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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | La table citron De Julian Barnes Editeur : Mercure de France Parution le : 9 Février 2006
C'était son congé annuel. Ses deux jours de permission. Il s'était fait couper les cheveux comme d'hab, avait fait nettoyer son blazer comme d'hab. Il était un homme ordonné, avec des désirs et des plaisirs ordonnés. Même si ces plaisirs n'étaient plus aussi intenses qu'ils l'avaient été. Différents, disons. En vieillissant vous ne teniez plus aussi bien l'alcool... Alors vous buviez moins, appréciiez mieux la chose... Et pareil avec Babs – comme il se souvenait de cette première fois avec elle, il y avait déjà tant d'années...
Jacko, vieil officier à la retraite, vient depuis vingt ans à Londres rendre visite à la même prostituée...
Tourgueniev vieillissant rêve au court voyage qu'il va faire avec la jeune Marina Savina dont il est amoureux...
À respectivement quatre-vingt-un et quatre-vingts ans, Stanley et Dorothy se séparent à la stupeur de leur fils...
Chez les Chinois, le citron symbolise la vieillesse et la mort. La table citron étant celle autour de laquelle on vient en parler, tous pourraient donc s'y asseoir. Sinistre ? Pas du tout. Dans les onze nouvelles ciselées qui composent ce livre, Julian Barnes joue sur différents registres, du plus cruel au plus tendre. Il y a du Tchekhov dans ces pages-là – la délicatesse, la retenue – et du Gogol – la dérision, le trait à l'emporte-pièce. Plus un humour inimitable. |
Commentaires Amazon| 2008-04-04 | Note : 3/5 | Une légère déception Il s'agit d'un recueil de 10 nouvelles sur le thème du temps qui passe, de l'inexorable vieillissement de l'être et du compte à rebours vers la mort.
C'est sans doute le genre qui veut cela, car c'est de qualité assez inégale. Quelques pépites toutefois comme "Une brève histoire de la coiffure" qui décrit de manière originale l'évolution d'une même personne lors de 3 séances chez le coiffeur (l'enfant timide, l'adolescent rebelle mal dégrossi, la personne âgée conciliante) ou "L'écorce" où un bourgeois tout droit sorti d'un roman de Flaubert se lance dans un macabre et cynique pacte tontinier. Les autres nouvelles abordent divers avatars de la vieillesse, l'ennui, la solitude, la sénilité, le déclin de la sexualité, celle du couple etc... mais avec moins de réussite.
En outre, l'humour tant vanté de Julian Barnes ne m'a pas frappé, comme si trop de flegme so british l'avait rendue quasi imperceptible. Je suis donc resté un peu sur ma faim (un peu comme ce que l'on ressent au crépuscule de sa vie?), comme si chacune de ces nouvelles constituait autant d'embryons de romans.
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