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Je m'en vais
De Jean Echenoz
Editeur : Editions de Minuit
Parution le : 7 Septembre 1999

A cinquante ans, Ferrer quitte tout ce qu'il a pour l'aventure. Un polar qui retrace une chasse au trésor dans l'Antartique : tempo, poursuites, rebondissements, amour...


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2007-10-24Note : 3/5
Epique, un brin loufouque, une belle écriture
Epique, un brin loufouque, une belle écriture, mais je n'ai pourtant pas été emportée.
Je le recommande pourtant pour sa qualité littéraire.

2006-11-06Note : 4/5
Excellent
Je me suis regale en lisant ce livre
je vous le conseille vivement

2002-01-16Note : 4/5
Je m'en vais
Jean Échenoz a obtenu le Prix Goncourt pour ce roman en 1999. Son dernier opus, Jérôme Lindon, est quant à lui un hommage au PDG des éditions de Minuit, décédé en avril 2001.

Mais qui va donc récupérer la cargaison de la Nechilik, véritable mine d'or perdue dans les glaces de l'Arctique depuis des décennies ? Ferrer ou Baumgartner ?

"Je m'en vais", sont les premiers mots du roman. Ferrer quitte sa femme et l'enfer quotidien qu'avait fini par devenir sa vie de couple. Six mois plus tard, nous le retrouvons en partance pour l'Arctique. La suite du récit s'applique à nous raconter ce qui s'est passé entre ces deux événements, et les conséquences qui en résultent... Car Ferrer n'est pas le seul intéressé par la cargaison d'objets d'art de la Nechilik, échouée en Arctique depuis une bonne quarantaine d'années. Baumgartner et lui vont donc tout faire pour s'accaparer ce "trésor", allant jusqu'à des procédés peu catholiques... Même si le roman met un peu de temps à décoller, la deuxième partie, pleine de rebondissements, éclaire toutes les zones d'ombre initiales, donne aux personnages une nouvelle épaisseur.

Car en effet s'il y a bien une originalité de ce texte à mentionner, c'est la manière de traiter les personnages. Le narrateur nous brosse leur portrait à grands traits : plus que des êtres humains, ce sont des ombres, des silhouettes. Certains, comme Bérengère, ne se distinguent une caractéristique marquante : un parfum très capiteux, pour ce qui est de la jeune femme. Et au final, ces êtres laissent si peu leur marque dans la trame du récit, qu'on n'est même pas étonné de leur disparition, qui est plus un effacement textuel qu'autre chose. C'est le cas notamment des différentes femmes, qui ne font que passer dans la vie de Ferrer et dans le texte par la même occasion. Celui-ci même Ferrer, qui est pourtant le figure de proue du roman, n'échappe pas à la règle. À aucun moment il ne nous est vraiment décrit : au contraire, sa personnalité se dessine au fur et à mesure du texte, sans qu'on le connaisse pourtant vraiment.

L'autre originalité - il serait trop long de les énumérer toutes - de ce roman est qu'il ne s'articule pas de manière chronologique : un chapitre sur deux est consacré l'un aux pérégrinations de Ferrer, l'autre aux autres personnages du roman, dont un certain Baumgartner aux agissements mystérieux. Il arrive évidemment un moment où les destinées des deux se rejoignent - bien plus tôt qu'on ne le croit ! - et c'est là que le rythme du récit s'accélère. Celui-ci est donc progressif, jusqu'à une apothéose - l'emménagement avec Hélène - et une chute, qui ramène Ferrer au point de départ du roman, comme si tout était toujours à recommencer...

En bref, voici un roman également intéressant du point de vue de la structure que du contenu, et qui se parcourt d'une traite. Jean Échenoz manie la langue avec française avec une aisance remarquable et irréprochable, qui tend elle aussi à faire de son texte un petit plaisir à savourer sans retenue ! À lire donc, par ces froides soirées d'hiver...

2001-05-14Note : 4/5
Grand écrivain
Jean Echenoz parvient avec maestria à nous emporter dans un conte étonnant construit à partir d'un quotidien réel. Il mérite son Goncourt

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