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Endetté comme une mule

Endetté comme une mule

Auteur : Eric Losfeld

Editeur : Tristram

Sélection Rue des Livres

Lire Éric Losfeld, c'est retrouver un Paradis perdu. Quand faire des livres s'apparentait à une guérilla, doublée d'une partie de rigolade.

Lire Endetté comme une mule, c'est embarquer avec Losfeld sur un "grand huit". S'amuser avec Marcel Duchamp et Raymond Queneau. S'évanouir devant la porte d'André Breton. Boire à l'oeil dans les cocktails de Gallimard et faillir en venir aux mains avec Hemingway. Déjouer la censure, être rattrapé par la censure. Donner ses lettres de noblesse à la littérature érotique et inventer le roman graphique. Publier Emmanuelle et Barbarella. Miser, gagner, perdre, se refaire. Écrire sous pseudo cinquante romans de gare (il faut bien vivre), mais être l'éditeur de trois cents livres (parmi lesquels beaucoup de chefs-d'oeuvre). Qui dit mieux ?

Publier en 2017 Endetté comme une mule, ou la passion d'éditer, c'est rappeler à une génération de lecteurs - mais aussi de jeunes libraires, journalistes ou écrivains - comment l'esthétique rebelle et culottée d'Éric Losfeld et de ses amis, fondatrice pour notre époque, a finalement triomphé. À égale distance des éditions de Minuit et de San Antonio : un classique.

11,40 €
Vendeur : Amazon
Parution :
Format: Poche
311 pages
ISBN : 978-2-3671-9058-7
Les avis

La presse en parle

Caractère abrupt et humour décapant, homme de goût et de conviction, Eric Losfeld (1922-1979) a toujours vécu à cloche-pied. Editeur magnifique, mais plombé par les dettes et la censure, il convie ici son ami Boris Vian, André Breton et les surréalistes, qui voulaient « changer la vie, transformer le monde ». On y croise aussi Siné et Marcel Duchamp, Barbarella et Sidney Bechet... Il faut lire cette autobiographie enthousiasmante et parfois vacharde, émaillée d'anecdotes pétillantes, d'échecs cuisants et de découvertes exaltantes, qui reparait dans sa version initiale non expurgée. Sous-titré La passion d'éditer, il y est avant tout question de ce métier, que Losfeld exerça jusqu'à sa dernière heure sans « jamais transiger avec l'indivisible liberté ».

Christine Ferniot, Télérama.

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