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Le roi se meurt

De Eugène Ionesco

Editeur : Belin
Parution le : 18 Mai 2010
ISBN : 978-2-7011-5560-9
EAN13 : 9782701155609
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Dernière pièce du cycle de Bérenger qui montre l'homme face à la vérité paralysante de sa propre mort. L'hésitation entre comique et tragique chère à Ionesco confère à la pièce un lyrisme bouleversant. Elle est suivie d'un dossier qui aborde la mort du héros et le théâtre comme représentation du monde.


Prix conseillé : 4,60 € - Prix : 4,37 €

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2010-09-29Note : 2/5
les carottes sont cuites
La pièce parfaite, pastiche d'une tragédie grecque : unité de temps, unité de lieu, unité d'action. Un seul acte et six personnages, dont un garde qui commente l'action et annonce les évènements (?), à l'instar du choeur antique.
Le temps : deux heures de la vie d'un roi. Le lieu : la salle du trône avec quelques portes, exactement comme chez les anciens grecs. L'action : il n'y en a pas, si ce n'est - par exemple - le roi qui tombe ou se relève.
Peinture de la tragédie humaine, plutôt grotesque et qui donne à peine à faire rire. Ce n'est pas ce que Ionesco a fait de mieux.
L'auteur a d'ailleurs confié qu'il a écrit cette pièce - la plus pénible à écrire : plus de huit ans - pour apprendre à mourir, mais qu'il n'a pas réussi.
'Le roi se meurt' ne doit pas être considérée comme une oeuvre philosophique. On y trouve certes les réflexions sur la mort faites par de nombreux philosophes, depuis Platon, mais ce sont des lieux communs : Ionesco dixit. Des cuistreries, en somme.
Il faut regarder cette pièce comme une oeuvre où l'auteur exprime son angoisse pour nous la faire partager. Le rire serait-il capable de nous aider à subir l'épreuve de la mort ?
Personnellement, je n'ai pas ri du tout, sauf d'une déclaration du roi disant que les carottes sont cuites. Les siennes ou celles du pot-au-feu dont il parlait à ce moment ?
Mais j'ai fait effort pour lire cette tragédie dérisoire jusqu'au bout.

2010-09-24Note : 5/5
un royal chef-d'oeuvre
Pour moi, le plus grand dramaturge français du 20ème siècle est sans aucun doute Ionesco. Ce Roumain d'origine qui adopta la langue française et inventa en 1950, avec La Cantatrice chauve, le théâtre de l'absurde nous a donné une oeuvre aussi abondante qu'intelligente où brillent au moins une demi-douzaine de "classiques". Ses deux pièces les plus remarquables sont sûrement Les Chaises et Rhinocéros, mais personnellement c'est celle-ci que je préfère.

Le concept en est d'une rare simplicité, puisqu'on assiste tout bonnement à l'agonie d'un homme, lequel, tout roi qu'il est, symbolise évidemment chacun d'entre nous. Au fur et à mesure que la pièce se déroule, l'issue fatale se rapproche et l'on voit le mourant passer par toutes sortes d'émotions contradictoires, de la surprise à la peur en passant par l'indignation.

Le plus paradoxal, dans cette oeuvre, c'est qu'elle traite le thème le plus tragique qu'on puisse concevoir sans jamais virer à la tragédie. Ce n'est pas une farce non plus, bien sûr. Non, c'est une tragi-comédie, à l'image de la vie, moitié rires, moitié larmes. Un jour, tôt ou tard, il faut mourir, nous dit Ionesco, c'est inévitable, inéluctable, et pourtant, jusqu'au dernier moment, vainement, puérilement, nous essayons de refuser l'évidence, d'échapper à la sentence. Ainsi va la nature humaine!

Cette pièce, en définitive, comme toutes les grandes pièces, est un miroir qui nous met face à nous-mêmes, qui nous confronte à nos angoisses les plus profondes, à nos interrogations les plus intimes. Rarement le théâtre a été aussi proche de la philosophie!

2010-06-14Note : 3/5
Je n'aime pas le théatre de l'absurde ...
... mais j'aime bien Ionesco (beaucoup plus que Beckett), cette pièce vaut le coup d'être lue même si ce n'est pas la pièce du siècle. L'allégorie du Roi qui disparait avec son monde est intéressante mais le traitement de l'absurde est toujours un peu redondant.
Néanmoins Ionesco à beaucoup d'humour avec le garde qui répète machinalement "Le Roi est mort! Le Roi se relève! Le Roi se meurt !"

2008-10-22Note : 1/5
Ennuyeux à mourir....
Le livre m'est tombé des mains et cela est rare... je le comparerais à la généalogie de la morale en beaucoup moins compliqué mais quinze fois plus atomisant. Les adjectifs me manquent pour le décrire, mais un convient assez bien: lassant.

2005-10-09Note : 3/5
la critique est bonne
je n'ai pas adoré ce livre... il m'a simplement plu, j'en ai lu des meilleurs. néanmoins, la critique est bonne, j'aime comment elle est developpée, bien que le texte soit futil. l'histoire en elle meme n'a rein d'extraordinaire cependant avec les contexte historique, elle prend de l'importance. enfin, le fait de que se soit une piece de theatre donne plus de legereté a l'histoire ce qui est tres appreciable. je recommande donc cette piece de theatre de l'absurde a quiconque desire passer le temps.

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