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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | La méthode Mila De Lydie Salvayre Editeur : Points Parution le : 1 Septembre 2006
A quoi sert le Discours de la méthode devant la tristesse qu'éveille la mort annoncée d'un parent ? Que valent les pensées les plus distinguées, les spéculations les plus audacieuses, si elles demeurent éloignées de la vie ordinaire des hommes ? Telles sont les questions que le narrateur, en charge d'une mère dont le corps et l'esprit peu à peu se dégradent, pose directement à René Descartes, enjambant d'une seule foulée les quatre siècles qui le séparent du grand homme. Ne trouvant nul secours dans les traités du philosophe qu'il apostrophe et morigène, ne sachant se défendre de l'angoisse que lui inspire le vieillissement maternel, il finit par consulter, non sans défiance, l'extravagante et très peu cartésienne Mila. C'est elle qui, par des voies que nous ne dirons pas, saura l'initier à l'amour (ce jeu où l'on perd quand on gagne), lui transmettre son goût des fables (qui disent la vérité illogique et furtive des choses) et l'amener à s'orienter dans le brouillard sans trop le craindre. | [Poche]
Commentaires Amazon| 2007-01-16 | Note : 3/5 | L'âme de l'homme est violente L'érudition de Fausto, le narrateur, en matière de philosophie ne le rend pas philosophe pour autant. Ce serait effectivement sans tenir compte de ses propres affects. Et dans ce roman, le narrateur est bel et bien submergé par ses sentiments. Il voudrait pourtant en être dépourvu selon la méthode cartésienne dont il s'est si bien imprégné dans un but redempteur. Mais son quotidien le ramène à une réalité devenue invivable et le conduit ainsi à remettre littéralement en cause ce cartésianisme avec verve et harangue jubilatoires pour nous, lecteurs.
Dans ses dédales avec sa mère souffrante, dans cette forme d'exaspération où il lui est impossible de se consacrer entièrement à la pensée cartésienne, il va s'en remettre à une méthode tout-à-fait antagoniste, celle de l'excentrique voyante, Madame Mila.
Sur fond de sarcasmes caustiques et décapants qu'il adresse directement à Descartes pour lui signifier les failles de sa méthode, le narrateur retrouve petit à petit, grâce à Mila, la magie du rire, de la vie en société, des petits plaisirs simples et des sentiments.
Autant je me suis régalée avec la première partie ironique, virulente et délirante, autant je me suis plutôt languie dans la seconde qui semblait vainement chercher un souffle. À l'image de la personnalité de Mila, cette dernière partie m'a paru assez embrouillée et je me demande à présent s'il ne s'agit pas de l'effet escompté par l'auteur par opposition nette et volontaire à la méthode cartésienne... Peut-être, mais je n'ai pas été tout à fait convaincue.
| | 2006-10-14 | Note : 4/5 | Un crédo? Un acte de foi? Ce livre est le troisième de l'auteure que j'ai lu: un chance, parce que si ç'avait été le premier, je n'aurais pas été loin du commentaire de "victorzano" du 4 novembre 2005 (cf. l'édition originale).
Effectivement l'action prend une place restreinte par rapport au véritable plaidoyer contre ce pauvre Descartes. Et je ne suis pas sûr que beaucoup de lectrices et lecteurs puissent apprécier cet acharnement contre René (Descartes) en connaissance de cause suffisante, ce qui confère au livre une touche d'élitisme, rend alors la méthode de Mila plutôt sentimentale, et me conduit à désigner la lettre du dernier chapitre de "crédo".
Pour ma part, j'ai vivement apprécié la mise en lambeaux d'une de mes passions d'adolescent (Descartes et son Discours), et aussi la méthode qu'y met Lydie Salvayre - la méthode Salvayre, donc... et j'ai ajouté un quatrième livre de l'auteure à mes z'envies cadeaux.
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