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Les chewing-gums ne sont pas biodégradables
De Ann Scott
Editeur : Scali
Parution le : 6 Mars 2008

Tous les étés, une romancière prend ses quartiers dans la maison de campagne de son père. La propriété dotée d'un parc et d'une forêt est son refuge depuis de nombreuses années. Jusque-là, l'auteur fauchée avait toujours dû se contenter de la jouissance des lieux sans avoir les moyens de les investir pleinement. Au lendemain de la publication d'un roman qui a apporté consécration et aisance financière, l'été 2001 s'annonce grandiose avec un programme de festivités digne d'une star du rap. Malheureusement, alors que les préparatifs s'achèvent, l'arrivée d'un intrus va venir tout bouleverser. Un vieil écrivain américain qu'elle connaît à peine s'est invité pour le mois. Jusqu'où la bonne éducation contraint-elle à composer avec les évènements ? Jusqu'où la lâcheté pousse-t-elle à accepter l'inacceptable ? Et comment se débarrasser d'un mufle qui n'a aucune intention de partir ?


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2008-09-11Note : 5/5
Vertigineuse délicatesse
Ann Scott a l'écriture délicate et simple, de cette simplicité dont sont faites la modestie inquiète, l'attention aux autres et la belle éducation.
Depuis le succès de "Superstars", on dirait que cet auteur, classée culte malgré elle, n'arrive plus à être considérée pour ce qu'elle est. De "Superstars", beaucoup n'ont retenu que l'histoire, la flambe et ce vertigineux trou noir des nuits parisiennes. L'écriture, pourtant, était déjà là. Mais les lecteurs, qui comme les critiques n'ont pas toujours raison, ont fait d'Ann Scott l'égérie générationnelle d'une communauté. Et l'ont emprisonnée.
Depuis, à chaque nouveau livre, le malentendu s'installe un peu plus. On lui reproche la simplicité, travaillée, de son écriture. On boude ses histoires, dès lors qu'elles ne parlent plus d'homosexualité. Jusqu'à l'imbécile polémique autour de prétendus propos racistes dans "Le pire des mondes". En somme, on lui reproche de ne pas réécrire Superstars.
L'époque est ainsi : réductrice, aveugle et vulgaire. Une icône doit rester une icône.

2008-04-05Note : 3/5
lazy Scott
Ann Scott a la rareté des auteurs cultes, et ces lecteurs (trices) dont je fais partie attendent avec impatience chacune de ses oeuvres.Héroine était déjà un peu decevant par rapport à superstars, mais là que dire ? elle se décrit elle meme comme un auteur paresseux, c'est peu de le dire !18euros, pour un si court récit, attachant certes, car c'est la qualité première de cet auteur.
Mais là on fait du surplace, le voyage est de courte durée et il restera peu de cette histoire, si ce n'est juste l'impression de ne pas avoir mangé à sa faim et d'être nous aussi(comme Nate Miller) mis à la porte au bout d'une heure. Dommage pour un récit où les régles de l'hospitalité semblent être au centre de toutes les préocupations de l'héroine.
Mon conseil : attendre qu'il sorte en poche à 5euros.


2008-03-14Note : 4/5
et en plus ils collent
Ann Scott a pour moi l'art et la manière de rendre ses personnages principaux attachants, tout en leur faisant vivre des situations dont on n'a rien à faire. Exemple:

- Haaaa! Je passe mes vacances dans la maison de papa, mais il n'y a pas de femme de ménage car les meubles coûtent trop cher et elle pourrait les abîmer avec son plumeau. Que faire? le ménage soi même ??? Ha ha très drôle.

Elle décrit ça, et je vous jure qu'elle reste sympa. Autre exemple:

- Au secours! la boucherie est fermée et maman ne veut pas acheter de côte de boeuf au supermarché. Je vais mourir.

Là aussi, on l'aime bien. Autre exemple:

- Help! J'ai un boyfriend qui a un nom trop cool (Dan) mais comme je suis une ouf, j'ai décidé de le tromper avec... une... chanteuse de R n B; or cette dernière habite à Miami, alors que je veux la voir tout de suite. I want to kill myself.

- les chevaux, ça fait peur.
- Les paysans sont bizarres.

Sympa, sympa, sympa.

Mais comment elle fait????

Petite critique quand même sur le fond de l'histoire : un écrivain s'incruste dans la maison, et on a vraiment l'impression que la narratrice fait vraiment tout pour qu'il reste, c'est un peu forcé.

Mais encore une fois, c'est pas grave !

Bref, donc, après une grande analyse, je pense que Ann est un peu l'anti-Nadine de Roschild : sous son apparence destroy, c'est en fait une parfaite maîtresse de maison quand elle accueuille le petit lecteur dans ses livres...

Alors que Nadine c'est l'inverse: apparence impeccable, mais ses livres, euh. Et...(attention révélation) je l'ai un jour rencontrée et draguée pour déconner(je suis une fille) et elle avait pas l'air trop contre ...

En souvenir de ma quasi idylle avec Nadine (5 étoiles), et du plaisir à lecture du livre d'Ann (3 étoiles), je mets 4 étoiles.

ps : j'ai bien aimé les illustrations, qui m'ont rappelé celles de TKKG, collection Bibliothèque rose 1985 sur les histoires de Tarzan Klaus (Bouboule), Karl et Gaby. Je suis hyper sérieuse et je pense que l'illustrateur s'en est inspiré, consciemment ou non. Mais je ne veux pas savoir.

Que le mystère demeure.





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