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C'est trop tard pour la terre
De Cécile Philippe
Editeur : Lattes
Parution le : 14 Mars 2007

La planète est perdue pour nos enfants, Il faut interdire les OGM, c'est la fin du pétrole … : les inquiétudes concernant l'avenir de la planète donnent lieu à de nombreuses idées reçues.
Le réchauffement, la pollution, l'épuisement des ressources, la déforestation, la perte de biodiversité hantent les esprits. Ils seraient les symptômes d'une civilisation qui court à sa perte. L'alarmisme environnemental alimente les propositions des politiques qui surfent avec enthousiasme et démagogie sur la vague écolo. Sauf que les remèdes proposés sont souvent construits autour de mythes. Loin de résoudre les préoccupations des individus, ils risquent plutôt de nous engager sur une fausse route… nuisible à la qualité de notre environnement. Sachons donc démêler le vrai du faux dans la multitude de propositions qui circulent.
Chaque chapitre reprend une idée reçue rappelée entre guillemets. Chaque tête de chapitre commence par « Le chiffre qui tue », ou par « La question qu'on oublie de se poser ». A chaque fois, l'argumentation commence par un sondage ou un chiffre sur l'idée reçue traitée.
Le livre se termine par « La réponse à…Nicolas Hulot ». Avec un rappel objectif et non polémique de ses thèses et une réponse inspirée d'idées nouvelles et de faits précis. A la fin de l'ouvrage, on trouvera une bibliographie précise et commentée, pour aller plus loin.


Commentaires Amazon

2008-10-26Note : 4/5
à lire
parce qu'il faut se méfier des idées reçues, je conseille ce livre qui est loin des lourdeurs de certaines oeuvres parlant d'écologie se déguisant en pseudo-science.

2008-01-09Note : 1/5
Quand on ne sait pas de quoi on parle, il vaut mieux rester chez soi!
Pour être franche, je n'ai lu que le sommaire, la "bibliographie" et le premier chapitre. C'est effrayant!

Je suis étudiante en gestion de la nature et donc je connais assez bien le sujet. J'ai été choquée de l'incompétence de cette économiste. Elle aurait dû rester dans des domaines qu'elle maîtrise! Aucune vraie source, des informations tellement incomplètes qu'elles en deviennent carrément fausses et un raisonnement basé sur ces faux exemples qui donne des conclusions grotesques. C'est de la basse propagande, du négationnisme écologique!

Rien que le paragraphe sur le DDT me fait dresser les cheveux sur la tête. Innoffensif pour l'homme, ben voyons! C'est énorme!

Pour répondre à Johan Rivalland, le DDT est un composé organochloré et aussi un polluant organique persistant (POP). Il se dissoud très mal dans l'eau mais exrêmement bien dans les graisses. Avec sa très longue durée de vie, il se bioaccumule le long de la chaîne alimentaire pour se retrouver dans des concentrations astronomiques chez les superprédateurs. Qui est au sommet de la chaîne alimentaire? Je vous le donne dans le mille: c'est l'homme! Le DDT a des effets sur le foie, le système nerveux et sur le développement. Et on le soupçonne aussi d'être carcinogène.
En effet:
"des études ont révélé qu'une exposition de DDT correspondant à des concentrations requises pour la lutte contre le paludisme pourraient causer des naissances et des sevrages prématurées, ce qui annulerait les bénéfices la baisse de mortalité infantile."
De plus:
"Dans une étude de 1969, 24 macaques crabiers et macaques rhésus ont reçu 20 mg/kg de DDT par voie orale pendant 130 mois et comparés à un groupe témoin de 17 singes. Létude démontre « des preuves manifestes de la toxicité à long terme du DDT pour le foie et le système nerveux central ». Bien que le groupe exposé ait développé deux tumeurs malignes et trois tumeurs bénignes, elles ont été jugées statistiquement « peu concluantes pour juger dun effet carcinogène du DDT chez les primates non humains. »" Il ne faut pas tirer de conclusion trop hâtive, mais de tels résultats n'incitent-ils pas à la prudence?

