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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Mort à crédit De Louis-Ferdinand Céline Editeur : Futuropolis Parution le : 5 Novembre 1991
"Voyager, c'est bien utile, ça fait travailler l'imagination." Avec Tardi, c'est un double voyage, un double battement de coeur... Dans le noir, blanc, gris : un humain secoué par les emmerdements, ahuri, dépassé et des femmes, des salauds, des truculents, des corniauds complets, des Anglais, des clébards. |
Commentaires Amazon| 2007-07-28 | Note : 5/5 | J'ai un avis ! Pardonnez-moi de ne rien écrire d'autre que ce que tout le monde sait (ou se doit de savoir !): Ce livre est un chef d'oeuvre, au même titre que Moby Dick de Melville, Les liaisons dangereuses de l'ami Choderlos, Bouvard et Pécuchet de Flaubert, L'Apocalypse de Lebret, 1984 d'Orwell, Les fleurs du mal de Charles...
| | 2007-01-24 | Note : 5/5 | voyage au fin fond de la société Magnifique fresque sociale sur la vie sordide des petites gens de la société parisienne du début du 20ème siècle.
Cette oeuvre a la rudesse des temoignages ouvriers de zola, avec en prime l'humour et la perversion synique de Céline.
Dans cet opus, céline raconte son enfance dans le passage des bérésinas, et notamment ses relations avec ses parents. Une mère courageuse et claudiquante qui n'a aucune confiance en lui et le lui fait bien sentir; un père violent, déprimé, en proie à la durêté et l'usure de la vie.
Mais ces aventures ne se limitent pas au cadre familiale, puisqu'àprès avoir quasi étranglé son père, il est envoyé en angleterre dans une pension où la propriétaire fait faillite et se suicide. Avant cela il se fait accuser à tort de vol dans une joaillerie où il est apprenti.
Et enfin le livre se termine par une nouvelle expérience désastreuse d'apprenti pour un scientifique fou qui finira par se suicider suite à l'echec de son procédé d'agriculture tellurique.
Un véritable voyage, non pas géographique mais social. Une sorte de sculture compréssée des afres de la vie ouvrière d'une ville en pleine croissance industrielle.
A lire absolument.
| | 2004-02-26 | Note : 4/5 | apocalypse du petit commerce, et réciproquement Peu de livres sont plus "lisibles" que celui-ci. Céline adore raconter son histoire, suivant avec faconde une sorte de fil invisible. Tout au long, on est confronté à une violence le plus souvent larvée, parfois paroxystique. Le héros est un "looser" qui semble aller jusqu'au bout de sa conduite d'échec tandis que son regard s'aiguise de plus en plus. L'incroyable talent de Céline, le contraste entre sa volubilité et le mutisme de ses personnages, nous laissent devant un imaginaire personnel très particulier et passablement dérangeant. Le critique communiste Paul Nizan avait été lucide: Céline, disait-il dans "L'Humanité", "...ne dénonce plus aujourd'hui que les pauvres et les vaincus". Par-delà les hyperboles, la nostalgie, les fantaisies et les fantasmes, on est devant un symptôme, et tout d'un coup, malgré la maîtrise du rythme et la musicalité de la phrase, c'est beaucoup moins drôle.
| | 2003-06-20 | Note : 5/5 | Pagnol a Marseille, Celine a Paris Il serait amusant de comparer la vie des deux, en ce debut de 20eme siecle. L'enfance de Celine, c'est les coups de son pere, les cris de sa mere, les gens qui se servent de lui, infiniment, sans qu'en apparence jamais cela ne semble s'arreter. En meme temps, on voit le jeune heros aller en Angleterre pour y apprendre la langue, mais refuser de parler, car il sait que ca n'amene que des ennuis. Un roman tres noir, ou on retrouve encore et toujours la 'mechancete poetique' de l'auteur, au travers de ses descriptions. Tres prenant, une fois qu'on s'est fait a l'ecriture Celinienne, qui semble vous parler au coin d'un bar "..."
| | 2003-03-25 | Note : 5/5 | Ça avait en fait débuté comme ça Le roman est divisé en trois blocs. La première partie est simplement la mise en scène du présent du narrateur, soit la vie de Céline médecin alors qu’il rédige Mort à crédit. Les deux parties suivantes d’environ 300 pages chacune sont le reflet des deux « pères ». Tout d’abord la vie de Céline chez ses parents avec son père génétique, puis sa vie d’écolier, celle des premières galères en apprentissage et enfin celle chez son employeur Courtial, inventeur haut en couleur.Si Voyage débutait par « Ça a débuté comme ça », Mort à crédit nous donne plus de précision. « Ça », avait débuté bien avant le 27 mai 1894 à Courbevoie. L’histoire célinienne prend donc un nouveau départ. Dans le projet initiale Céline avait pensé à une histoire en trois temps : « Enfance, Guerre, Londres ». Finalement Mort à crédit et ses 622 pages ne couvriront que la période de l’enfance. Le service militaire sera décrit dans Casse-Pipe et Londres dans Guignol’s Band I et II. Fait nouveau, le personnage ne s’appelle plus Bardamu, mais Ferdinand. L’aveu complet de l’autobiographie. Que ce soit la mort de Madame Bérenge ou le suicide de Courtial le lecteur est entraîné par un courant de violence. Attaqué dans ses peurs, dans ses pudeurs, dans ses dégoûts, Ferdinand fera le triste apprentissage de la violence de l’existence tout au long du roman. Si Céline ne parle pas de lendemains qui chantent c’est aussi parce qu’il ne croit pas à la possibilité d’un homme nouveau. Mais réduire Mort à crédit au titre de livre de la violence serait méconnaître la nature propre du projet romanesque en tant que tel, aussi bien que la complexité de l’imaginaire de Céline. S’il nous met face à la violence c’est aussi pour nous montrer qu’il existe le rire, cet exutoire, et que finalement la vie n’est qu’une balançoire qui passe de l’un à l’autre.
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