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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | La piscine De Yôko Ogawa Editeur : Actes Sud Parution le : 1 Janvier 1999
Il en est de la narratrice, ici, comme de quelqu'un à qui jour après jour on volerait son enfance : ses parents dirigent un orphelinat, et il lui faut vivre la même vie collective et morne que ses camarades de l'institution. Une grisaille éclairée toutefois par la présence de Jun, le bel adolescent qu'elle aime tant contempler, à la piscine. Et par celle de Rie, une petite fille, son souffre-douleur, qu'elle tourmente à plaisir. Première traduction en France d'une jeune romancière japonaise, la Piscine explore avec une saisissante indiscrétion les pulsions les plus troubles. Yôko Ogawa trouve les mots justes pour dépeindre l'adolescence, univers d'une perversité innocente où frustration, désir, recherche de la pureté, cruauté ou satisfaction peuvent à chaque instant advenir, en deçà de toute morale, et infléchir un destin, pour le meilleur ou pour le pire... | Littérature
Commentaires Amazon| 2006-11-04 | Note : 4/5 | Cruelle adolescence. La narratrice entre dans cette période charnière de la vie qui se situe au sortir de l'enfance et de son insouciance.
Ses parents dirigent un orphelinat dont elle est « la seule pensionnaire à y être née sans être orpheline. » Selon elle, c'est cela qui aurait défiguré sa famille.
Dans cette période de transition, apparaissent les prémices de pulsions sexuelles déstabilisantes. Elles s'accompagnent sans équivoque des premières perceptions du désir, bien mal définies encore. Nombre de sentiments antagonistes se confrontent alors durant cette période tumultueuse de l'adolescence. De vrais chagrins inconscients de l'enfance resurgissent qu'il lui faut absolument consoler.
Ainsi, elle s'entiche littéralement du corps de Jun, un jeune orphelin qu'elle contemple à longueur de journées durant ses entraînements de natation. Parallèlement, tant de frustrations plus ou moins conscientes la harcèlent qu'elle les libère par ces actes de cruauté envers une petite pensionnaire. D'autres moyens d'assouvir cette sexualité pressante et envahissante. Des émotions nouvelles l'habitent qu'il lui faut apparemment expulser.
Les mots de Yôko Ogawa pour exprimer les sentiments sont d'une grande justesse, l'atmosphère humide, ce ciel continuellement gris ne font que renforcer le mal-être, le malaise et la morosité qui planent.
Comme pour bien des ouvrages de cette auteure, ce très court roman est à nouveau le nid de relations impétueuses, ambiguës et factieuses.
Un livre très court, certes, mais d'une force certaine, cruelle et percutante. Seule la première de couverture me laisse une sensation bien mitigée. Qui donc a bien pu la choisir ? Je n'y vois aucun lien et, à mon avis, elle ne sert pas la promotion du livre.
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