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  Fiche livre


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De Alice Ferney
Editeur : Actes Sud
Parution le : 20 Août 2006

Théo fête ce soir ses vingt ans, et rien ne devrait troubler ce moment de convivialité et de réjouissances. Rien sinon le jeu de société qu’il reçoit en cadeau, qui se propose de dévoiler à chacun la façon dont les autres le perçoivent, et donc de remettre en cause l’idée qu’il se faisait à la fois de lui-même et de la force des sentiments réciproques l’attachant à ses proches. Au fil de la partie, le jeu devient le révélateur de secrets de famille jusqu’ici soigneusement occultés par la honte, la déception ou la souffrance… et nul ne sortira indemne de cette soirée.
Evoquant les liens de la fratrie, de l’amitié ou de l’amour naissant, Les Autres est sans doute aux relations affectives ce que La Conversation amoureuse est à l’amour : un accomplissement romanesque d’une grande maîtrise polyphonique.

  • Littérature
  • L'avis de Rue des livres

    Théo, qui fête ses 20 ans avec toute sa famille, reçoit en cadeau un jeu de société:caractère.Jeu de société qui est sensé faire dire aux uns et aux autres ce qu'ils pensent des autres participants.Jeu très pervers,surtout lorsqu'il s'agit d'y faire participer les membres d'une même famille.Alice Ferney décrit avec beaucoup de finesse les relations intra familiales.
    Elle décrit à merveille les pensées intimes de chacun face à la mort, la filliation, l'amour.....Le jeu des relations humaines ,la déception face aux regards des autres,nous est livré par Alice Ferney avec un style irréprochable,sobre et efficace.A regretter cependant, quelques longueurs,peut-être voulues par l'auteur, pour faire entrer le lecteur dans le monde parfois lancinant des relations familiales complexes.
    Marie-Laure

    La presse en parle

    «Qui n'est pas susceptible ? Qui peut entendre les critiques en souriant ?» Telle est la question lancinante qui hante le nouveau roman d'Alice Ferney, Les Autres. L'auteur, après L'Élégance des veuves ou encore La Conversation amoureuse, y poursuit sa passionnante ¬exploration de la relation humaine, avec la rigueur et la grâce qui la caractérisent.

    Ce roman met en scène une famille compo¬sée de Nina, la grand-mère, Moussia, la ¬mère, Luc, le gendre, Niels et Théo, les deux fils, frères ennemis à la relation complexe. Et avec eux, leurs amis, fiancées et ex-maîtresses, avec leurs secrets. Ces personnages vont engager un jeu qui s'appelle «Caractère» et qui consiste, d'une façon assez perverse, à faire ¬dire aux participants ce qu'ils pensent les uns des autres. Le leitmotiv de ce livre, son originalité et sa force tiennent dans cette assertion vertigineuse que ce que les autres pensent de nous est extrêmement déconcertant et décevant, et n'a aucun rapport avec l'image que nous voulons donner de nous-mêmes...
    Finalement, comme dans ce jeu auquel se livrent les personnages, ce jeu des caractères - même si à un certain moment l'on frise le tragique -, ce beau roman nous montre que la relation humaine n'est qu'un jeu auquel nous jouons tous, auquel peut-être nous ne faisons que jouer : nous feignons de ne pas penser ce que nous pensons, pour pouvoir ¬vivre avec l'autre, mais par cette feinte, loin ¬de tout ¬cynisme, peut-être témoignons-nous ¬de notre désir de rencontrer l'autre, de lui «demander sa main» ?

    Eliette Abécassis,Le Figaro

    Commentaires Amazon

    2007-04-24Note : 3/5
    jeu de massacre
    Tout est remarquable : l'histoire, la construction, l'écriture pourtant ... j'ai lâché le fil dès la 2ème partie (les dialogues sont improbables, trop littéraires), et la 3ème est redondante.
    J'ai préféré de loin du même auteur "grâce et dénumement"

    2007-01-24Note : 5/5
    Personnes succeptibles s'abstenir.
    C'est mon premier livre d'Alice Ferney et je peux l'affirmer ce ne sera pas le dernier.
    Une soirée 8 personnes dans une maison, un jeu de la véritée, beaucoup de révélation et de boulversement, voilà ce qui vous attend.
    Ce livre est d'abord trés bien écrits, j'aime beaucoup ce genre d'écriture, l'histoire et les personnes sont trés attachants, leurs caractères, pensées si différents fait qu'on s'identifie facilement aux personnages.
    De plus la façon de présenté les choses pensées, puis les choses dites enfin les choses rapportées font de ce roman qu'il est trés original.
    Une petit chose négative c'est vrai qu'avec ce genre de présentattion il y a plusieurs répétition, personnellement pour une fois ceci ne m'a pas trop géné. J'ai hate de lire d'autres livres de cette auteur.

