le prix de la liberté Knulp est un portrait au rythme lent, humain , semblable à celui de la vie qui passe, sous le regard austère d'autrui. Libre, Knulp l'est par choix : il a fait de sa vie une errance perpétuelle à la recherche d'autrui et à la recherche de lui même. De retour chez lui, il suscite amour, jalousie, et agacement. Amour parce qu'il est enfant du pays, jalousie car il est libre de ses chaînes et agacement parce que sa liberté s'exerce parfois au détriment d'autrui, que ce soit dans ses relations amicales ou amoureuses. De rencontre éphémère en rupture, Knulp marche et meurt, toujours seul. Le parallèle avec l'auteur Hermann Hesse doit être fait : l'auteur écrit ce libre à l'aube de son cinquantenaire au début de la première guerre mondiale. Ecrivain reconnu, il fait le plus souvent le consensus. Mais il va, avec l'arrivée de la première guerre mondiale, se positionner comme pacifiste, ce qui lui vaudra d'être rejeté par ceux là même chez qui il faisait le consensus auparavant. Comme Knulp, ceux qui l'ont aimé, l'aime mais le disgrâcie aussi, comme Knulp, la solitude est présente. Très court (114 pages), Knulp se lit aisément et laisse à penser que la liberté est une chose bien rare.
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