties allant crescendo) contribue à débarasser de tout pathos des situations particulièrement difficiles. Ainsi au début de la deuxième partie, craignant d'avoir laissé passer une information importante , suis-je repartie un peu en arrière. Mais non, j'avais lu attentivement et l'information ainsi lâchée au détour d'une phrase, de manière quasi anodine, n'en prenait que plus de puissance, irradiant de toute sa noirceur contenue.
"Observer c'est survivre", remarque un des personnages et cette maxime Anna Enquist l'applique pour le plus grand bonheur du lecteur, elle qui se penche avec intérêt et compassion sur le destin de chacun de ses personnages, sans jamais les juger.
Une oeuvre puissante, une romancière pour qui j'ai eu un énorme coup de coeur !
| | 2009-02-17 | Note : 5/5 | très bon roman sur un amour maternel dévastateur très bon roman, l'auteur exprime avec justesse et une forme agréable les méandres des relations fraternelles mais surtout la préférance destructrice d'une mère pour un de se fils... dévastateur!
| | 2006-02-16 | Note : 4/5 | Une belle claque ! Ouf ! Une belle claque ! J?ai eu du mal à entrer dans le livre, avec ses phrases très courtes, l?alternance entre le passé et l?infinitif? Autant dire que l'auteur nous fait bien sentir qu'elle était psy avant de se mettre à l'écriture ! Le livre se compose comme un opéra en 3 actes, en alternant entre présent et passé. La 1ère partie est une mise en jambes, une présentation générale de la famille Steenkamer, de Lisa? La 2ème partie est toute en émotion, j?ai retenu mes larmes à plusieurs reprises : mort d?un enfant, mort d?un couple? L?ensemble raconte les jalousies, envies, l?égoïsme au sein d?une famille. L?incompréhension aussi, entre une mère et ses fils, entre deux frères (les jumeaux d?Ellen et Johan sont là pour contrebalancer ces relations : toujours ensemble, ils sont aussi proches de leur mère que de leur grand-mère), entre une femme et son époux? Et surtout la faculté d?une mère à bouffer toute sa famille, métaphore réussie avec les poissons du premier chapitre.
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