Et puis il faut aussi préciser une chose: le DDT ne fait pas qu'"amincir un peu la coquille des oeufs"! Des troubles comortementaux ont été observés et surtout, une baisse significative de la reproduction chez certains rapaces (superprédateurs, eh oui). Les populations ont tellement décliné qu'on a cherché la cause de cette baisse du nombre de jeunes. Et c'est là qu'on a vu que les coquilles étaient tellement molles qu'en les couvant, les parents cassaient leurs oeufs! Heureusement qu'on a arrêté la pulvérisation de cet insecticide, sans ça, c'est l'ensemble des rapaces qui y passait, causant un déséquilibre écologique ravageur. Utiliser le DDT à faibles doses dans une pièce c'est une chose, le pulvériser dans des quantités astronomiques sur les champs en est une autre!

Et je ne vous parle ici que du soit-disant exemple du DDT (puisqu'il a été cité dans certains commentaires, autant en profiter). Mais tout dans ce livre est comme ça: incomplet et utilisé pour démontrer que les écolos ne savent pas de quoi ils parlent! C'est tout simplement du mensonge!

Comment veut-on demander à une population de prendre des décisions importantes quand on lui ment? Ce livre est dangereux car il trompe les gens, qui prendront peut-être à cause de cette lecture de mauvaises décisions plus tard.

Pour conclure, je dirais qu'il vaut mieux se taire plustôt que de parler de ce qu'on ne maîtrise pas.

2007-08-17Note : 5/5
Une réponse argumentée à la démagogie ambiante.
Face à l'alarmisme et au catastrophisme ambiants, qui font les choux gras de tant d'imposteurs, Cécile Philippe choisit d'examiner, point par point, chacun des grands sujets à la mode concernant l'écologie. Quand médias, associations, politique et démagogie s'en mêlent, difficile d'y voir clair sur des questions pour lesquelles on tombe rapidement dans le mythe ou le fantasme, faisant perdre toute objectivité aux chiffres, théories et raisonnements, pour finalement mener à de fausses routes.
Pétrole, OGM, réchauffement de la planète, développement durable et autres lubies, tout concourt à rendre le capitalisme et le marché coupables de tous les maux, la plupart du temps imaginaires, sans qu'il soit laissé une quelconque place à la discussion ou à l'argumentation.
Avec les conséquences dramatiques que cela peut occasionner, à l'image du principe de précaution, qui conduisit l'OMS dans les années 1970 à encourager le retrait du DDT du marché, alors qu'il était efficace contre la malaria, entraînant ainsi la mort de plusieurs millions de personnes chaque année, avant de se déjuger 30 ans après, en 2006, et reconnaître les vertus de ce produit et son absence d'effets nocifs.

De mises en garde en diabolisations, les idées reçues perdurent et même progressent, pour ne laisser nulle place à la contestation.
Qui tente d'argumenter, d'atténuer les affirmations consensuelles ou d'aller à l'encontre de l'unanimisme ambiant est aussitôt voué aux gémonies, s'agit-il même d'un scientifique sérieux.
Et l'on en vient à prôner et souhaiter des solutions d'urgence, souvent inconséquentes et recélant toutes de plus grands dangers encore, ceux-là bien réels (décroissance, baisse de la consommation, ...) car menant tout droit à l'appauvrissement, au chômage, au retour des famines généralisées, etc. Sans même que toutes les assertions avancées se trouvent réellement avérées et sans voir que toutes ces pseudo-recettes et affirmations hasardeuses ne sont qu'une resucée de théories en vogue depuis plusieurs décennies, parfois plusieurs siècles, sans que les Cassandres aient vu le moins du monde leurs affirmations avérées.
Certains vont même jusqu'à adopter des positions extrémistes, tel un prince Philippe, ancien leader de WWF, affirmant en 1995 : « Si je devais être réincarné, je souhaiterais être un virus capable de réduire la population humaine » ou d'un David Graber, biologiste américain, qui affirme : « Le bonheur humain, et en particulier la fécondité humaine, ne sont pas aussi importants qu'une planète sauvage et en bonne santé... nous sommes devenus un cancer. Nous sommes la peste pour nous-même et pour la Terre. »

