|
Fiche livre | | |
 |
 Cliquez pour agrandir | Ils s'en allaient faire des enfants ailleurs De Marie-Ange Guillaume Editeur : Editions du Panama Parution le : 7 Septembre 2006
Une nuit d'insomnie, la narratrice commence à compter ses amants, ceux d'une nuit et les autres, tous ceux qui l'ont aimée à leur manière et s'en sont allés faire des enfants ailleurs. Mot à mot, elle cherche la trace de leur passage, le restitue à travers l'esquisse d'un visage ou d'un geste, le plaisir, la douleur, le rire. Autant de détails anodins qui tissent en filigrane le portrait d'une femme qui a aimé et a été aimée, et porte aujourd'hui sur les fantômes du passé un regard serein et amusé.
Préface de Daniel Mermet. |
Commentaires Amazon| 2006-09-26 | Note : 5/5 | Magnifique Vous aimez Anna Gavalda, Marie Ange Guillaume c'est mieux, mieux écrit, mieux senti, mieux vécu, plus intense. L'auteur croque les hommes de sa vie, les multiples histoires d'amour, qu'elles durent une heure ou un an. C'est beau et c'est surtout une magnifique leçon de liberté dans un monde asseptisé: pour vivre, il faut risquer, tenter...
| | 2006-09-13 | Note : 3/5 | Diaporama de conquêtes masculines La narratrice a une façon bien à elle de décrire la débandade des hommes de sa vie : "ils s'en allaient faire des enfants ailleurs". Ainsi soit-il ! Depuis sa petite enfance, cette jeune femme avoue un appétit d'ogresse pour les amourettes, cela lui a pris très jeune, pendant l'été, à la colo. Et son parcours n'a jamais cessé d'être parsemé de rencontres, d'envies d'y croire, de culbutades d'un soir, de tromperies et autres illusions sentimentales. Les hommes, c'est simple, n'ont jamais cessé d'être cette engeance indispensable dans son existence ordinaire, mais fuyante, lâche et fielleuse. "Les hommes avaient l'air vivants, forts, taillés dans une matière crédible (...) Ils m'aimaient à leur manière, ils en avaient les larmes aux yeux, mais ils ne pouvaient rien pour moi". Déjà la figure du père est égratignée, quel est-il cet homme qui part un matin avec la boulangère, en laissant ses livres et ses Mozart ?... Tous les mêmes, finalement.
En bref, le tableau de chasse de cette croqueuse d'hommes est impressionnant. Le livre est un court condensé de ses expériences en 110 pages, sur des chapitres filiformes et elliptiques. Cette boulimie d'aventures donne le tournis, mais c'est la conclusion de cette série qui fournit une tentative d'explication et clame l'indulgence. Cette jeune femme, donc, est une victime, une forcenée de l'amour, ni plus ni moins naïve : "je regarde cette agitée, cette affamée, avec toute l'affection qu'elle mérite. Elle m'amuse. Et c'est un peu grâce à elle, si je suis heureuse. Elle m'a fabriqué des souvenirs. Vu de loin, tout en vrac, il n'y a pas que du grandiose, mais l'essentiel y est, entre les lignes, entre les nuits : un bruit sourd, fragile et obstiné, comme un battement de coeur dans ta poitrine". Drôle et cocasse, ludique et coquine, cette narratrice a finalement su s'en tirer par une belle révérence. Et puis, si l'on revient à la dédicace du roman, elle l'a trouvé son amour : l'homme de la page 70 !
|
Donnez votre avis  Acheter ce livre| Acheter en ligne | Acheter chez votre libraire | Amazon
 | Indiquez votre code postal pour trouver les librairies près de chez vous |
|