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Fiche livre | | |
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 | Bouchère De Catherine Soullard Editeur : Calmann-Levy Parution le : 23 Août 2006
" Bouchère, oui, mais avec panache, avec cette précision, cette correction, cette sagesse et ces scrupules. Avec beauté et vérité. Comme avec révérence. J'aimais ce métier, je n'aurais pas su dire pourquoi. C'était confus, cela l'avait toujours été. le n'avais jamais cherché à comprendre trop précisément, je craignais d'éclaircir, de tomber sur des désirs énormes, sur des pulsions trop noires, j'évitais d'y penser. " La narratrice de ce roman n'existe que par et pour sa profession : elle est bouchère et regarde passer la vie derrière son comptoir aux côtés de son jeune apprenti, Patrice. La boutique tourne si bien qu'un jour il devient nécessaire de faire appel à une troisième recrue. Arrive Myriam, qui s'installe dans la boucherie. Avec elle, l'histoire change de rythme, les tensions s'exacerbent. Après la visite d'un abattoir, les langues se délieront, libérant une parole qui précipitera le drame. | Littérature
Commentaires Amazon| 2006-09-21 | Note : 3/5 | Profession : bouchère La narratrice a ouvert sa boucherie dans un quartier de Paris et savoure son indépendance et son petit marché fructueux. C'est une nouvelle vie pour elle, après une séparation et un travail dans la critique de cinéma où elle tournait en rond. Désormais, être bouchère l'épanouit : jouer à la marchande, planquée derrière son comptoir, à l'abri dans sa boutique, à observer la rue et son activité. Cette narratrice sans nom est secondée par un jeune apprenti, Patrice, avec lequel elle se sent tantôt patronne, tantôt maman, bref sèche et protectrice. Elle attend beaucoup de lui et leur relation est très privée et exclusive. Et puis, un jour de pluie, Myriam fait son entrée à la Mary Poppins : "un chapeau mou enfoncé jusqu'aux oreilles dégoulinant de tous ses bords, les mains dans les poches d'un manteau rose thé qui ressemblait à un buvard imbibé, un paquet de linge blanc étincelant sous le bras". Cette femme de 54 ans vient travailler à la boucherie, elle s'immisce comme une anguille entre le couple et ne pipe jamais un pot. Sa présence est silencieuse, obstinée, envahissante et révélatrice d'un drame annoncé.
En bonne élève appliquée, Catherine Soullard a su restituer à merveille l'ambiance de la boucherie, du découpage de la viande, de l'abattoir dans ses plus scrupuleux détails. Mais travail trop consciencieux, oserai-je dire. S'il est vrai que le caractère de la bouchère est justement carré, fonctionnel et intransigeant, la façon de décrire son environnement y fait référence admirablement. Mais d'un autre côté, on s'ennuit un peu. Quelques passages sont trop longs, ou bien on attend qu'un coup de théâtre retentisse. Ou se fasse attendre. Les quelques pages avant la fin font figure d'un maigre espoir de sursaut, mais le résultat est tout juste acceptable. "Bouchère" est le deuxième roman de Catherine Soullard, après "Palmito d'Evian". C'est dommage que la pochette du roman n'apparaisse pas sur le site, elle est plutôt réussie !
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