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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Chers disparus De Claude Pujade-Renaud Editeur : Actes Sud Parution le : 1 Août 2004
Leur "cher disparu" s'appelle Jules Michelet, Robert Louis Stevenson, Marcel Schwob, Jules Renard ou Jack London. Elles ne se connaissent pas mais ont en commun d'être veuves d'écrivain et, depuis lors, de veiller sur l'oeuvre. Tour à tour elles prennent la parole, évoquent le passé, se remémorent la vie conjugale, feuillettent les livres, raturent les journaux intimes et parfois découvrent, avec amertume ou résignation, quelque turpitude qu'il eût fallu ignorer. Mais par-delà toute indiscrétion, c'est au coeur des obsessions et du mythe personnel qu'elles plongent un regard attentif, où entre une part d'amour fidèle et indulgent. Cinq disparus, et donc cinq portraits subtilement agencés, dont la finesse nous ouvre de nouvelles clefs de lecture, en même temps que Claude Pujade-Renaud dévoile le versant caché de la littérature des hommes : celui, bien sûr, dont seules les femmes - dont seule une femme pouvait témoigner. |
Commentaires Amazon| 2004-09-07 | Note : 3/5 | Les belles veuves Prodigieux travail que vient de fournir Claude Pujarde-Renaud ! Avec "Chers disparus" elle ose redonner vie à cinq portraits de femmes hauts en couleurs ! Et pas n'importe quelles femmes : toutes veuves d'écrivains célèbres. Car leurs chers disparus sont Jules Michelet, Robert Louis Stevenson, Marcel Schwob, Jules Renard et Jack London. Et toutes de se poser cette cruelle question : la difficulté d'être celle qui reste, celle qui survit et qui a la charge de "cahiers-tombeaux", c'est-à-dire la prolifique production de mémoires, journaux, manuscrits et autres cahiers des grands hommes. Mais ces dames ne s'arrêtent pas à, généralement, redorer le blason des époux perdus. Ni de revenir sur les oeuvres, majeures et mineures, des écrivains, avec ce sentiment de dépoussiérer. Non, elles décident de parler de ces hommes qu'elles ont connu au quotidien, souvent aidé dans leurs travaux, parfois secondé, soigné dans les maladies, veillé dans leurs délires et aimé jusqu'au dernier souffle. Pourtant la lecture des cahiers révèle à certaines des faces cachées, enterre le mythe d'un homme qu'elle pensait connaître, les couve parfois de honte ou d'émotion. Bref, c'est tour à tour de très beaux portraits de femmes. Car en plus d'assumer cette féminité, dans leur sexualité ou la maternité, elles ont appris à vivre dans l'ombre. Pas seulement l'épouse, et désormais veuve, chacune parvient à témoigner de leur "féminitude". "Chers disparus" ne s'attarde pas aux hommes, au contraire le livre nous rend attachantes ces épouses exceptionnelles, attachantes, intelligentes et douées. Mais méprisées, jalousées ou conspuées. Seulement le livre de Claude Pujade-Renaud les met sur le devant de la scène, et qui sait... Sans elles, que serait la littérature des hommes ?
| | 2004-08-31 | Note : 3/5 | Les belles veuves Prodigieux travail que vient de fournir Claude Pujarde-Renaud ! Avec "Chers disparus" elle ose redonner vie à cinq portraits de femmes hauts en couleurs ! Et pas n'importe quelles femmes : toutes veuves d'écrivains célèbres. Car leurs chers disparus sont Jules Michelet, Robert Louis Stevenson, Marcel Schwob, Jules Renard et Jack London. Et toutes de se poser cette cruelle question : la difficulté d'être celle qui reste, celle qui survit et qui a la charge de "cahiers-tombeaux", c'est-à-dire la prolifique production de mémoires, journaux, manuscrits et autres cahiers des grands hommes. Mais ces dames ne s'arrêtent pas à, généralement, redorer le blason des époux perdus. Ni de revenir sur les oeuvres, majeures et mineures, des écrivains, avec ce sentiment de dépoussiérer. Non, elles décident de parler de ces hommes qu'elles ont connu au quotidien, souvent aidé dans leurs travaux, parfois secondé, soigné dans les maladies, veillé dans leurs délires et aimé jusqu'au dernier souffle. Pourtant la lecture des cahiers révèle à certaines des faces cachées, enterre le mythe d'un homme qu'elle pensait connaître, les couve parfois de honte ou d'émotion. Bref, c'est tour à tour de très beaux portraits de femmes. Car en plus d'assumer cette féminité, dans leur sexualité ou la maternité, elles ont appris à vivre dans l'ombre. Pas seulement l'épouse, et désormais veuve, chacune parvient à témoigner de leur "féminitude". "Chers disparus" ne s'attarde pas aux hommes, au contraire le livre nous rend attachantes ces épouses exceptionnelles, attachantes, intelligentes et douées. Mais méprisées, jalousées ou conspuées. Seulement le livre de Claude Pujade-Renaud les met sur le devant de la scène, et qui sait... Sans elles, que serait la littérature des hommes ?
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