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Le grand soir

Le grand soir

Auteur : François Dupeyron

Editeur : Actes Sud

Boulimique de peinture, d'alcool et femmes, Gustave Courbet est le héros colossal et fascinant de ce roman racontant avec flamboyance les dernières années de sa vie et notamment sa participation aux événements de la Commune, qui devait précipiter sa chute. Illustre et décrié, vieillissant et proscrit, Gustave Courbet croise un soir à Genève une prostituée, Mona, en qui il croit reconnaître une amante de jadis, la belle Jo - celle qui donna naissance à L'Origine du monde, l'oeuvre maîtresse de sa peinture... Mona n'est pas Jo, mais qu'importé : ivre d'amertume et de solitude, devant cette femme de hasard, le temps d'une nuit, Gustave Courbet se raconte, laisse déferler ses utopies et ses désillusions, sa colère et sa honte, son égoïsme, ses échecs, la tempête de ses passions. Car il aura mis à peindre, à jouir ou à lutter, toute la puissance de sa nature, toute la véhémence de sa révolte - lui, l'artiste libertaire, l'ami du peuple, le communard - compagnon de Proudhon, camarade de Vallès... Mona l'écoute, soudain se cabre - la Commune de Paris ? Pour l'avoir vécue, elle a beaucoup à en dire. N'y a-t-elle pas perdu son père et ses frères ?Avec une force d'évocation impressionnante, le romancier et cinéaste François Dupeyron entre de plain-pied dans la vie et le siècle de Gustave Courbet, personnage superbe et dévasté dont il célèbre, corps et âme, l'amour de l'insurrection.

7,70 €
Vendeur : Amazon
Parution :
269 pages
ISBN : 978-2-7427-7225-4
Les avis

Parce qu'il a cru reconnaître en elle l'inspiratrice de ses plus célèbres oeuvres, et parce qu'elle a fait remonter à la surface tout son passé d'illustre peintre, Gustave Courbet s'attache à Mona,une prostituée d'un bordel miteux de Genève. Pendant toute une nuit, il se confesse à elle, laissant jaillir ses souvenirs. Lui, le peintre célèbre et décrié, l'artiste vieillissant et malade, le naturaliste aux idéaux brisés, le communard exilé, le jouissif excessif, livre tout de ses utopies et de ses désillusions.
Le style particulier de François Dupeyron colle parfaitement à l'évocation du personnage Gustave Courbet, homme massif, haut en couleur,qui cache sous ses fanfaronnades une profonde sensibilité et une grande implication politique et humaine. Les lignes de ce texte, singulier et beau, révèlent une urgence de la confession, un besoin de dire, une oralité très évocatrice de l'homme excessif, imbibé,populaire et populiste, tel qu'a pu l'être cet artiste attaché aux hommes et à la terre.

Malaura

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