Recherche
Plus d'un million de livres référencés
Rainier et Grace

Rainier et Grace

Auteur : Jeffrey Robinson

Editeur : Archipel

6 mai 1955 : Grâce Kelly, 25 ans, actrice en pleine gloire, présente à Cannes Le crime était presque parfait, d'Alfred Hitchcock. Alors que tous les photographes cherchent à immortaliser sa romance secrète avec l'acteur Jean-Pierre Aumont, on lui propose de visiter le palais princier. Elle accepte ; le Prince Rainier tombe sous son charme. C'est le début d'une histoire d'amour qui s'achève le 14 septembre 1982 avec la disparition tragique de la Princesse.
6 avril 2005 : Rainier s'éteint à la suite de complications pulmonaires à l'hôpital Grimaldi de Monaco.

Proche de la famille princière, Jeffrey Robinson retrace son histoire, agitée de soubresauts et de coups de théâtre. En une série d'instantanés ironiques, parfois féroces, il rapporte les anecdotes qui émaillèrent la vie du couple.

Rainier raconte comment il est tombé amoureux de Grâce. Caroline et Stéphanie confient les difficultés de leur existence. Figures de la Jet Set, amis personnels (Frank Sinatra, Cary Grant, Aristote Onassis...) : c'est un monde de légende que l'auteur met en scène, autour d'une histoire d'amour inoubliable.

Né à New York, Jeffrey Robinson, journaliste et écrivain, s'est installé sur la Côte d'Azur en 1970 et y a vécu douze ans. Il a rencontré à de nombreuses reprises Rainier et Grâce, dont il est devenu l'ami. Il vit aujourd'hui entre Londres et New York.

8,65 €
Vendeur : Amazon
Parution :
Format: Poche
ISBN : 978-2-3528-7047-0
Extrait

L'adieu Le 20 janvier 2005, vêtu d'un pardessus et d'une écharpe rouge et blanc, Rainier entrait sous la grande tente installée à Fontvielle, juste en dessous de son palais, pour marquer de sa présence l'ouverture du 29e Festival du cirque de Monte Carlo. Dès son apparition, accompagné d'Albert et de Sté­phanie, les milliers de personnes déjà assemblées se dressèrent d'un bond et l'accueillirent par un feu nourri d'applaudissements. Cette salve ininterrompue dura plu­sieurs minutes. Mais nul, désormais, ne pouvait l'ignorer : le conte de fées touchait à sa fin. Et c'est les larmes aux yeux, émacié et très las, que le vieux souverain, âgé de quatre-vingt-un ans, reçut l'affection de son peuple. Le 18 février, assisté de son médecin, on le voyait encore à la tribune officielle du stade Louis II, où l'A.S. Monaco affrontait l'équipe de Lyon devant plus de dix-sept mille spectateurs. Sa dernière et fugitive apparition publique. Moins d'un mois plus tard, le 7 mars, il était hospitalisé pour une «surinfection broncho-pulmonaire aiguë» compliquée de soucis cardiaques et rénaux. Sa cinquième hospitalisation depuis décembre 2003. La précédente, le 26 octobre 2004, faisait déjà suite à une infection broncho-pulmonaire. Deux semaines plus tard, le mardi 22 mars, il était placé en réanimation sous assistance respiratoire mécanique au Centre cardio-thoracique de la principauté. Et, tandis qu'à Monaco tout un peuple retenait ses larmes, un autre souverain, à Rome, bravait la mort. Le pape Jean Paul II, à la limite de ses forces, n'omettait pas, la veille de Pâques, d'adresser à Rainier sa «particulière bénédiction», par le truchement de son secrétaire d'État. De «très réservé» le dimanche 20, le pronostic vital du prince était toujours jugé «préoccupant» le lundi 21 et «réservé» le vendredi 25 mars, en dépit d'un léger rétablissement. Le samedi 26, un communiqué faisait part d'un pronostic «extrêmement réservé», indiquant :» L'état de santé de son altesse sérénissime le prince Rainier III ne cesse de s'aggraver.» Tout au long de ce long adieu, Monaco fera preuve d'une rare transparence sur le déclin de son souverain. Dans la journée du mardi 23, Caroline et Albert précédaient l'archevêque de la principauté, Mgr Bernard Barsi, au chevet du prince, tandis qu'à l'extérieur les policiers tentaient d'endiguer une marée de journalistes venus du monde entier. Les gros titres étaient déjà prêts. Dans quelques jours, Rainier rejoindrait Grâce...

Donnez votre avis