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La Trilogie du Mal
Les femmes évanescentes ; Celui qui était mon frère ; Monologue de la chienne rouge qui parle avec le mort qui sourit
De José-Ramon Fernandez
Editeur : Amandier
Parution le : 15 Juin 2007

Reprenant le roman d'Oscar Wilde, et s'inspirant de faits réels de l'actualité récente et encore brûlante : les guerres, la condition de l'être humain dans ses contradictions, ses violences, sa désespérance, mais aussi sa recherche d'absolu, José Ramón Fernandez explore les ressorts profonds de l'âme humaine dans une trilogie du mal.

Les femmes évanescentes
Le portrait de Dorian Gray qui reprend le mythe faustien : échanger son âme contre la jeunesse éternelle, inspire à l'auteur un dialogue macabre mais sarcastique entre Dorian et son portrait. Au cours d'un voyage imaginaire, les deux protagonistes se livrent à une joute verbale et métaphorique. La recher­che de la beauté, sous toutes ses formes, sera l'une des clefs qui apportera la délivrance de l'un par l'autre.

Celui qui était mon frère (Yakovlev)
Sergei Yakovlev fut l'inventeur des avions chasseurs bombardiers. L'action est tirée d'un événement récent, la guerre en Afghanistan, au retour de laquelle soixante-deux militaires espagnols ont péri dans un accident d'avion. Au deuil impossible des familles, en l'absence de corps reconnaissables devant lesquels se recueillir, s'ajoute la culpabilité d'avoir survécu. Le mensonge et les atermoiements de l'administration militaire illustrent l'inhumanité des guerres actuelles médiatisées.

Le monologue de la chienne rouge qui parle avec le mort qui sourit
Inspiré du tableau «Le suicide» de Grosz, chef de file du dadaïsme, ce poème en prose a pour toile de fond, l'exceptionnelle cruauté de la guerre de 1914, avec son cortège de désespoir qui mènera au suicide ceux qui en sont revenus dans le Berlin dépravé au lendemain de la première guerre mondiale.

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