    2006-11-19Note : 4/5
    Règlement de comptes dinatoire
    Enfin un vrai livre d'action, peut-être pas au sens commun du terme, en effet tout se passe dans un même lieu, en quelques heures, cela vous rappelle quelque chose : le théâtre. Moi aussi cela m'évoque une pièce avec des personnages qui se retrouvent dans une maison et qui vont se révéler les uns aux autres un certain nombre de vérités. Et l'on assiste à quelques règlements de compte, très salé. L'anniversaire d'un des fils est l'occasion de retrouvailles pour la famille et des amis d'enfance. L'un des frères offre à l'autre un jeu de société particulier et risqué : un jeu de la vérité.
    Le livre est en trois parties, avec tout d'abord les pensées de chacun pendant la soirée, puis la scène telle qu'elle s'est déroulée, et pour finir l'histoire racontée. Au final, on a droit à beaucoup de secrets révélés ou tus, quelques beaux dialogues et des réflexions très justes et bien écrites. J'ai apprécié ce livre même si quelques passages sont un peu longs, j'ai pris beaucoup de plaisir.


    2006-09-21Note : 2/5
    Trop répétitif
    Alléchée par toutes les bonnes critiques autour des Autres, je me suis empressée de l'entamer, pour assez vite avoir envie de l'abandonner. Je l'ai interrompu par une autre lecture. Je l'ai repris, et véritablement, je me suis forcée à le finir. Si dans sa construction il est original et dans son style toujours bien écrit (c'est Ferney quand même ! Celle que je défends becs et ongles pour ce que je considère comme un des plus beaux romans d'amour du XXIème siècle : "la conversation amoureuse"), je trouve les Autres trop long, beaucoup trop long, et surtout redondant. Certes ce sont ces trois parties, choses pensées, choses dites, et choses rapportées qui le veulent, mais je trouve la dernière partie vraiment de trop. D'ailleurs, tous les secrets de famille ou presque sont déjà dévoilés dès la première partie, alors qu'apportent les deux dernières hormis le jeu stylistique ? Je m'y suis ennuyée.
    Tout était attirant pourtant : un frère aîné offre à son cadet un jeu de société qui annonce une soirée délicate entre amis où les susceptibles sont priés de s'abstenir : comment se voit-on, comment les autres vous voient-ils et comment imagine-t-on que les autres vous voient ? Mais hélas, trop de longueurs et de répétitions à mon goût.

    2006-09-10Note : 5/5
    L'étoffe d'une fée
    "Personnes susceptibles s'abstenir" était la règle préconisée par ce nouveau jeu de société qu'a offert Niels à son frère Théo, lors de sa soirée d'anniversaire. Sont réunis leur mère, les amis et fiancées. Tous s'engagent dans ce jeu brûlant qui a pour but de délier les langues et mettre à jour les vérités cachées. Que pensent les uns et les autres, les uns sur les autres, les uns des autres ?
    Ce roman délie la parole, ouvre la boîte de Pandore. Il est décomposé en trois parties, d'abord on lit les pensées des protagonistes, puis on assiste à la joute verbale, puis on prend le pas du narrateur, de l'auteur qui décrit ce repas suicidaire avec toute l'élégance et la subtilité qui caractérise l'écriture d'Alice Ferney. C'est d'une poésie inqualifiable, tant sur la valeur des sentiments, sur le poids de la maternité et la féminité (thèmes abordés dans le roman).
    Au cours de cette soirée, certaines paroles auront été lâchées et ne pourront plus être rattrapées. Les personnages ont tous bien conscience de cet enjeu mais ils foncent tête baissée. Un peu abasourdis, écoeurés, révoltés mais exaltés "d'être avec les mots comme des poissons dans l'eau". Ce roman donne enfin le pouvoir au langage, aux mots et à la langue éclatante et qui s'exprime, se libère. Il ne met pas en péril le sentiment de l'amitié car, après tout, un personnage le souligne : "Sans amitié, pas de confidences ni d'aveux ou de révélations, pas de critique profonde et transparente. En ce sens les amis, pour le bien qu'ils essaient de nous faire, sont aussi cruels que les ennemis qui nous souhaiteraient quelque mal.".
    En un mot comme en cent, ce roman est magnifique, tout en grâce et dénuement, et dont le point final sera : "Qui peut croire que les mots servent la vérité ? Qui sait ce qu'ils tranforment vraiment en nous ? Quel est ce pouvoir qu'on leur prête ?". (La réponse est cachée dans ce livre !)

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