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Fiche livre | | |
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| La Mort à nu De Simon Beckett Editeur : Calmann-Levy Parution le : 2 Mai 2007
Le village paisible de Norfolk est traumatisé : on vient de retrouver le cadavre étrangement mutilé d’une femme. Tous sont sous le choc, y compris le docteur Hunter. Autrefois médecin légiste réputé, il serait sans doute le mieux placé pour aider la police dans son enquête en « faisant parler » le cadavre. Pourtant, il se tait, ne révèle rien de son passé : sa femme et sa fille sont mortes dans un accident de voiture et depuis, il ne cherche qu’une chose, oublier.
Une autre femme disparaît bientôt, elle aussi est retrouvée mutilée après avoir été séquestrée plusieurs jours. Quand l’amie de Hunter disparaît à son tour, il sait qu’il n’a que quelques jours pour la retrouver vivante. Le compte à rebours infernal a commencé. Plus question pour lui de se réfugier dans ses souvenirs morbides. D’autant qu’il est vite soupçonné à son tour…
Quel passé veut-il à tout prix dissimuler ? Pourquoi avoir si longtemps tardé à aider la police ? De suspect à enquêteur, Hunter doit conjurer le passé pour ne pas avoir à payer une fois encore le prix fort… | Policier et Suspense
Commentaires Amazon| 2007-08-25 | Note : 5/5 | SIMON BECKETT La Mort à Nu. À noter que le titre original, the Chemistry of Death, évoque plutôt la science de la mort, son processus, son mécanisme chimique. C?est d?ailleurs ce que Beckett nous explique dès les premières pages. L?auteur le dit dans les remerciements, l?influence qu?a eu sa visite à la fameuse Ferme des Corps est l?essence même du livre. L?histoire prend un peu son temps à démarrer mais elle fixe en même son lecteur sur les détails de cette vie aux apparences tranquilles, dans ce petit village anglais.
Moi ce que j?adore, c?est les possibilités qu?offre la narration à la première personne, au lecteur. Pourquoi faire dire « Je » au narrateur ? Pour permettre à la personne qui tourne les pages une plus rapide identification au héros. Car nous allons dès le départ pouvoir donner un nom à ce narrateur, Doc Hunter ! Déjà que le démarrage pépère nous permet de déterminer le cadre de vie du Docteur Hunter et de prendre nos /ses repères. Nous nous installons quasiment en même temps que lui. « Je « = « Doc »= « Moi ».
Mais en faisant de lui le conteur de cette histoire, nous avons vraiment l?impression de lire un compte rendu, un journal intime de ce qu?il s?est passé. Nous nous doutons bien que si le narrateur nous raconte ce qu?il lui est arrivé, c?est que nous allons le retouver dans les dernières pages ? Bien sûr, nous allons alterner les chapitres où l?action se focalise sur le Doc avec ceux qui suivent la futur victime, ou d?autres personnages. Dans ce cas là, Hunter n?est pas omniscient et c?est bien l?auteur/narrateur qui raconte ce qu?il se passe, en reprenant la troisième personne à laquelle nous sommes plus familiers.
Là où ce genre d?exercice devient vraiment un petit régal, c?est quand le Doc Hunter, à quelques occasions, prévient son lecteur : Au cours des jours suivants, j?en viendrais à considérer cet après-midi comme l?un des derniers moments de calme avant la tempête.
Ou encore : Je ne savais pas encore à quel point je me trompais. J?adore ce genre d?avertissements quand c?est fait avec modération, comme c?est le cas ici.
C?est bien écrit, c?est vif, Beckett ne perd pas de temps à faire des descriptions inutiles, il va droit à l?essentiel. Ça ne l?empêche pas d?utiliser des ficelles du genre, auxquels nous sommes bien familiarisés, ce qui fait que la plupart des évènements de la fin de l?histoire peuvent être prévisibles mais je n?en ferai pas reproche à l?auteur puisqu?il se plis à l?exercice de style du genre. Qui a commis les meurtres, qui va mourir, qui va survivre, quels sont les indices qui nous pendaient au nez, etc. ?
Calmann-Lévy nous a proposé deux nouveaux auteurs à découvrir (Simon Beckett et Gillian Flynn), avec deux premiers romans aux pitchs quasi identiques mais avec deux traitements différents : les deux héros sont confrontés à des meurtres atroces commis dans une ville qui est un personnage à part entière. À noter que Flynn et Beckett sont des journalistes et qu?ils sont familiarisés avec les histoires qu?ils racontent.
Alors que Flynn va plutôt s?orienter vers des habitants un peu décalés et qui prêtent à sourire, Beckett lui nous présente des habitants un peu plus ruraux qui ont l?habitude de se retrouver au rade du coin pour partager un bon demi?
Alors le cocktail détonnant alcool+peur de l?étranger crée une petite tension supplémentaire, un autre courant contraire qui va gêner le héros dans sa quête de vérité. Cette petite ville n?est pas sans me rappeler Castle Rock où un certain Leland Gaunt avait eu l?occasion de faire un carnage en y semant la zizanie dans le roman Bazaar de Stephen King. Bon à Norfolk, nous sommes loin de l?explosion de haine du roman précité mais on peut comparer cette tension palpable qui se cache dans chaque recoin de la ville ?
Je suis donc ravis d?avoir eu l?opportunité de découvrir le premier roman d?un auteur qui va faire parler de lui ces prochaines années.
| | 2007-06-13 | Note : 4/5 | Plongée au c?ur de la paranoïa d'un village en crise Le docteur Hunter pense pouvoir retrouver la sérénité dans le paisible petit village de Norfolk, et oublier la mort de sa femme et de sa fille décédées quelques années plus tôt dans un accident de voiture. Mais quand des cadavres mutilés de femmes sont retrouvées dans les marécages autour du village, Hunter se retrouve confronté à la réalité et voit son passé de médecin légiste resurgir...
En quelques pages, Simon Beckett parvient à décrire l'ambiance bien particulière de ce village isolé au milieu de la campagne anglaise. Un village où tout le monde se connaît, et où les personnes récemment arrivées, telles que le docteur Hunter, resteront à vie des étrangers aux yeux des autres habitants. C'est dans ce climat propice à la paranoïa et à la claustrophobie que l'auteur plante le décor de son histoire.
L'intrigue de La Mort à nu relève à la fois du whodunnit ? très vite, il devient évident que le meurtrier ne peut être qu'un habitant du village ? et du thriller. Simon Beckett s'en sort haut la main sur les deux tableaux : il maintient la tension tout au long de son récit, conduit habilement une intrigue qui met en jeu médecine légale et entomologie, et relâche progressivement des informations, sur l'enquête ou sur ses personnages.
A ce titre, les habitants du village de Norfolk sont toujours décrits avec beaucoup de justesse, et le lecteur suit avec intérêt les émotions et les doutes du personnage principal, le Dr Hunter, qui est aussi le narrateur de cette histoire.
Au final, La Mort à nu est un roman de qualité, bien écrit et habilement construit. Même si l'identité du coupable est peut-être légèrement prévisible, il n'en reste pas moins que Simon Beckett décrit avec maestria l'atmosphère pesante et originale du cadre de ce très bon thriller.
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