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Babylone dream

Prix Polar 2007

Babylone dream

Auteur :

Editeur : Belfond

Deux jeunes couples sont retrouvés sauvagement assassinés le lendemain de leur nuit de noces. Les trois policiers chargés de l'enquête sont sous le choc. Quant à Nicki, la profileuse, elle commence à recevoir des signes inquiétants du tueur, comme si celui-ci voulait jouer avec elle. Parallèlement, le photographe des mariés constate qu'un visage, flou, figure en arrière-plan des clichés qu'il a pris lors des deux mariages. Comble de l'horreur, il retrouve ce même visage sur certaines photos qu'il a réalisées de sa femme et de sa fille dans leur maison de campagne.

18,30 €
Vendeur : Amazon
Parution :
284 pages
ISBN : 978-2-7144-4386-1
Extrait

Le voile de la mariée gisait, déchiqueté, sur le sol ensanglanté, comme les ailes d'un goéland qui se serait fracassé contre un rocher. Du corps, il ne restait que des lambeaux de chairs éclatées, mélangés à des plumes d'oreiller. L'inspecteur Lynch découvrit un bras sous le lit. Avec, au bout, une jolie main aux ongles vernis. Presque une main de poupée. Avant de la glisser dans un sachet en plastique, il constata que l'annulaire était dépourvu d'alliance.
- Elle la portait peut-être à droite, dit Barn.
- T'es futé, pour un flic !
Il haussa les épaules. De toute façon, vu l'état du corps, c'était déjà un miracle d'avoir pu retrouver un bras intact. Quant à l'autre, il devait sûrement être en charpie, comme le reste. Çà et là, des morceaux de robe blanche, tels des pétales parsemés dans la chambre nuptiale, au milieu d'une bouillie rougeâtre. Malgré le mouchoir imbibé d'eucalyptus qu'il s'était plaqué sur le nez, Lynch eut la nausée. Pourtant, depuis le temps qu'il exerçait ce métier, il était blindé. Mais des meurtres comme celui-ci, il en avait rarement vu. À vrai dire, c'était la première fois qu'il se trouvait devant un tel carnage.
Le marié était étendu face au lit, les yeux exorbités, un couteau planté dans le ventre, les mains et les pieds liés derrière le dos. Les secours n'étaient pas arrivés à temps et il avait perdu tout son sang. Le malheureux avait dû assister au massacre de sa femme. Ses paupières avaient été scotchées avec du sparadrap de manière à ce qu'il ne puisse pas les refermer.

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