 Cliquez pour agrandir | Dans la cathédraleDe Christian Oster
Editeur : Minuit Parution le : 4 Mars 2010 ISBN : 978-2-7073-2108-4 EAN13 : 9782707321084
Vingt ans plus tôt, je connaissais bien Elisabeth. Mais, lorsqu'elle réapparaît et qu'elle m’en apporte la preuve, je n’en retrouve aucun souvenir. Paul, lui, habite pour l’instant chez moi. Mais, lorsqu’il disparaît, il ne m’adresse plus aucun signe. Quant à Marianne, c’est moi qui ne veux plus la voir. Bref, je me retrouve seul. J’en profite pour aller m’exiler en Beauce, faire un peu le point. Et c’est là qu’apparaît Anne, dont je sais que je ne me passerai plus, mais que je n’ai pas encore rencontrée. |
Prix conseillé : 13,50 € - Prix : 12,83 € |
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Le débutChaque matin, vers dix heures, je me levais de mon bureau et j’allais secouer Paul dans la chambre d’ami. Je lui représentais qu’il était tard, et que je ne pouvais pas me concentrer durablement avec quelqu’un à côté qui dormait. Paul ouvrait un oeil, il ne protestait pas. Je lui laissais un quart d’heure avant de revenir dans la chambre voir où en étaient les choses. En général, je le retrouvais debout, errant nu dans la pénombre à la recherche de son peignoir. Je m’excusais pour la forme et retournais à mon bureau. |
Commentaires Amazon| 2010-06-11 | Note : 4/5 | Epopée en Beauce Au fond, Jean, le héros de Dans la cathédrale mène une vie assez sinistre, banale à en pleurer et sans plaisirs majeurs. N'est-ce pas le portrait de l'homme moderne que brosse ainsi Christian Oster avec l'indécision et l'indifférence comme traits de caractère principaux ? Jean s'enfuit mais, là aussi, c'est pathétique, pas au Brésil ou en Australie, non, quelque part en Beauce (le symbole parfait de la platitude), non loin de Chartres. Un enterrement, une rupture téléphonique, un accident de vélo, quelques heures à discuter avec un agriculteur, juché sur une moissonneuse-batteuse, telles sont quelques unes des péripéties de ce roman qui serait triste comme la mort s'il n'y avait ce style inimitable d'Oster, cette dérision permanente, ce sens de l'absurde (pas loin de provoquer notre hilarité). Ainsi, un trajet dans un car Transbeauce devient une sorte d'épopée comme si le narrateur remontait l'Orénoque. Trop drôle ! Et puis l'auteur pratique toujours l'art de la digression avec une maîtrise confondante et une facilité déconcertante. 142 pages et puis tout s'arrête. Ou tout commence ? Comment savoir avec ce diable d'Oster qui, au fil des livres, tisse une toile où l'animal pris au piège a de plus en plus de mal à se débattre. Un animal appelé également Homme.
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