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La chevauchée anonyme : Ni l'un ni l'autre (1939-1941) ; In Memoriam ; Une attitude internationaliste devant la guerre
De Louis Mercier-Vega, Marianne Enckell
Editeur : Agone
Parution le : 1 Février 2006

Marseille, septembre 1939. Les organisations étaient bloquées, vidées de leur contenu par la mobilisation, paralysées par la surveillance policière. L'action collective, les mouvements, les groupes de quartier ou d'usine, les publications, tout cela était effacé. Les dimensions du combat s'étaient brusquement réduites. Tout militant misait sa liberté dans l'immédiat, plus d'un jouait sa peau à échéance. Il ne restait que des individus, acculés, traqués, réduits à leur maigre capital de relations, à leur poignée de monnaie dans la poche et à leur costume encore acceptable. La France était une trappe dans une plus grande trappe européenne en train de se refermer. Mario était ancré dans un petit hôtel-restaurant du Vieux-Port. Mario, c'était la solidité, le calme, la poignée de main ferme, la conviction agissante. La certitude que la situation était désespérée, qu'elle ne pouvait qu'empirer, et une volonté constante de tenir. - Partons, lui dit Parrain. La guerre va s'étendre rapidement. A la manière d'un roman, La Chevauchée anonyme évoque les destinées aventureuses de ces " révolutionnaires du troisième camp ", qui, envers et contre tout, tentèrent de maintenir vivante l'espérance d'un monde meilleur dans une période " où l'on ne pouvait rien, sauf ne pas perdre la tête ".

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