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  Fiche livre


Quinze jours en juillet
De Nicolle Rosen
Editeur : Lattes
Parution le : 3 Janvier 2007

Claire, Blanche, Mélanie.
L'amante, l'épouse, la fille.
Dans le huis clos d'une maison de vacances, trois femmes composent à tour de rôle, chacune de son point de vue, la chronique des quinze jours de juillet où doit se décider le sort d'un amour, celui tout neuf de Marc et de Claire. Leurs craintes, leurs espoirs, leurs jalousies, leurs ruses se mêlent et se répondent, tissant une toile d'araignée dans laquelle, sans le savoir, elles se trouvent prises, les unes comme les autres.
Qui l'emportera dans cette lutte dont Marc est l'enjeu ? On ne le saura que plus tard, lorsque les illusions et les faux-semblants auront cédé la place à la vérité de chacun.

  • Littérature

  • Commentaires Amazon

    2007-05-03Note : 3/5
    Ménage à trois, quatre, cinq ?
    Ah que ce livre m'a énervée ! Pourquoi le lecteur ne peut-il pas changer le cours d'une histoire ? Pourquoi ne peut-il pas tordre le cou à un personnage, lui dire ses quatre vérités en face et rétablir l'ordre dans ce bas monde fictionnel, hein, pourquoi ?!
    Quinze jours en juillet... Quinze jours de vacances à La Bastide, une maison de famille. Blanche, l'ex femme de Marc est à présent mariée avec Clément, le meilleur ami de Marc, qui a longtemps fréquenté Irène, l'ex femme de Clément. Marc et Blanche ont eu une fille, Mélanie, jeune étudiante qui vient elle aussi passer quinze jours de repos dans la demeure, elle qui est la maîtresse d'un prof marié et père de famille. Et il y a Claire, la nouvelle amoureuse de Marc. Bref, tout ce petit monde va cohabiter, et l'auteur va donner la parole, chaque jour, à l'une des trois femmes protagonistes : Claire, la nouvelle, Blanche, l'ex, et Mélanie, la fille. Sauf que cette histoire est extrêmement malsaine et agaçante. Blanche continue de diriger la vie de Marc, et de chacun d'ailleurs, en manipulant et exigeant ce qui lui plaît. Marc ne peut rien faire qu'elle n'ait consenti, pire, organisé. Maîtresse femme, elle est égoïste et manipulatrice, et les hommes autour d'elle lui sont aliénés. Et gare à celle qui tenterait de faire changer ce petit monde clos... Le lecteur attend impatiemment cette fin salvatrice mais hélas, elle parait encore trop douce au vu de ce groupe et de cette Blanche à qui vraiment, vraiment, j'ai envie de tordre le cou !


    2007-01-31Note : 4/5
    Tout mettre à plat
    Claire est la nouvelle petite amie de Marc.
    Marc était marié à Blanche, qu'il a quitté pour Irène, l'ancienne femme de Clément, son meilleur ami, qui est devenu le compagnon de Blanche depuis quinze ans.
    Marc et Blanche ont eu une fille, Mélanie, aujourd'hui âgée de 20 ans. Elle vient pour la première fois passer quinze jours de vacances en juillet à la Bastide, le point d'ancrage de Blanche, Clément et Marc.
    Claire doit faire sa place, elle est scrutée par cette bande d'universitaires aux hautes idées sur la culture et l'intelligence, un peu en froid avec les préceptes bourgeois, etc.
    L'observation des uns et des autres est pointue, attentive, couve des ressentiments, des non-dits. De là à penser que ce clan joue une mascarade, on n'en est pas loin !

    "Quinze jours en juillet" passe au peigne fin les rapports tendus et complexes d'hommes et de femmes qui reproduisent depuis des années un mimétisme déconcertant, exigeant et menteur. Au centre de ce noyau, il y a le vrai-faux couple de Blanche et Marc. Ils se sont aimés, quittés mais ont continué d'être ensemble, introduisant quelques neutrons pour consolider cette osmose.
    Cependant, le principe de Nicolle Rosen en donnant la parole aux trois femmes, Claire, Blanche et Mélanie, sur chaque chapitre et au fil des jours, permet de percer la façade des faux-semblants. Les sentiments sont mis à jour, annonçant un orage, on le souhaite. Il y a autour du personnage de Marc, un pastiche de roi soleil, des émulations émergentes, un avis de tempête qui peut tout bouleverser.
    Il n'est honnêtement pas facile de s'attacher à cette bande, pourtant un fil invisible s'est embobiné autour du lecteur, le ligotant pour connaître le fin de l'histoire. On souhaite une issue radicale, on la veut de toutes nos forces. Pourtant il est difficile de détester les acteurs de cette mise en scène. On se surprend même à ressentir une amitié pour l'un ou l'autre. Les femmes ont un beau rôle, encore une fois, contre la fatuité masculine. Ce n'est pas un hasard si Nicolle Rosen a décidé de raconter une histoire par leurs regards.
    "Quinze jours en juillet" devient ainsi un roman fascinant, un peu dérangeant, qui convie à pester, rager, rouspéter. Et pourtant l'attachement invisible à cette clique rend cette lecture feutrée et embarrassante d'attachement.

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