Espace membres
Login:
Mot de passe:
S'inscrire


Au menu
Accueil
Actualités
Actus du livre
Agenda
Dernières parutions
Vos avis
Coups de coeur
Livres les plus consultés
Magazine
Quotidien
Prix littéraires
Interviews
Extraits
Bibliographies
Vidéos
Forum
Répertoires
Sites internet
Auteurs
Editeurs
Librairies
Espace professionnel
Editeurs
Journalistes
Libraires
Webmasters
Ma bibliothèque

Rechercher un livre
Mots clés:


Coup de coeur

Histoires parallèles
Péter Nàdas
Plon


Nouvelles parutions

Nouvelles histoires sanglantes
Anthony Horowitz
Hachette Jeunesse



Ajouter à iGoogle
Afficher le livre du jour sur votre page d'accueil Google



La fourrure de la truite

La fourrure de la truite

De Paul Nizon

Editeur : Actes Sud
Parution le : 15 Avril 2008
ISBN : 978-2-7427-7426-5
EAN13 : 9782742774265
Mettre en favoris et partager

Stolp est un marginal, un sympathique bon à rien qui aime sa liberté avant tout. Ayant hérité d'un minus-cule appartement à Paris, il y pose ses bagages un peu malgré lui et, plutôt que de prendre possession des lieux, laisse Paris l'apprivoiser. A travers rues et cafés, il faut fuir l'atmosphère pesante de ce nouvel habitat, mais aussi les désespoirs latents d'un amour perdu. En chemin, il croise et recroise Carmen, esquisse avec elle les figures d'un duo éphémère. Car Stolp descend d'une lignée d'acrobates audacieux. Il veut jeter du lest. Ses pensées se délient, se libèrent, bondissent. Dans le nouveau roman de Paul Nizon, les intuitions les plus existentielles sont portées par une écriture aérienne : une voltige littéraire où l'humour entraîne le lecteur dans l'élan d'un récit qui mot à mot s'invente. Comme la vie.

  • [Poche]
  • Collection : Babel

  • Prix conseillé : 6,60 € - Prix : 6,27 €

    Acheter ce livre

    Amazon
    Acheter La fourrure de la truite

    Commentaires Amazon

    2008-09-23Note : 2/5
    Bonne pêche ?
    Tout d'abord évacuons un quiproquo possible, il s'agit d'un livre de Paul NizOn (né à Berne en 1929 mais installé à Paris) et non pas de Paul NizAn (écrivain français 1905-1940). Un livre relativement mince au format agréable, un titre énigmatique qui ouvre la porte à l'imagination, nous sommes dans le domaine de la poésie en prose, de l'onirique et de la déambulation urbaine. Le texte écrit à la première personne nous apprend que le narrateur vient d'hériter de l'appartement de sa tante défunte, dans le nord de Paris entre la Butte Montmartre et la Porte de Clignancourt. Immédiatement on devine que le héros est encombré par ce legs, comme une poule ayant trouvé un couteau. La formule est connue mais correspond bien, par sa référence aux volatiles, à notre personnage du nom de Stolp, car descendant d'une famille d'acrobates, il doit vivre libre comme l'air et l'on sent qu'il a du mal à atterrir, que son rêve est de vivre comme les hirondelles ou les martinets, qui jamais ne se posent comme il le dit lui-même. A l'étroit dans cet appartement il part dans les rues du quartier, à l'aventure, dans les cafés ou et les restaurants. Au Bar du Football il rencontrera Carmen, mais son esprit reste hanté par une lithographie exposée dans une boutique proche de son nouveau domicile représentant une femme en fourrure, dans une pose sensuelle, surnommée La Truite. Le roman est mince à la dimension de son scénario, les amateurs de romans construits sur des histoires solides, des intrigues ou des rebondissements seront déçus, ici tout est dans le style, léger voire aérien comme la vie du narrateur. C'est très beau, facile à lire mais peut-être pas à conseiller à tous, moi-même je ne suis pas trop amateur.

    « Pourquoi avoir acheté cette lithographie ? Pour l'avoir ? Ou plutôt pour ne plus l'avoir - sous les yeux, dans la vitrine ? En tout cas il n'était pas question que je l'aie près de moi. J'allais la donner à Carmen. Alors un grand abattement s'empara de mon être, au moment où, dans la pénombre de l'appartement, mes yeux tombèrent sur l'arrière-cour vide de pigeons. »



    2006-05-17Note : 4/5
    Assumer sa solitude...
    C'est âpre, c'est triste, c'est court et les dernières pages sont superbes. Un roman d'à peine 130 pages. Mais c'est d'une densité énorme. L'histoire de Stolp, un paumé dont on ne sait pas grand chose, à part que sa femme l'a plaqué, et qu'il a hérité d'un petit appartement dans le Paris 13ème suite au décès de sa tante. C'est dans ce contexte là, entre solitude et interrogations philosophiques (monologues intérieurs, réflexions sur l'amour et la liberté, essentiellement) que Stolp évolue... Au delà de l'anecdote, c'est tout un récit empreint d'un style unique, des phrases qui font mouche, des mots choisis scrupuleusement, c'est fluide, et chaque phrase transpire le vécu. Les recontres qu'il fait sont courtes, fugaces, éphémères. Les scènes de sexe ne sont pas vulgaires. Nizon laisse une part importante à la philosophie et à la poésie. "Et maintenant ? Dans un de ces espaces verts qu'on appelle ici un square, je m'assis sur un banc et regardai les enfants jouer. Ils jouaient au ballon, et une balle perdue vint justement rouler à mes pieds. Je me levai et la renvoyai. C'est si difficile de rattraper une balle, quand on tient à peine sur ses deux petites jambes. Il reste tant à apprendre ! Il y a encore tant de choses à comprendre, avant même d'aller à l'école ! C'est si difficile de se tirer de l'amour. L'amour, c'est infernal." Stolp en solitaire "paumé", qui hume son nouvel appartement, apprivoise les rues de Paris... Il s'agit d'un être qui cherche à se reconstruire, mais sur de nouvelles bases : la liberté. Les quelques rencontres qu'il va faire (Carmen, Ghislaine, Saïd) ne vont rien lui apporter ou si peu... Stolp va donc apprendre à assumer sa solitude. Seul et libre : "Et si les balayeurs n'ouvraient plus jamais l'eau ? Et si je n'étais pas assis sur mon banc pour de bon, mais seulement en imagination ? Si tout n'était que souvenir, n'était qu'une signification sommaire, bien loin de suivre une marche ? Ces enfants qui jouaient à la balle, je les voyais maintenant flous, comme de très loin. D'en haut. Tout le square échappait à ma vue, s'estompait dans une flaque rose de souvenirs. Avais-je enfin décollé ? J'ouvris la bouche d'émerveillement. Décollé ? Oh que oui".

    Donnez votre avis

    Vous devez être inscrit pour poster un avis sur ce livre. Pour vous inscrire, cliquez ici.

    © Rue des livres - Tous droits réservés  | Accueil | Contact | Partenaires |