Et pourtant...nombreux sont les scientifiques, plus prudents, qui contestent les théories et chiffres hasardeux souvent avancés à la légère, et tentent sans succès de se faire entendre.
Malheureusement, le sensationnel et le spectaculaire sont préférés, comme toujours, à la rigueur scientifique et ceux-là ne font que, au mieux, se faire insulter, voire risquent une mise au banc de la communauté scientifique.
Cécile Philippe, dans cet ouvrage, redonne la parole à ces derniers, confrontant les chiffres et les méthodes, argumentant, décortiquant, démontrant, pour débusquer nombre d'idées fausses et proposer de vraies réponses, ainsi que l'exige la collection, pour tenter d'assainir l'argumentation et de réinstaurer un débat, là où il n'a plus cours depuis longtemps.
L'ensemble est court, mais répond à un objectif d'efficacité et de présentation condensée à dessein, ne manquant pas de renvoyer à de multiples sources afin d'inviter le lecteur à creuser le sujet.
Un objectif salutaire même si, on s'en doute, l'entreprise paraît presque vaine. Mais c'est avec beaucoup de voix comme celle de Cécile Philippe que les choses avanceront et que l'on retrouvera un jour plus de sérénité et d'objectivité face à des questions si cruciales.


2007-07-16Note : 5/5
stimulant
Ce livre est excellent et stimule l'intellect en ouvrant le débat sur le changement climatique, les OGM et autres sujets à propos desquels tout questionnement a été exclus voire même prohibé. Pour ce faire l'auteur expose les idées reçues et commûnement développées dans les media, thèses souvent trop simplistes et ométtant tout un pan de la recherche scientifique. Elle présente ensuite des arguments allant à l'encontre des ces thèses (travaux économiques ou scientifiques à l'appui, travaux qui peuvent être vérifiées et consultés sur le web) et s'attache ensuite à développer une nouvelle façon de penser et d'aborder les problèmes, mettant l'accent sur 1/ la confiance dans les qualités créatives de l'ètre humain, 2/ les bienfaits de la technologie, bienfaits qui ont permis aux civilisations occidentales de se développer de façon si manifeste depuis le 18 ème siècle. Didactique, simple et éclairant. A lire absolument.

2007-06-26Note : 2/5
Interessant mais incomplet et parfois biaise
Ce livre nous donne en effet quelques reponses a opposer au tout ecologique. Il rappelle que des effets pervers se glissent bien souvent dans nos choix (ex: DDT/Palu) et que l'avenir n'est pas noir apocaliptique.

Mais l'ensemble me laisse assez perplexe. Le livre est bref et saute d'un sujet a un autre avec des themes bien compliques. Je trouve ce livre plutot radical alors qu'il se veut savamment pese. Ce n'est qu'un cote de la question que nous vivre ici Mme Phillipe. Elle resume tres mal la pensee ecologique qu'elle caricature a dessein pour ensuite lui opposer son raisonnement. J'ai une sensibilite envers la nature que l'auteur n'eprouve manifestement pas le moins du monde (pour elle que le bois soit papier ou arbre peu importe, je redoute ce monde aseptise). Mais loin de me situer dans le tout-vert, je trouve que plutot que de continuer a toute allure apres la croissance, l'homme ferait mieux preserver ce qu'il a aujourd'hui. Par respect, par sagesse (on ne ramene pas une espece a la vie, il y a des portes qu'il vaut mieux ne pas franchir). Reflechir en laissant les choses telles qu'elles sont, c'est comme notre cher auteur dirais si bien faire le choix de laisser des milliers de petites erreurs irremediables se produirent. L'ecologie c'est justement limiter notre empreinte sur l'environement pour ne pas faire ces erreurs sans savoir ce que l'on perd. Oui au debat, au raisonnement. Si les scientifiques laissent les ecologistes tenir des propos radicaux, c'est qu'il faut etre reactionnaire pour faire reagir les gens. C'est d'ailleurs ce que ce livre tente de faire face a la vague verte, parfois ultra il est vrai.

A lire dans un bouquet de livres sur le sujet car ses propos sont discutables.


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