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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Le rayon vert De Jules Verne Editeur : Syros Parution le : 14 Octobre 2004
La jeune aristocrate écossaise, Miss Helena Campbell, a été promise par ses oncles à un scientifique ennuyeux, mais elle refuse de se marier avant d'avoir vu le rayon vert, qui permet, dit-on, de ne plus avoir aucun doute dans le domaine des sentiments, du mensonge et des illusions... Partant à sa recherche d'île en île, Helena va rencontrer bien plus que cela... Réédition d'un chef d'oeuvre de Jules Verne, ce roman féministe et anti-scientifique va à l'encontre des idées reçues concernant l'auteur. |
Commentaires Amazon| 2005-08-01 | Note : 2/5 | Aventure molle, héros bavards On retient surtout de ce roman de Jules Verne un nom amusant à lire et à relire, trouvaille enveloppée de mystère, nom qui se grave dans la mémoire, celui du positiviste, du scientiste Aristobulus Ursiclos.
Mais ce personnage est là uniquement pour retarder l'observation du phénomène optique qui donne au roman son titre et à l'aventure son prétexte, et pour servir de faire-valoir (sous forme de pitre pathétique) au parfait honnête homme Olivier Sinclair. D'ailleurs, le pauvre Aristobulus Ursiclos ne fait pas beaucoup d'usage, puisqu'il se voit évincé de la dernière partie de l'intrigue... Il est vrai que le roman est charpenté comme un brontosaure.
Certains chapitres font sa part au comique involontaire, tant les protagonistes (oui : nos charmants héros Olivier Sinclair et Miss Campbell eux-mêmes !) y rivalisent de grandiloquence et de pédantisme. Il en est ainsi du chapitre XIII, intitulé « Les magnificences de la mer », qui nous suggère qu'Aristobulus Ursiclos n'est pas l'antithèse d'Olivier Sinclair mais son double.
À quel excès se porte, en Jules Verne, le zèle de la pédagogie ! (Ce chapitre ne serait-il pas l'une des sources de l'invocation au « Vieil Océan » qu'on trouve dans les Chants de Maldoror ?...)
Dans le même ordre d'idées, on relira avec profit, dans Un Capitaine de quinze ans (1878), roman nettement plus réussi du même auteur, un chapitre tout aussi amusant que ces « Magnificences de la mer » : celui où nous est proposée, avec l'aplomb imperturbable du vulgarisateur scientifique le plus sûr de soi, la description de la « combustion spontanée » d'un être humain arrivé au dernier stade de l'alcoolisme... Notez que Zola nous sert le même potage dans Le Docteur Pascal.
Je tiens à ajouter que la lecture de cette farce vernienne qu'est Le Rayon vert est fortement recommandée aux amateurs de cette exceptionnelle bande dessinée des années 1980, actuellement épuisée, qui s'intitulait aussi Le Rayon vert et qui fut le premier album de Frédéric Boilet : un étonnant récit baignant dans une atmosphère de roman gothique, qui nous transportait alternativement dans l'observatoire du pic du Midi et dans la cathédrale de Strasbourg, sur les pas d'un jeune homme au cerveau légèrement dérangé.
| | 2005-04-13 | Note : 2/5 | Un autre Jules Vernes ... Jules Verne nous décrit là un roman d'amour, un peu plat certes, qui est néanmoins dénué de suspense pour ne pas dire d'intérêt. L'auteur se complaît à décrire dans ses moindres détails cette charmante Ecosse qu'il a dû visité autrefois, avec ses villes, ses îles et îlots. Il faut avouer qu'il le fait avec brio relativement à l'époque dans lequel il vivait. Ses références ou allusions à Walter Scott sont nombreuses. Il ajoute à son scénario quelques pointes d'humour, d'ironie ou de grotesque pour susciter le rebondissement du lecteur ; mais il faut avouer que l'on s'ennuit au cours de cette romance où la poésie, la rêverie, l'amour tentent de percer sans nous émeuvoir. Le récit s'achève idéalement comme tout bon roman d'amour : il aura eu l'occasion de prouver une autre facette de l'auteur, un revers que l'on ne connaissait pas de lui et qui nous écarte beaucoup de ses objectifs majeurs.
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